UN ÉTÉ DE VERTIGE ET DE VÉRITÉ
Je vous propose aujourd’hui de re-découvrir Lumière d’été : un film qui avance masqué, sous l’apparence d’un drame sentimental presque anodin. Grémillon y construit un espace où les lieux, les gestes et les silences composent une véritable cartographie morale. Rien n’y est frontal, tout y est insinué, comme si la montagne elle-même révélait les contradictions des êtres. Le film se déploie dans une tension constante entre clarté et obscurité, entre désir de lumière et menace de l’ombre. Et c’est précisément dans cette oscillation que se loge sa modernité, discrète mais fulgurante.

