Catégorie : Les Actrices et Acteurs

HOMMAGE À MARILYN MONROE

Le 06 août 1962, Marilyn Monroe disparaissait à l’âge de 36 ans. 60 ans après, la star fascine toujours et reste toujours une figure emblématique. Certains aspects indûment médiatisés de la vie Marilyn, tels que l’image de « blonde stupide » et le mystère entourant sa mort, ont souvent éclipsé d’autres aspects de l’héritage laissé. Elle est plus que jamais restée une icône. Durant tout le mois d’août, Mon cinéma à moi lui a rendu hommage à travers de nouvelles publications dont une sur son dernier long-métrage de John Huston sorti en 1961, The Misfits, que certains qualifient de film maudit, et une sur un film noir réalisé par Fritz Lang en 1952, Clash by night. Séance de rattrapage…

KIM NOVAK

Promue par Harry Cohn parce que Darryl F. Zanuck ne voulait pas lui prêter Marilyn Monroe ! Même si l’essentiel de sa carrière se déroula après 1955, Kim Novak est l’une des dernières « créatures » de l’ancien système des studios. Comme Rita Hayworth, elle fut persécutée par Harry Cohn, qui mobilisa le syndicat du crime pour faire cesser son idylle effrontée avec le génie noir Sammy Davis Jr.! Ses rôles dans Picnic (J955) et Vertigo (Sueurs froides, 1958) ont fait rêver des générations de cinéphiles. Pourtant ni Joshua Logan, réalisateur du premier, ni Alfred Hitchcock. metteur en scène du second, ne voulaient d’elle. La manière dont la beauté froide de Kim Novak vibre devant la caméra reste probablement un mystère même pour les cinéastes ! Mais se sentir mal aimée è Hollywood lui retira bien vite sa joie de vivre et elle subit toujours avec réticence les contraintes liées à son métier, au point qu’elle finit par lui tourner le dos en 1991, à l’âge de 58 ans.

[annonce] CONFÉRENCE SUR MIREILLE BALIN A MONTMARTRE PAR LOÏC GAUTELIER

Nous avons besoin de vous ! Le 12 mai (à 18h00) arrive à grands pas, date de la conférence sur Mireille Balin à Paris (Montmartre) par Loïc Gautelier. A ce jour, 4 personnes sont inscrites et il en faut un minimum de 20 pour maintenir l’évènement. Cette conférence permettra à certain(e)s d’entre vous de découvrir ou de redécouvrir cette vedette du Cinéma Français injustement oubliée et de pouvoir donner et partager leurs avis sur cette actrice lors de l’échange. Des documents inédits seront présentés, alors venez nombreux(euses) !

MARILYN MONROE : UNE JOURNÉE AVEC LA STAR

Il est évidemment difficile d’établir une journée type de Marilyn Monroe. Sa vie est en effet celle d’une artiste hors du commun, et d’une femme ne pouvant supporter la routine… Pourtant, on peut retrouver certaines constantes de comportement dans sa vie quotidienne. Marilyn, sitôt libérée des tournages, se retrouve face à ses préoccupations personnelles et reprend le cours d’une vie plus normale, même si certains de ses proches assurent que la vie normale ne fut jamais chez elle qu’un rêve ! Elle a cependant quelques habitudes, des goûts et des hobbies auxquels elle s’adonne avec enthousiasme et simplicité.

JOHN GARFIELD

Il existe aujourd’hui une légende de John Garfield, et, comme toutes les légendes, celle-ci contient une bonne part de réalité. Personne n’illustra mieux l’approche « naturaliste » que John Garfield. Les metteurs en scène et les caméraman sont régulièrement glorifiés pour avoir créé l’âme du noir, mais ce fut Garfield qui, plus que tout autre, donna aux premiers noirs leur visage et la tonalité rebelle de leurs voix.

CAROLE LOMBARD, LA FÉE FOUDROYÉE

Elle était merveilleuse, mais si l’on se souvient d’elle, c’est moins pour sa beauté que pour son intelligence. Reine de la « screwball comedy », elle a prouvé, au cours de sa brève mais fulgurante carrière, qu’elle était une très grande comédienne. Entre 1929 et 1942, année où elle trouva la mort dans un tragique accident d’avion, elle joua dans environ 40 films, très différents entre eux quant au genre et à la qualité. Dans le firmament hollywoodien, elle s’affirma comme la reine de la « screwball comedy », c’est-à-dire des comédies américaines brillantes et un peu folles, qui s’oppose à la comédie sophistiquée par son ton joyeux et humoristique.

