L’ASSASSIN HABITE AU 21 – Henri-Georges Clouzot (1942)

Le succès du film Le Dernier des six, réalisé par Georges Lacombe sur un scénario de Henri-Georges Clouzot, incite Alfred Greven, le directeur de la Continental-Films,  à produire une suite aux aventures policières du commissaire Wens et de sa compagne Mila-Malou. Greven accepte d’en confier la réalisation à Clouzot, son chef scénariste. Les risques commerciaux…

1940-1945 : Un essor surprenant

Sous l’Occupation, le cinéma français, qui connait un surprenant essor, recueille quelques-uns de ses plus grands triomphes, et voit apparaitre une nouvelle génération d’auteurs de talent. En dépit des contraintes idéologiques et économiques et de la tutelle vigilante de la censure – et après une année 1941 plutôt hésitante – le cinéma français va connaître…

Le cinéma des années « Pompidou »

A l’instar des institutions et des mentalités, le cinéma français n’a pas échappé à l’influence de Mai 68. Les années qui suivirent ce printemps historique furent, dans ce domaine, celles d’une irrésistible évolution vers la permissivité. La période qui s’étend de 1969 à 1974 forme une période historique assez homogène, celle qu’un critique français, Jean-Pierre…

MIQUETTE ET SA MÈRE – Henri-Georges Clouzot (1950)

Henri-Georges Clouzot ne compte que quatre films à son actif, mais il fait déjà partie de l’élite des réalisateurs français. L’Assassin habite au 21 a été un grand succès public ; Le Corbeau bien que controversé  et Quai des orfèvres méritent le qualificatif de chefs-d’œuvre. Pour de nombreux exégètes de Clouzot, Miquette et sa mère…

LES INCONNUS DANS LA MAISON – Henri Decoin (1942)

Le film Premier Rendez-vous de Decoin se situe encore dans les années heureuses, et son irruption sur les écrans français, à la fin de l’été 1941, a des allures de nostalgie. Les Inconnus dans la maison est d’une autre ambition. C’est un film « de guerre », comme c’est un roman d’avant-guerre : Simenon l’écrit en janvier…

Le cinéma des années 50 : en attendant Godard

A la veille de la nouvelle vague, le cinéma français se complaît dans un académisme suranné. Mais l’honneur du septième art est sauvé par de grands auteurs indépendants comme Renoir, Bresson, Ophüls ou Tati. Par rapport aux autres pays d’Europe, l’industrie Cinématographique française des années 50 jouit indiscutablement d’une situation privilégiée. Tant en quantité qu’en…

LES DIABOLIQUES – Henri Georges Clouzot (1955)

Michel Delasalle est un tyran. Il dirige son épouse, sa maîtresse et son pensionnat pour garçons avec la même poigne de fer. Liées par une étrange amitié, les deux femmes se serrent les coudes. A coups d’images blanches comme des lames de couteaux, Henri-Georges Clouzot triture les miettes d’une histoire d’amour déchue. Impossible de comprendre…

LE CORBEAU – Henri Georges Clouzot (1943)

Il pleut des lettres anonymes sur Saint-Robin, « un petit village ici ou ailleurs », et, comme l’annonce le narquois Dr Vorzet : « Quand ces saloperies se déclarent, in ne sait pas où elles s’arrêtent… » Tourné en 1943 à la Continental, dirigée par l’occupant allemand, ce deuxième film de Clouzot fut honni de tous. Cette foire délétère à…

QUAI DES ORFÈVRES – Henri-Georges Clouzot (1947)

« Rien n’est sale quand on s’aime », fera dire Clouzot à l’un de ses personnages dans Manon. Dans Quai des orfèvres, déjà, tout poisse, s’encrasse, sauf l’amour, qu’il soit filial, conjugal ou… lesbien. En effet, il n’y a pas que Brignon, le vieux cochon, qui est assassiné dans ce chef-d’œuvre. Pendant qu’on s’interroge sur l’identité du…

Henri-Georges Clouzot

Il existe à trente kilomètres de Nîmes un étrange cimetière…Sur les tombes, on peut y lire des noms aux consonances bizarres : des Gonzalès, des Ascinion, des Vargas… Sous ces dalles reposent des cadavres fantômes. Ce cimetière est le dernier vestige d’un tournage qui eut lieu à cet endroit en 1950 et 1951. Un tournage…

MANON – Henri-Georges Clouzot (1949)

« Quand l’idée de Manon s’est imposée, c’est que je cherchais une histoire sur les jeunes dans la guerre et dans l’après-guerre. C’est qu’en même temps j’avais sur le cœur certains tableaux de la Libération, c’est que l’asymétrie de l’amour de Desgrieux (Michel Auclair) à Manon (Cécile Aubry) correspondait à mes tiraillements avec Suzy (Delair),…

RETOUR A LA VIE – Cayatte, Lampin, Clouzot, Dréville (1949)

Tourné à la fin de l’année 1948, Le Retour à la vie est une authentique curiosité, une œuvre unique dans le cinéma français de l’après-guerre et qui a d’ailleurs suscité l’intérêt de plusieurs historiens attachés à l’étude de la représentation de la guerre et de ses séquelles au cinéma. Le Retour à la vie est…