HARRY BAUR : DE SHAKESPEARE À SIMENON

Entre 1930 et 1940, Harry Baur fut sans doute, avec Raimu, le plus grand acteur du cinéma français. Avant le parlant, on ne le vit guère au cinéma. Par contre, il fut très vite, après ses débuts chez Antoine, une grande vedette des scènes parisiennes, où nombreuses furent ses créations mémorables.

LANA TURNER

Sept maris, un père bootlegger assassiné en pleine rue, un amant gangster poignardé par sa propre fille Cheryl : la vie de Lana Turner n’a pas été de tout repos ! Mais ce magnifique symbole du sex-appeal hollywoodien a su révéler une troublante sensibilité sous l’écorce soigneusement entretenue du glamour.

JEAN GABIN 

S’il est un acteur dont le nom est à jamais associé au cinéma de l’entre-deux-guerres, aux chefs-d’œuvre du réalisme poétique, c’est bien Jean Gabin. Après la guerre, il connait tout d’abord une période creuse en termes de succès, puis, à partir de 1954, il devient un « pacha » incarnant la plupart du temps des rôles de truands ou de policiers, toujours avec la même droiture jusqu’à la fin des années 1970. 

MARILYN MONROE : LA STAR ET L’ÉCRIVAIN

Plus encore que son mariage avec Joe Di Maggio, l’histoire d’amour entre Marilyn et Arthur Miller passionna les foules du monde entier. L’union de la star du glamour hollywoodien et de l’austère dramaturge new-yorkais avait tout d’un conte de fées moderne…

FRANK SINATRA

Frappé d’ostracisme par Hollywood et les sociétés de disques, abandonné même par ses agents, Sinatra, dans le début des années 50, faillit bien être mis aux oubliettes du monde du spectacle. Il ne fallut qu’un film, et un Oscar, pour le conduire au sommet de la gloire.  

AVA GARDNER de la réalité au mythe

Ava… Ce beau prénom, qu’un romancier cinéphile, Pierre-Jean Rémy, a donné comme titre à un livre où il reconnaissait, par mille ruses, l’avoir emprunté à la vedette de Pandora, ce prénom qui n’appartient qu’à elle semblait fait, depuis toujours, pour être celui d’une star, tout comme ceux de Greta, MarIene, Ingrid, Rita, Marilyn ou Audrey. Et de la star, Ava Gardner a, en effet, tous les attributs : beauté sans pareille, amours tapageuses et malheureuses et surtout l’aura magique, moitié physique, moitié morale qui constitue ce qu’on appelle, depuis Delluc, la photogénie, et dont s’alimentent les rêves bizarres des cinéphiles.

ELLES CRÈVENT L’ÉCRAN 

Après les vamps des années 30 et les beautés fatales des années 40, la décennie suivante voit le triomphe des actrices dotées de généreuses mensurations ; mais leur vogue sera, pour nombre d’entre elles, éphémère.

MIREILLE BALIN, ou vous avez aimé cette femme… (par Pierre Philippe)

Comment parler de ce visage, de ce corps ? les mots ne viennent pas, et s’ils viennent, on les refuse, d’instinct. Et si l’on va plus loin, si l’on pense qu’après tout, toute leçon est bonne à prendre, toute horreur porte sa part d’édification, on résiste à l’angoisse, on analyse. Qu’est-il arrivé à notre vamp frémissante, après que nous l’ayons laissée, ou détour de quelque film, assurément seule, parée de satin clair et de fourrure blanche ? Elle dit, la maladie, et il faut la croire. Mais la maladie ne détruit pas seule, de cette façon, un être humain « beau, riche, célèbre, heureux »…
Article rédigé par Pierre Philippe lors sa rencontre avec Mireille Balin en 1961, publié dans la revue Cinéma 61.

LE DUO GABIN-VENTURA

En 1954, le héros de Touchez pas au grisbi fait la connaissance d’un jeune catcheur, sans savoir qu’il deviendra son « parrain de cinéma ». Partenaires dans six films, Jean Gabin et Lino Ventura connaîtront pendant vingt ans une amitié indéfectible.

GRACE KELLY ou l’anti-Marilyn 

En même temps que, grâce à l’assouplissement de la censure, déferlait sur les écrans la première vague, encore assez timide, d’érotisme, de scandale et de laisser-aller, en même temps que ce relâchement nouveau s’incarnait dans un certain nombre d’actrices provocantes, dont Marilyn Monroe fut le type achevé, et Jayne Mansfield la caricature, Hollywood sécrétait également leur parfait antidote sous les traits de Grace Kelly.

VISAGES FAMILIERS DU CINÉMA FRANÇAIS (partie 2)

Simone Signoret fut une des premières jeunes actrices à s’imposer comme vedette au lendemain de la Libération. Figurante et secrétaire du journaliste Jean Luchaire sous l’Occupation elle décrocha quelques petits rôles, avant d’être lancée par les films d’Yves Allégret, son premier mari, Les Démons de l’aube (1945) et surtout Dédée d’Anvers (1947) qui fit d’elle une grande vedette, dans un rôle pourtant assez conventionnel de fille de maison close, emploi qu’elle tint plusieurs fois dans sa carrière.

JEAN HARLOW

Jean, aidée par sa bonne nature et confiante en son succès retrouvé, tint tête facilement, cette fois, aux menaces des puritains et des ligues féminines. Elle se remaria avec Paul Bern, un homme très différent d’elle, aussi calme et renfermé qu’elle était expansive et débordante de vitalité. Mais le malheur semblait s’attacher aux pas de Jean : deux mois seulement après les noces, Bern se suicida.

ARLETTY : LE CHARME ET LA GOUAILLE

Dans le rôle de Garance, Arletty livre en effet une prestation éblouissante qui contribue, avec la mise en scène de Carné, le scénario de Prévert et l’interprétation de ses partenaires Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur, à faire des Enfants du paradis le film le plus mythique du cinéma français.