ROBERT DALBAN, L’ÉTERNEL COMPARSE
Ami de Jean Gabin, Robert Dalban a mis son talent au service de seconds rôles souvent mémorables. Une figure familière du cinéma français, qui compte à son actif plus de deux cents films.
Ami de Jean Gabin, Robert Dalban a mis son talent au service de seconds rôles souvent mémorables. Une figure familière du cinéma français, qui compte à son actif plus de deux cents films.
Avec six films tournés en commun, Jean Gabin et Jean Delannoy ont connu durant deux décennies une amitié professionnelle qui a donné naissance à des classiques tels que les Maigret ou Le Baron de l’écluse, mais aussi à des œuvres plus inattendues…
Le plus britannique des acteurs américains a peut-être eu tort de ne jamais se prendre au sérieux. Quelques films, trop rares, ont donné la mesure d’un talent qui est pratiquement resté inexploité.
William Holden est un modèle de conscience professionnelle. La sobriété de son jeu lui a permis, sous la direction des meilleurs cinéastes, d’incarner des personnages complexes et toujours nuancés.
Trois grands films avaient suffi à faire de James Dean l’interprète inspiré des angoisses et des inquiétudes de la jeunesse américaine. Guidé par un instinct tragique et capricieux, son talent n’a jamais été égalé. Sa mort brutale l’a fait entrer dans la mythologie du septième art.
Les cinéphiles n’ont pas oublié la créatrice de Laura et de Lucy Muir, « l’étrange fascination se dégageant de son visage, cette allure à la fois meurtrie et mystérieuse, déchirée et distante » ( Bertrand Tavernier). Au Panthéon du septième art, Gene Tierney a sa place inscrite et personne ne peut prétendre la lui disputer.
Ancien « mataf », comme il se définit lui-même dans son livre de souvenirs, le héros de L’Air de Paris fut l’acteur fétiche de Marcel Carné : de Juliette ou la clé des songes à La Merveilleuse visite, le cinéaste dirigera l’acteur dans onze de ses films.
Père comblé dans la vie, Jean Gabin ne tiendra que peu souvent ce rôle à l’écran, lui préférant des personnages plus romanesques de mauvais garçon ou de justicier. Et lorsqu’il le fera, ce sera souvent pour explorer des formes diverses de paternité.
Celle qui fut l’une des partenaires favorites de Jean Gabin a également été l’inspiratrice de deux monstres sacrés : Jean Grémillon pour le cinéma, et Jean-Louis Barrault pour le théâtre. Portrait de l’héroïne de Maria Chapdelaine et du Ciel est à vous.
Peu avant la Seconde Guerre mondiale, Jean Gabin devient le héros de toute une génération. Paré de toute une série de valeurs exemplaires, il devient l’emblème d’un cinéma français à la fois populaire et exigeant.
Exubérante et sans complexes, Clara Bow fut l’idole du public des années 1920. Mais sa réputation de « sex symbol » fut pour elle un fardeau lourd à porter.
Alors même que Hollywood lançait les blondes platine et les beautés les plus provocantes, Bette Davis sut s’imposer par son seul talent comme une des plus grandes stars de l’écran.
Chorégraphe-né, Gene Kelly a su très tôt trouver le style athlétique et inventif qui allait faire son succès. L’« autre » monstre sacré de la danse au cinéma, avec Fred Astaire qu’il admirait tant, est aussi, à l’image de ses ancêtres irlandais, l’homme opiniâtre qui a lutté sans cesse pour sortir la comédie musicale de ses conventions.
Dotée d’un charme naturel qui opère encore dans ses films les plus récents, l’héroïne de Singin’ in the Rain (Chantons sous la pluie) et du The Tender Trap (Tendre piège) a fait partie des grandes stars des années 1950 et 1960.
Acteur volontaire, Gregory Peck a imposé sa forte personnalité. Dans les années 1940 et 1950 il a tourné plusieurs films de premier plan. Sa carrière se signala ensuite par un engagement politique très marqué.