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GOUPI MAINS ROUGES – Jacques Becker (1943)

Dans son auberge des Charentes, le clan Goupi attend Goupi Monsieur, le petit-fils qui a réussi à Paris. Ce soir-là, l’aïeul, Goupi l’Empereur, a une attaque, de l’argent est volé, l’acariâtre Goupi Tisane est assassinée. Et toute la famille ne pense qu’à retrouver un magot caché dans la maison… On est frappé par la modernité de ce film sorti sous l’Occupation, le deuxième de Jacques Becker après Dernier Atout — deux oeuvres qu’il put tourner en échappant au stalag après avoir simulé des crises d’épilepsie.

BLANCHETTE BRUNOY

Rompant avec la vogue des femmes fatales, la comédienne se fait une place à part dans le cinéma des années 1930. Au fil des ans, sa simplicité séduira des cinéastes aussi différents que Jean Renoir, Jacques Becker, André Cayatte ou Yves Robert.

LE CAFÉ DU CADRAN – Henri Decoin (1947)

Nombreux furent les films pour lesquels Decoin fut qualifié de « superviseur », sans qu’il soit possible d’établir son rôle exact de manière plus précise. Ce sera notamment le cas des deux films réalisés par sa fidèle collaboratrice, Andrée Feix, en 1946 et 1947 respectivement, Il suffit d’une fois et Capitaine Blomet, qui mettent tous les deux en vedette Fernand Gravey, de retour d’une assez brillante carrière à Hollywood. Pour Le Café du cadran, le témoignage de son principal interprète, Bernard Blier, semble formel : si Jean Géhret en est crédité comme le réalisateur, Blier assure que celui-ci fut en fait l’œuvre d’Henri Decoin.