JEAN GABIN : PREMIERS SYMBOLES
Peu avant la Seconde Guerre mondiale, Jean Gabin devient le héros de toute une génération. Paré de toute une série de valeurs exemplaires, il devient l’emblème d’un cinéma français à la fois populaire et exigeant.
Peu avant la Seconde Guerre mondiale, Jean Gabin devient le héros de toute une génération. Paré de toute une série de valeurs exemplaires, il devient l’emblème d’un cinéma français à la fois populaire et exigeant.
Grand rival d’Albert Simonin pour la mainmise sur la littérature policière des années 1950, Auguste Le Breton a révolutionné le film de gangsters en y faisant « jacter » des voyous plus vrais que nature. Portrait d’un caïd venu de l’ouest.
Le succès commercial n’a jamais éloigné Bourvil de ses origines paysannes. C’était un homme simple et droit, qui a su interpréter avec beaucoup de sincérité et d’humanité des rôles bouleversants.
Duo vedette du scénario durant trois décennies, Jean Aurenche et Pierre Bost ont écrit à quatre mains une soixantaine de films, dont plusieurs chefs-d’œuvre. Torpillés par la Nouvelle vague, ils seront réhabilités par Bertrand Tavernier qui fera de Jean Aurenche l’une des principales figures de son film Laissez-passer en 1992.
Dans La Bandera, Gueule d’amour ou Quai des Brumes, l’acteur a popularisé l’archétype du soldat romantique et désabusé, à une époque où l’armée le rebutait pourtant. Sans se douter que lui-même deviendrait bientôt un héros de la Seconde Guerre.
Acteur à la diction parfaite et au jeu mesuré, Pierre Fresnay incarnera trente ans durant un certain idéal masculin, devant la caméra de cinéastes comme Abel Gance, Jean Renoir ou Henri-Georges Clouzot. Retour sur un parcours exemplaire.
En 1955, Razzia sur la chnouf vient confirmer une nouvelle tendance du cinéma hexagonal : celle des polars peuplés de malfrats et d’inspecteurs de choc. Un univers inspiré du cinéma américain, mais dont une poignée de cinéastes français vont s’emparer avec brio.
Comédien à la fidélité légendaire, Gabin a connu de longues collaborations avec des cinéastes comme Jean Renoir, Julien Duvivier, Denys de La Patellière ou Henri Verneuil, mais c’est avec le réalisateur de La Cuisine au beurre que l’acteur battra son record.
Opposé à l’ordre établi dans bon nombre de ses films, Gabin n’en a pas moins joué les policiers et les magistrats. De Razzia sur la chnouf à Verdict, en passant par En cas de malheur et la série des Maigret, portrait de l’acteur en justicier.
A la fin de la guerre, le cinéma français fut profondément réorganisé. Les institutions vichyssoises, dont la principale était, dans ce domaine, le C.O.I.C., étaient condamnées à disparaître. La nécessité d’une réorganisation du cinéma ne fut en elle-même jamais remise en cause, et il ne s’agissait que de procéder à un changement des structures. Encore ce changement ne fut-il pas immédiat et s’opéra-t-il en plusieurs temps.
Claude Autant-Lara a été un des grands cinéastes français de la période 1940-1960. Il en a donné maintes fois la preuve, c’est un artiste et il sait ensuite injecter une méchanceté toute personnelle à ce qu’il veut dénoncer et user du vitriol. Son œuvre est inégale et comporte une inévitable part de films sans intérêt. Mais on lui doit quelques chefs-d’œuvre et une bonne dizaine d’œuvres importantes qui suffisent à faire de lui le pair d’un Clouzot, d’un Becker ou d’un Grémillon.
Pour un titi parisien comme Gabin, l’exil imposé par l’invasion de la France en 1940 s’avère une longue épreuve. Ni le soleil d’Hollywood, ni sa liaison passionnée avec Marlene Dietrich ne parviendront à égayer véritablement son séjour californien.
En 1943, la nouvelle se propage parmi les Français d’Hollywood : Gabin et Duvivier, le célèbre tandem de Pépé le Moko, tournent ensemble un film de propagande gaulliste. Une œuvre qui sera diversement appréciée des deux côtés de l’Atlantique.
Pendant six ans, les amours tumultueuses de Jean Gabin et de Marlene Dietrich, qu’il surnommait « La Grande », vont défrayer la chronique. Des fastes de Beverly Hills à la Libération de Paris, retour sur l’un des couples les plus mythiques du XXe siècle.
En 1946, Gabin tourne son premier film en France après cinq années d’absence. Pour ce grand retour, le héros de Quai des brumes a jeté son dévolu sur une histoire des plus romanesques, qu’il tient à interpréter aux côtés de Marlène Dietrich.