Catégorie : Les Actrices et Acteurs

[mémoire vive] DE LA SWEATER GIRL À L’ICÔNE : LA TRAJECTOIRE FULGURANTE DE LANA TURNER

Icône absolue du glamour hollywoodien, Lana Turner incarne l’ascension fulgurante d’une jeune fille issue d’un milieu modeste devenue l’une des plus grandes stars de la MGM. Entre légende dorée des studios, rôles emblématiques dans les films noirs et mélodrames, et une vie personnelle marquée par les drames et le scandale, elle demeure une figure fascinante dont la destinée semble épouser les excès du cinéma qui l’a consacrée.

JOAN BLONDELL : DU PRÉ-CODE À LA MATURITÉ

Actrice de la modernité, figure familière du cinéma de la Warner et présence lumineuse traversant cinq décennies d’Hollywood, Joan Blondell a incarné comme peu d’autres l’énergie, la chaleur et la résilience du cinéma américain. De ses débuts fulgurants dans le tumulte du parlant à la profondeur crépusculaire de ses rôles de maturité, son parcours raconte l’histoire d’une femme qui n’a cessé de se réinventer sans jamais perdre son humanité.

GINETTE LECLERC : ENTRE OMBRE ET LUMIÈRE

Ginette Leclerc, actrice emblématique du cinéma français, a traversé les décennies avec une liberté et une intensité rares. De ses débuts modestes à Montmartre jusqu’à ses rôles marquants dans des films cultes, elle a su imposer une présence unique, mêlant sensualité, fragilité et force. Retraçons le parcours d’une femme qui a défié les conventions et marqué l’histoire du cinéma par son audace et son talent.

MARLENE DIETRICH : ANGE OU DÉMON

Jean Cocteau décrivait Marlene Dietrich comme une chimère douce-amère, moderne et fascinante, dont le nom commence par une caresse et finit par un coup de cravache. L’actrice, à la fois fatale et androgyne, a constamment réinventé son image. Sa transformation débute en 1929 avec sa rencontre avec Josef von Sternberg, qui la mène de Berlin à Hollywood, où elle devient inoubliable dans le rôle de Lola-Lola dans « L’Ange bleu ». En sept films, Sternberg crée le mythe Dietrich, utilisant un éclairage zénithal spécifique pour sublimer ses traits anguleux d’une aura sensuelle et mystique. Cependant, Marlene Dietrich ne se limite pas à être une muse ; elle brille également seule, comme en témoignent ses prestations éclatantes pour d’autres réalisateurs.

BING CROSBY : LE « CROONER » IRRÉSISTIBLE

Avec sa décontraction nonchalante, sa voix feutrée et son sens du rythme, il a renouvelé la chanson de charme. Bing Crosby sera l’une des valeurs les plus sûres du film musical hollywoodien. Aucune star du « show business » ou du cinéma n’a connu une ascension aussi foudroyante que Bing Crosby. Aucune sans doute ne s’est maintenue aussi longtemps au faîte du succès. Bing Crosby intitule son autobiographie Call Me Lucky (Dites que j’ai eu de la chance). Certes la chance est intervenue, mais le hasard n’y est pour rien.

LINO VENTURA

Du « Gorille » à Jean Valjean, tel pourrait être résumé l’itinéraire cinématographique de Lino Ventura. Après avoir été longtemps cantonné dans les rôles de « dur », ce populaire acteur du cinéma français a su en effet prouver qu’il peut être un grand comédien.

AUDREY HEPBURN : UNE DRÔLE DE FRIMOUSSE

En 1953, le public découvrit Audrey Hepburn dans Vacances romaines de William Wyler, suscitant un émerveillement général. Cet enthousiasme fut confirmé l’année suivante avec Sabrina de Billy Wilder, et un Oscar vint couronner cette débutante exceptionnelle. Ainsi commença une carrière unique à Hollywood, laissant un souvenir inoubliable malgré un nombre restreint de films, moins d’une vingtaine de rôles principaux, mais presque tous de grande valeur et choisis avec discernement.

[flash-back] JAMES STEWART : L’HOMME TRANQUILLE

Maigre, extraverti, adolescent attardé, souvent bafouillant et gesticulant, James Stewart ne correspondait pas à l’idée préconçue du séducteur hollywoodien, ni même du bon comédien. Il fut pourtant adulé par la critique autant que par le public, et Kim Novak le désigna comme son partenaire « le plus sexy ». Père de famille tranquille, il fut l’une des rares superstars à ne donner naissance à aucun mythe. À l’écran, on le vit se battre pour ses idées, tout en demeurant réfractaire à toute idéologie : James Stewart, c’est la pure Amérique telle qu’elle se rêve, malgré la conscience progressivement douloureuse d’une utopie contrariée.

LINDA DARNELL

Linda Darnell, actrice marquante mais fragile, fut propulsée vers la gloire par sa mère ambitieuse. Travaillant pour la 20th Century-Fox, elle lutta pour être reconnue comme une grande comédienne. Sa carrière, marquée par des rôles dans des films de Preminger, Sirk, Mankiewicz et Brahm, reflète sa capacité à incarner la souffrance. Bien que sous-estimée, elle laisse une filmographie riche et intéressante.

SUZY DELAIR

Après avoir appris le métier de modiste, Suzy Delair se tourne vers le théâtre et le cinéma, où sa voix remarquable lui ouvre les portes du music-hall et du cabaret. Pendant l’Occupation, elle devient une figure emblématique du cinéma français. Son enthousiasme affiché lors d’un voyage à Berlin auprès de Joseph Goebbels lui vaut des sanctions après la guerre. Sa carrière alterne entre succès au théâtre, à la télévision et rôles secondaires au cinéma.

MARILYN MONROE : RÊVES D’AMOUR

Toute sa vie et bien au-delà, Marilyn fut une star vénérée telle une déesse, et désirée comme peu le furent. Mais la femme, elle, ne se sentit jamais aimée. Ces manques affectifs, s’ils participèrent pourtant à son talent, firent d’elle un être totalement désespéré, qui  quelquefois se prenait à rêver !