IDA LUPINO

Découverte par Allan Dwan, Ida Lupino n’a pas seulement été l’interprète ardente et farouche de grands films policiers signés Raoul Walsh ou Fritz Lang. Elle s’est également révélée comme l’un des metteurs en scène les plus originaux de l’après-guerre.

HUMPHREY BOGART : INSOLENT ET ROMANTIQUE

Humphrey Bogart naquit à New York le 23 janvier 1899. Son père, le docteur Belmont De Forest Bogart, était un des chirurgiens les plus renommés de la ville. Sa mère, Maud Humphrey, travaillait comme illustratrice pour des magazines. Après avoir fait ses études à la Trinity School, Bogart s’inscrit à la Philipps Academy d’Andover (Massachusetts) et prépare Yale. Expulsé pour mauvaise conduite, il s’engage en 1918 dans la marine, où il sert durant quelques mois. De retour à la vie civile, il entre au service du producteur de théâtre William A. Brady qui l’encourage à tenter une carrière d’acteur. Ses premières apparitions sont peu probantes, mais Bogart persiste et apprend progressivement à maîtriser son jeu. De 1923 à 1929, distribué le plus souvent dans des rôles de jeune premier chic et nonchalant, il travaille notamment sous la direction de John Cromwell (qui, en 1947, le dirigera dans Dead Reckoning – En marge de l’enquête), David Belasco et Guthrie McClintic.

CYD CHARISSE

Avare de compliments pour Ginger Rogers, Fred Astaire idolâtrait Cyd Charisse, qui partageait sa technique éblouissante et son élégance suprême. Quelques pas et une jupe fendue lui suffisaient pour créer une image obsédante de femme fatale. Il serait injuste de dire qu’elle n’était pas bonne actrice, mais une partie de sa magie semblait s’évanouir lorsque la musique s’arrêtait, peut-être parce que personne ne croyait à elle autrement qu’en danseuse aux longues jambes et aux déhanchements souverains. Pourtant, Nicholas Ray et Vincente Minnelli redécouvrirent tardivement des qualités dramatiques qu’elle avait laissé entrevoir dans quelques films de jeunesse.

CARY GRANT

Sous des dehors volontiers fantasques, mais toujours éminemment distingué, Cary Grant masquait une humanité dont quelques cinéastes particulièrement avisés surent tirer le meilleur parti. Son légendaire sourire et son extraordinaire aisance corporelle, qu’il tenait d’une solide pratique de l’acrobatie et du music-hall, l’avaient naturellement orienté vers la comédie, où il fut tout simplement éblouissant. Mais quelques œuvres plus graves, malheureusement trop rares, ont également prouvé qu’il était capable de profondeur. Quoi qu’il en soit, sa carrière fut des plus heureuses puisqu’il eut la chance de jouer sous la direction de metteurs en scène aussi talentueux que Leo McCarey et George Cukor, Howard Hawks et Alfred Hitchcock, Blake Edwards et Stanley Donen. De 1932 à 1966, sa filmographie compte un nombre vraiment impressionnant de films de qualité, dont certains sont d’authentiques chefs-d’œuvre.

JUDY GARLAND

Judy Garland à l’instar d’un James Dean ou d’une Marilyn Monroe, est entrée trop tôt dans la légende du cinéma. Personnalité fragile et dépressive, elle n a pas pu surmonter les profondes crises qui entraînèrent sa fin prématurée. Par sa carrière exceptionnelle commencée dès sa plus tendre enfance aussi bien que par sa mort précoce, à quarante-sept ans à peine, Judy Garland est devenue un mythe du monde du spectacle. Perfectionniste et tourmentée, elle fut la victime de son propre succès, payant de sa santé et, pour finir, de sa vie l’adulation qu’elle suscita. Sans la moindre pitié. elle fut, toute sa vie durant, jetée en pâture au public avide de tout savoir sur elle.