VOICI LE TEMPS DES ASSASSINS – Julien Duvivier (1956)

Dans Voici le temps des assassins, le personnage de Chatelin est l’occasion d’une grande composition pour Gabin, parfait en grand chef, permettant à Duvivier de donner à son film une épaisseur réaliste, dans laquelle il l’installe dès les scènes d’ouverture, où la caméra se déplace avec fluidité en accompagnant Gabin dans son travail (ouverture du…

LES BAS-FONDS – Jean Renoir (1936)

L’action des Bas-fonds se situe à la fois dans la Russie des tsars et la France du Front populaire. Renoir n’a pas cherché à tricher. Seuls les noms, les costumes et quelques anecdotes de scénario rappellent le pays de Gorki. Le « réalisme extérieur» ne compte pas. L’auteur du Crime de monsieur Lange parle de la France en 1936….

Jean Gabin : films en costumes

Sur les quatre-vingt-quinze films tournés par Gabin au cours de sa carrière, six seulement appartiennent au genre historique, pourtant fort à la mode durant toutes ces années : s’estimant trop « typé », l’acteur ne se sentait à l’aise que dans l’univers du XX’ siècle. Dès ses débuts au music-hall et dans ses premiers films, Gabin s’est…

FRENCH CANCAN – Jean Renoir (1954)

Renouveau ! Le film dont Jean Gabin attaque le tournage à l’automne 1954 est, à plusieurs titres, placé sous le signe du renouveau. Tout d’abord parce qu’il s’agit de son tout premier film en couleurs. Ensuite, parce que l’aventure de French Cancan marque la fin d’une des bouderies les plus regrettables du cinéma français : en froid…

CRIME ET CHÂTIMENT – Georges Lampin (1956)

Vous parlez français ? Une fois n’est pas coutume, Gabin fait en 1956 une infidélité à son auteur de chevet, Georges Simenon, pour se plonger dans l’univers d’un des plus grands noms de la littérature russe, Fedor Dostoïevski. L’acteur avait déjà eu l’occasion de découvrir les tourments de  « l’âme slave » en jouant vingt ans plus…

LE CAVE SE REBIFFE – Gilles Grangier (1961)

Classique du cinéma français, la comédie policière de Gilles Grangier est portée par un casting de premier ordre et la prestation de Jean Gabin est sublimée par des républiques mitonnées par Michel Audiard. Dans les années 60, après une grosse éclipse, Jean Gabin est redevenu la star préférée des Français. Flic ou voyou, pacha ou…

LA VERITÉ SUR BÉBÉ DONGE – Henri Decoin (1952)

Si le public de 1952 boude la sortie de La Vérité sur Bébé Donge, le film ne sombre pas pour autant dans l’oubli, et les générations suivantes répareront cette injustice en le considérant comme l’un des titres les plus marquants de la période. Même les pourfendeurs de la fameuse « Qualité française », tant décriée par François…

RAZZIA SUR LA CHNOUF – Henri Decoin (1954)

Rebondissant sur le succès surprise de Touchez pas au grisbi, Gabin se lance en 1954 dans l’aventure de Razzia sur la chnouf. Un polar qui, grâce à l’habileté du cinéaste Henri Decoin, rejoindra tout naturellement la liste des grands films de l’acteur. Dans ce film, Gabin peaufinera le personnage qui dominera la seconde partie de…

GUEULE D’AMOUR – Jean Grémillon (1937)

Lucien Bourrache (Jean Gabin), un sous-officier de spahis caserné à Orange soulève tous les cœurs féminins ; mais, lassé des succès qui lui ont valu le surnom de« Gueule d’amour», il préfère la compagnie de son ami René (René Lefèbvre), le médecin major du régiment. De passage à Cannes pour toucher un petit héritage, il…

LA GRANDE ILLUSION – Jean Renoir (1937)

1916. Le lieutenant Maréchal et le capitaine de Boeldieu sont arrêtés par le commandant von Rauffenstein. Transférés dans un camp de prisonniers, ils sympathisent avec Rosenthal, fils de banquiers juifs. « La Grande Illusion, écrivait François Truffaut, est construit sur l’idée que le monde se divise horizontalement, par affinités, et non verticalement, par frontières. »…

LE QUAI DES BRUMES – Marcel Carné (1938)

« T’as de beaux yeux, tu sais ! ». D’une simplicité presque banale, ces quelques mots suffisent pourtant à faire ressurgir tout un pan du cinéma français, et avec lui les figures qui l’ont bâti. À commencer par Jean Gabin, dont la célèbre phrase est devenue l’un des signes distinctifs. Les imitateurs du comédien l’ont d’ailleurs tellement…

Jean Gabin : La star et l’aristo

S’il n’est pas le réalisateur avec qui Gabin aura le plus tourné, Denys de La Patellière peut se targuer d’avoir dirigé l’acteur dans pas moins de six films, dont la plupart ont connu un grand succès public. Retour sur une relation faite de respect et d’estime réciproques. Tout au long de sa carrière, Jean Gabin…

DU RIFIFI A PANAME – Denys de La Patellière (1966)

Pour leur quatrième collaboration, Gabin et le réalisateur Denys de La Patellière arrêtent le choix sur un roman d’Auguste Le Breton, matériau idéal pour un polar « de prestige ». Cosmopolite et brillant, le résultat fera partie des réussites du tandem. Gabin, roi du polar à la française, pouvait-il échapper au phénomène « rififi » ? Compte tenu du…

L’AIR DE PARIS – Marcel Carné (1954)

Quatrième et dernière collaboration de Gabin et du « Môme» Carné, L’air de Paris renoue en 1954 avec la poésie populaire d’Hôtel du Nord et de Quai des brumes. L’occasion aussi pour le cinéaste d’offrir l’un de ses derniers grands rôles à Arletty. A l’automne 1953, le nouveau film de Marcel Carné, Thérèse Raquin, reçoit un…

LA BANDERA – Julien Duvivier (1935)

Après avoir découvert le roman de Pierre Mac Orlan, Gabin n’a plus qu’une idée en tête : incarner à l’écran le légionnaire Pierre Gilieth. Un rêve qui, grâce aux efforts conjugués de l’acteur et du cinéaste Julien Duvivier, finit par devenir réalité. La Bandera tient une place importante dans l’Histoire du cinéma français, et ce,…