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Mon Cinéma à Moi

Mon Cinéma à Moi, ce sont les films, les acteurs, actrices et réalisateurs que j'aime. Mon but : faire découvrir ou redécouvrir un cinéma d'une autre époque qui a contribué à ce qu'il est devenu aujourd'hui.

KNOCK ON ANY DOOR (Les Ruelles du malheur) – Nicholas Ray (1949)

L’avocat Andrew Morton choisit de défendre l’affaire de Nick Romano, un jeune homme dérangé des quartiers pauvres sans doute car il s’en sent proche, ayant lui-même vécu là bas. Nick est accusé d’avoir tué un policier et son avocat est persuadé de son innocence. Knock on Any Door est le deuxième film de Nicholas Ray, sorti en 1949, le scénario est adapté du roman de Willard Motley.

WORLD FOR RANSOM (Alerte à Singapour) – Robert Aldrich (1954)

Un ancien GI, travaillant comme détective privé à Singapour est engagé par la femme d’un ami pour enquêter sur son mari. Ce dernier est impliqué avec un groupe de trafiquants dans le kidnapping d’un physicien renommé. Film noir merveilleusement discret qui parodie tous les films d’espionnage et d’aventure à gros budget et rend un meilleur travail pour aller au fond des choses de ce genre.

JAMES DEAN

Trois grands films avaient suffi à faire de James Dean l’interprète inspiré des angoisses et des inquiétudes de la jeunesse américaine. Guidé par un instinct tragique et capricieux, son talent n’a jamais été égalé. Sa mort brutale l’a fait entrer dans la mythologie du septième art.

GENE TIERNEY

Les cinéphiles n’ont pas oublié la créatrice de Laura et de Lucy Muir, « l’étrange fascination se dégageant de son visage, cette allure à la fois meurtrie et mystérieuse, déchirée et distante » ( Bertrand Tavernier). Au Pan­théon du septième art, Gene Tierney a sa place inscrite et personne ne peut pré­tendre la lui disputer.

SLIGHTLY SCARLET (Deux rouquines dans la bagarre) – Allan Dwan (1956)

Dernier des sept films en couleurs photographiés par AIton et réalisés par Dwan pour le producteur Benedict Bogeaus, ce drame psychologique et policier est une fulgurante et lyrique composition qui permet au génial chef opérateur de Silver Lode et de Tennessee’s Partner de créer, grâce aux couleurs, un univers baroque fascinant. À ce titre, Slightly Searlet est certainement, avec Party Girl, Leave Her to Heaven et Niagara, le plus beau des « films noirs » en couleurs.

DU CÔTÉ DE CHEZ ALLAN DWAN

En 1981, mourait un vieux cinéaste américain, quasi-centenaire (il avait exactement quatre-vingt-seize ans) et à peu près oublié de tous : Allan Dwan. Sa carrière, une des plus fécondes et une des plus longues de l’histoire du cinéma américain, coïncidait avec l’histoire de Hollywood, et commençait même avant elle.

TO BE OR NOT TO BE – Ernst Lubitsch (1942)

Avant d’être une charge antinazie, ce chef-d’œuvre d’intelligence est une variation hilarante sur « Être ou ne pas être… ». Telle est la question dès le début, où Hitler se balade, seul, dans les rues de Varsovie en 1939, au milieu des passants ébahis. Hitler ? Non, un ­acteur de second plan qui teste la crédibilité de son personnage ! Dans ce Lubitsch, où une troupe de comédiens va aider un résistant à déjouer un plan des nazis, tout repose, plus que jamais, sur les apparences trompeuses.