AN AMERICAN IN PARIS – Vincente Minnelli (1951)

Paris d’opérette, chansons de Gershwin et danse sur les bords de Seine : Un Américain à Paris joue résolument la carte de la légèreté. C’est pourquoi la MGM en a confié la mise en scène à l’un des grands spécialistes de la comédie musicale, Vincente Minnelli. Épaulé par Gene Kelly, qui signe avec son brio…

Henri-Georges Clouzot – Deuxième partie (1952-1977)

Voir la première partie : Henri-Georges Clouzot (1907-1951) Des images « capables de mentir ». Et le temps semble venu. Clouzot parvient à mettre sur pied un nouveau projet. Une adaptation d’un récit âpre et violent de Georges Arnaud, « Le Salaire de la peur ». Le film, lui aussi, sera âpre et violent. Mais Clouzot ne se…

HIGH SOCIETY – Charles Walters (1956)

Signé par le vétéran Charles Walters, ce film de 1956 joue la carte du glamour en réunissant deux chanteurs de légende et une future princesse, le tout sur des airs inédits du grand Cole Porter. L’histoire Tracy Lord (Grace Kelly) doit épouser le séduisant George Kittredge (John Lund) mais son ancien mari, C. K Dexter-Haven…

SHADOW OF A DOUBT – Alfred Hitchcock (1943)

Tourné en 1942 alors que les États-Unis entrent en guerre, Shadow of a doubt (L’Ombre d’un doute) est une œuvre magistrale, qui marquera durablement l’histoire du cinéma. C’est un film charnière entre l’expressionnisme dont il s’inspire et le film noir dont il marque le genre, entre la période anglaise du réalisateur et sa période américaine, qui…

THE KILLING – Stanley Kubrick (1956)

The Killing (L’ultime Razzia) traite d’un thème familier à Stanley Kubrick, la faillibilité de l’homme et de ses projets. De même que les dispositifs de sécurité dans Le Dr Folamour fonctionnaient mal et précipitaient la catastrophe finale, que l’ordinateur de L’Odyssée de l’espace, Hal, finissait par se révolter, le crime parfait de The Killing se…

Maurice Ronet

Figure aristocratique et désenchantée, Maurice Ronet a été non seulement un comédien singulier et profond, mais aussi un metteur en scène dont le dernier film était un chef-d’œuvre. Pessimiste, ironique, distant et habité par le sentiment de la profonde vanité des croyances idéologiques et religieuses, Maurice Ronet est toujours resté un marginal dans le cinéma…

ASCENSEUR POUR L’ÉCHAFAUD – Louis Malle (1958)

Florence (Jeanne Moreau) et son amant Julien (Maurice Ronet) préparent jusque dans les moindres détails le meurtre du mari de la jeune femme, mais à peine Julien a-t-il terminé de maquiller son crime en suicide que tout échappe à leur contrôle. Julien reste coincé dans l’ascenseur et, pour couronner le tout, se fait dérober sa…

CHIEN ENRAGÉ (Nora Inu) – Akira Kurosawa (1949)

Le Japon en 1949. A la radio, dans les bars, les cabarets, les baraques foraines, la musique est anglo-saxonne, italienne ou française. Les femmes s’habillent à l’occidentale. La foule se presse aux matchs de base-baIl. Ceux qui ont quitté l’armée, ou que l’armée a quittés, sont livrés à eux-mêmes. Deux d’entre eux vont s’affronter, à…

La découverte du cinéma japonais

L’arrivée sur les écrans occidentaux, au début des années 50, d’un certain nombre de films japonais allait susciter un intérêt considérable pour une production jusqu’alors presque ignorée. Mis à part un ou deux films muets, projetés brièvement, comme Carrefours (Jujiro, 1928) de Kinugasa, la découverte d’une production cinématographique japonaise ne date que de la fin…

LEAVE HER TO HEAVEN – John M. Stahl (1945)

Le film qui a permis à l’actrice Gene Tierney de passer à la postérité auprès des amateurs de film noir est Leave her to heaven (Péché mortel), tour de force pour lequel elle a été sélectionnée aux Oscars. Leave her to heaven marque l’apothéose de sa carrière. Comme dans Shanghai Gesture (1941) et Laura (1944), Gene Tierney…

LAURA – Otto Preminger (1944)

On ne peut pas citer Laura sans rendre hommage à Gene Tierney, l’une des comédiennes les plus belles et les plus sensibles de l’histoire du cinéma. Il faut aussi souligner le talent de Preminger, qui a traité cette histoire d’amour « noire » d’une façon totalement originale. La première scène d’amour n’est-elle pas celle de l’interrogatoire de…

PUSHOVER – Richard Quine (1954)

Des braqueurs tuent un vigile avant de prendre la fuite avec leur butin, un inspecteur infiltré surveille la maîtresse de l’un deux, mais l’amour entre en jeu, et il est coincé entre gangsters et policiers ; sa vie est alors en danger. Richard Quine réalise ce face à face entre un flic et une femme…

VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS – Julien Duvivier (1956)

Dans Voici le temps des assassins, le personnage de Chatelin est l’occasion d’une grande composition pour Gabin, parfait en grand chef, permettant à Duvivier de donner à son film une épaisseur réaliste, dans laquelle il l’installe dès les scènes d’ouverture, où la caméra se déplace avec fluidité en accompagnant Gabin dans son travail (ouverture du…

RAY MILLAND devant et derrière la caméra

Tous les films interprétés par Ray Milland ne méritent pas de passer à la postérité. Cet acteur d’origine britannique n’en a pas moins marqué Hollywood, qui sut lui faire confiance et lui permettre de réaliser son ambition : passer à la mise en scène. L’obtention d’un Oscar ne marque pas nécessairement un tournant dans la…

THE BIG CLOCK – John Farrow (1948)

The Big Clock est un film remarquable : par cet équilibre parfait entre ce moment d’apogée du film noir, dont il respecte entièrement les règles, des exigences de studio, un mélange de marivaudage hollywoodien, de grands acteurs en liberté, en état de donner leur meilleur d’eux-mêmes, un sujet, un scénario, des dialogues qui sont très…