Catégorie : Les Actrices et Acteurs

LES SECONDS RÔLES DU CINÉMA FRANÇAIS DANS LES FILMS DE JULIEN DUVIVIER

Dans la volumineuse filmographie de Julien Duvivier, on évoque principalement les acteurs et actrices de premier plan en oubliant, parfois, les seconds rôles. Or, leur place est essentielle et leur talent a contribué, en donnant la réplique aux plus grandes stars, à la réussite des films du réalisateur. Voici quelques exemples de seconds rôles du cinéma français ayant joué dans les films de Duvivier. La liste n’est pas exhaustive et sera enrichie au fil du temps.  

LESLIE CARON

Découverte par Gene Kelly et révélée à vingt ans par Un Américain à Paris, l’héroïne de Gigi a été la plus charmante ingénue de l’Âge d’or de la comédie musicale. Authentique danseuse devenue une véritable actrice, faisant preuve d’une espièglerie de femme-enfant considérée comme typiquement française, Leslie Caron a aussi ouvert la voie à l’emploi par Hollywood de comédiennes aux physiques non conventionnel, préparant le triomphe d’Audrey Hepburn.

JAMES DEAN

Trois grands films avaient suffi à faire de James Dean l’interprète inspiré des angoisses et des inquiétudes de la jeunesse américaine. Guidé par un instinct tragique et capricieux, son talent n’a jamais été égalé. Sa mort brutale l’a fait entrer dans la mythologie du septième art.

GENE TIERNEY, L’ART DE DEVENIR UNE IMAGE

Figure de lumière et d’ombre, Gene Tierney traverse l’histoire du cinéma comme une apparition dont la beauté semble toujours sur le point de basculer dans le mystère. Des plateaux de la Fox aux atmosphères stylisées de Lang, Sternberg, Preminger ou Mankiewicz, elle incarne tour à tour l’icône, la femme-énigme, la psyché fissurée que Hollywood magnifie autant qu’il redoute. Sa carrière, faite de métamorphoses, de rôles exotiques, de portraits fantasmés et de héroïnes dangereusement ambiguës, épouse les lignes de force du cinéma classique américain : l’âge d’or du Technicolor, la naissance du film noir, les fantômes du mélodrame. À travers elle, c’est tout un imaginaire qui se cristallise, celui d’une actrice dont la photogénie, presque surnaturelle, ne cessera de révéler ce que le cadre, la lumière et les récits hollywoodiens savent faire d’un visage.