BLANCHETTE BRUNOY
À l’écart des femmes fatales des années 1930, Blanchette Brunoy s’impose par un naturel lumineux qui séduit aussi bien Renoir que Becker ou Cayatte. Révélée en 1937 par Claudine à l’école, elle devient l’une des jeunes premières les plus marquantes de sa génération. Ingénue sans mièvrerie, elle incarne une jeunesse franche, souvent prête au sacrifice, de La Bête humaine à Goupi mains rouges. Sa carrière traverse l’avant‑guerre, l’Occupation et l’après‑guerre avec une constance discrète mais solide. Le théâtre puis la télévision prolongent ensuite son parcours, avant un retour tardif au cinéma dans les années 1980.

