Jean Cocteau décrivait Marlene Dietrich comme une chimère douce-amère, moderne et fascinante, dont le nom commence par une caresse et finit par un coup de cravache. L’actrice, à la fois fatale et androgyne, a constamment réinventé son image. Sa transformation débute en 1929 avec sa rencontre avec Josef von Sternberg, qui la mène de Berlin à Hollywood, où elle devient inoubliable dans le rôle de Lola-Lola dans « L’Ange bleu ». En sept films, Sternberg crée le mythe Dietrich, utilisant un éclairage zénithal spécifique pour sublimer ses traits anguleux d’une aura sensuelle et mystique. Cependant, Marlene Dietrich ne se limite pas à être une muse ; elle brille également seule, comme en témoignent ses prestations éclatantes pour d’autres réalisateurs.