ASCENSEUR POUR L’ÉCHAFAUD – Louis Malle (1958)

Florence (Jeanne Moreau) et son amant Julien (Maurice Ronet) préparent jusque dans les moindres détails le meurtre du mari de la jeune femme, mais à peine Julien a-t-il terminé de maquiller son crime en suicide que tout échappe à leur contrôle. Julien reste coincé dans l’ascenseur et, pour couronner le tout, se fait dérober sa…

VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS – Julien Duvivier (1956)

Dans Voici le temps des assassins, le personnage de Chatelin est l’occasion d’une grande composition pour Gabin, parfait en grand chef, permettant à Duvivier de donner à son film une épaisseur réaliste, dans laquelle il l’installe dès les scènes d’ouverture, où la caméra se déplace avec fluidité en accompagnant Gabin dans son travail (ouverture du…

UNE PARTIE DE CAMPAGNE – Jean Renoir (1946)

Dans Une Partie de campagne, l’amour, le vif amour, l’union des cœurs et des sexes dans l’enchantement d’un bouillant plaisir doit encore revêtir le masque de la grande passion pour avoir droit de cité. Les références de Shakespeare, le jeu de Rodolphe et de Madame Dufour mimant les gestes du satyre et d’une Dame apeurée…

LES BAS-FONDS – Jean Renoir (1936)

L’action des Bas-fonds se situe à la fois dans la Russie des tsars et la France du Front populaire. Renoir n’a pas cherché à tricher. Seuls les noms, les costumes et quelques anecdotes de scénario rappellent le pays de Gorki. Le « réalisme extérieur» ne compte pas. L’auteur du Crime de monsieur Lange parle de la France en 1936….

FRENCH CANCAN – Jean Renoir (1954)

Renouveau ! Le film dont Jean Gabin attaque le tournage à l’automne 1954 est, à plusieurs titres, placé sous le signe du renouveau. Tout d’abord parce qu’il s’agit de son tout premier film en couleurs. Ensuite, parce que l’aventure de French Cancan marque la fin d’une des bouderies les plus regrettables du cinéma français : en froid…

L’ALIBI – Pierre Chenal (1937)

« Ce n’est d’abord qu’un tout petit mensonge dont vous croyez disposer à votre guise. Et le petit mensonge blesse, et le petit mensonge tue. Et vous êtes trop heureux de payer de votre vie le droit de dire que vous avez menti.» Martin Luther Le professeur Winckler (Erich von Stroheim), célèbre télépathe, reconnaît, parmi…

L’ASSASSIN HABITE AU 21 – Henri-Georges Clouzot (1942)

Le succès du film Le Dernier des six, réalisé par Georges Lacombe sur un scénario de Henri-Georges Clouzot, incite Alfred Greven, le directeur de la Continental-Films,  à produire une suite aux aventures policières du commissaire Wens et de sa compagne Mila-Malou. Greven accepte d’en confier la réalisation à Clouzot, son chef scénariste. Les risques commerciaux…

CRIME ET CHÂTIMENT – Pierre Chenal (1935)

Ce succès artistique et commercial classe Pierre Chenal parmi l’un des meilleurs réalisateurs de son époque. Par son exemple, il prouve que le cinéma français a des technicien et des artistes de premier ordre. Le face à face Pierre Clanchar-Harry Baur restera un grand moment de cinéma. L’histoire : En 1865, à St-Pétersbourg, Raskolnikov, dit Rodion, (Pierre…

CRIME ET CHÂTIMENT – Georges Lampin (1956)

Vous parlez français ? Une fois n’est pas coutume, Gabin fait en 1956 une infidélité à son auteur de chevet, Georges Simenon, pour se plonger dans l’univers d’un des plus grands noms de la littérature russe, Fedor Dostoïevski. L’acteur avait déjà eu l’occasion de découvrir les tourments de  « l’âme slave » en jouant vingt ans plus…

LA MAISON DU MALTAIS – Pierre Chenal (1938)

Un soir de mai 1937, Pierre Chenal se trouvait  Aux Deux Magots en compagnie de J.B. Brunius, J.G. Auriol, les frères Prévert et Roger Blin. Soudain, un personnage se planta à ses côtés. Sans saluer ses amis – qu’il connaissait tous – il lui lança : « Il faut que je te parle, viens !…

LE CAVE SE REBIFFE – Gilles Grangier (1961)

Classique du cinéma français, la comédie policière de Gilles Grangier est portée par un casting de premier ordre et la prestation de Jean Gabin est sublimée par des républiques mitonnées par Michel Audiard. Dans les années 60, après une grosse éclipse, Jean Gabin est redevenu la star préférée des Français. Flic ou voyou, pacha ou…

LES PORTES DE LA NUIT – Marcel Carné (1946)

Un soir d’hiver, le Destin apparaît à Diego sous les traits d’un singulier vagabond pour lui annoncer que, cette même nuit, il rencontrera « la plus belle fille du monde». Et point par point, la prédiction va s’accomplir… Après Les Enfants du paradis et quelques chefs-d’œuvre, le tandem Marcel Carné-Prévert se reconstitue pour un nouveau film, Les Portes…

LA VERITÉ SUR BÉBÉ DONGE – Henri Decoin (1952)

Si le public de 1952 boude la sortie de La Vérité sur Bébé Donge, le film ne sombre pas pour autant dans l’oubli, et les générations suivantes répareront cette injustice en le considérant comme l’un des titres les plus marquants de la période. Même les pourfendeurs de la fameuse « Qualité française », tant décriée par François…

ENTRE ONZE HEURES ET MINUIT – Henri Decoin (1949)

L’histoire : Tandis qu’un homme est assassiné dans un tunnel, l’inspecteur Carrel (Louis Jouvet) enquête sur le meurtre d’un ancien avocat. Le cadavre du tunnel est le sosie de Carrel, qui décide de prendre sa place pour trouver le coupable. Le mort s’appelle Vidauban. Dans l’appartement de Vidauban, Carrel surprend un de ses complices, qui lui…

MIQUETTE ET SA MÈRE – Henri-Georges Clouzot (1950)

Henri-Georges Clouzot ne compte que quatre films à son actif, mais il fait déjà partie de l’élite des réalisateurs français. L’Assassin habite au 21 a été un grand succès public ; Le Corbeau bien que controversé  et Quai des orfèvres méritent le qualificatif de chefs-d’œuvre. Pour de nombreux exégètes de Clouzot, Miquette et sa mère…