HOME FROM THE HILL – Vincente Minnelli (1960)

Adapté d’un roman de William Humphrey, auquel a été rajouté le personnage essentiel du fils illégitime, Home from the hill (Celui par qui le scandale arrive) fait penser au résumé que donnait  William Faulkner d’un de ses livres préférés, « Absalon, Absalon » : « C’est l’histoire d’un homme qui voulait des fils. Il en eut un de trop et il fut détruit. »

SOMEWHERE IN THE NIGHT – Joseph L. Mankiewicz (1946)

Réalisé par Joseph L. Mankiewicz, Somewhere in The Night (Quelque part dans la nuit, 1946) place la figure du détective privé dans le dispositif des films sur les amnésiques. Sa forme repose sur les transcriptions visuelles de l’angoisse d’un homme sans mémoire qui cherche l’individu susceptible de l’éclairer sur son passé, puis découvre avec stupeur que celui qu’il veut retrouver n’est autre que lui-même. Et qu’il est un détective privé qu’on soupçonne de vol et d’assassinat.

THE RECKLESS MOMENT – Max Ophüls (1949) 

Réalisé entre Caught et La Ronde, The Reckless moment (Les Désemparés) est le dernier film de Max Ophuls tourné à Hollywood. Véritable joyau du film Noir porté par un souffle romanesque  caractéristique de l’univers du cinéaste, The Reckless moment peint une nouvelle fois le portrait d’une femme déchirée par sa conscience et victime de son rang social. Subliment photographié par Burnett Guffey (Birdman of Alcatraz) et subtilement mis en musique par Hans Salter (Bend of the River), cette oeuvre marque aussi la rencontre de deux acteurs d’exception ; James Mason (Five Fingers) et Joan Bennett (The Woman in the window, Scarlett Street) 

PAL JOEY – George Sidney (1957)

Sortie en 1957, Pal Joey musicale de George Sidney bénéficie de la présence de trois grandes stars (Rita Hayworth – Frank Sinatra – Kim Novak), ainsi que d’une bande originale entièrement signée Richard Rodgers et Lorenz Hart. 

GILDA – Charles Vidor (1946)

Si Gilda devient l’un des plus grands succès de l’année 1946 et entrera dans la mémoire collective des cinéphiles comme un classique du film Noir, il le doit à l’érotisme intense de son actrice principale. Rita Hayworth, ou plus exactement au strip-tease légendaire qui fit tourner la tête de Glenn Ford et d’un grand nombre…

A STAR IS BORN – George Cukor – 1954

Avec son titre repris régulièrement par la presse pour saluer l’avènement de la moindre vedette, A Star is born (Une Etoile est née) fait assurément partie des films les plus importants de l’histoire du cinéma américain. Il fut pourtant boudé à sa sortie, souffrant avant tout d’un montage tronqué par les exécutifs de la Warner, qui voulaient réduire…

AN AMERICAN IN PARIS – Vincente Minnelli (1951)

Paris d’opérette, chansons de Gershwin et danse sur les bords de Seine : Un Américain à Paris joue résolument la carte de la légèreté. C’est pourquoi la MGM en a confié la mise en scène à l’un des grands spécialistes de la comédie musicale, Vincente Minnelli. Épaulé par Gene Kelly, qui signe avec son brio…

HIGH SOCIETY – Charles Walters (1956)

Signé par le vétéran Charles Walters, ce film de 1956 joue la carte du glamour en réunissant deux chanteurs de légende et une future princesse, le tout sur des airs inédits du grand Cole Porter. L’histoire Tracy Lord (Grace Kelly) doit épouser le séduisant George Kittredge (John Lund) mais son ancien mari, C. K Dexter-Haven…

SHADOW OF A DOUBT – Alfred Hitchcock (1943)

Tourné en 1942 alors que les États-Unis entrent en guerre, Shadow of a doubt (L’Ombre d’un doute) est une œuvre magistrale, qui marquera durablement l’histoire du cinéma. C’est un film charnière entre l’expressionnisme dont il s’inspire et le film noir dont il marque le genre, entre la période anglaise du réalisateur et sa période américaine, qui…

THE KILLING – Stanley Kubrick (1956)

The Killing (L’ultime Razzia) traite d’un thème familier à Stanley Kubrick, la faillibilité de l’homme et de ses projets. De même que les dispositifs de sécurité dans Le Dr Folamour fonctionnaient mal et précipitaient la catastrophe finale, que l’ordinateur de L’Odyssée de l’espace, Hal, finissait par se révolter, le crime parfait de The Killing se…

CHIEN ENRAGÉ (Nora Inu) – Akira Kurosawa (1949)

Le Japon en 1949. A la radio, dans les bars, les cabarets, les baraques foraines, la musique est anglo-saxonne, italienne ou française. Les femmes s’habillent à l’occidentale. La foule se presse aux matchs de base-baIl. Ceux qui ont quitté l’armée, ou que l’armée a quittés, sont livrés à eux-mêmes. Deux d’entre eux vont s’affronter, à…

LEAVE HER TO HEAVEN – John M. Stahl (1945)

Le film qui a permis à l’actrice Gene Tierney de passer à la postérité auprès des amateurs de film noir est Leave her to heaven (Péché mortel), tour de force pour lequel elle a été sélectionnée aux Oscars. Leave her to heaven marque l’apothéose de sa carrière. Comme dans Shanghai Gesture (1941) et Laura (1944), Gene Tierney…

LAURA – Otto Preminger (1944)

On ne peut pas citer Laura sans rendre hommage à Gene Tierney, l’une des comédiennes les plus belles et les plus sensibles de l’histoire du cinéma. Il faut aussi souligner le talent de Preminger, qui a traité cette histoire d’amour « noire » d’une façon totalement originale. La première scène d’amour n’est-elle pas celle de l’interrogatoire de…

PUSHOVER – Richard Quine (1954)

Des braqueurs tuent un vigile avant de prendre la fuite avec leur butin, un inspecteur infiltré surveille la maîtresse de l’un deux, mais l’amour entre en jeu, et il est coincé entre gangsters et policiers ; sa vie est alors en danger. Richard Quine réalise ce face à face entre un flic et une femme…