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YOU WERE NEVER LOVELIER (Ô toi ma charmante) – William A. Seiter (1942)

Quand Fred Astaire et Rita Hayworth se lancent en 1942 dans l’aventure de You were never lovelier (Ô toi ma charmante), leur statut vient de changer. Leur premier film, You’ll never get rich (L’Amour vient en dansant, réunissait en effet l’année précédente un acteur certes légendaire, mais en perte de vitesse, et une starlette prometteuse. L’accueil reçu par ce premier opus ayant fait monter en flèche leurs cotes respectives, Fred Astaire s’est vu engagé ensuite par la Paramount pour partager avec Bing Crosby l’affiche de Holiday Inn (L’Amour chante et danse), et Rita Hayworth a porté sur ses seules épaules la comédie musicale My Gal Sal (Mon amie Sally.

QU’EST-CE QUE LE FILM NOIR ?

Comment un cycle de films américains est-il devenu l’un des mouvements les plus influents de l’histoire du cinéma ? Au cours de sa période classique, qui s’étend de 1941 à 1958, le genre était tourné en dérision par la critique. Lloyd Shearer, par exemple, dans un article pour le supplément dominical du New York Times (« C’est à croire que le Crime paie », du 5 août 1945) se moquait de la mode de films « de criminels », qu’il qualifiait de « meurtriers », « lubriques », remplis de « tripes et de sang »…

DARK PASSAGE (Les passagers de la nuit) – Delmer Daves (1947)

Un jour de l’hiver 1946, plus de 1500 fans se rassemblèrent dans l’excitation au Golden Bridge Gate de San Francisco, afin d’apercevoir une star de cinéma. Et pas n’importe laquelle, la grande star du cinéma : Humphrey Bogart qui était venu dans la ville de la baie tourner des scènes de son dernier film : Dark passage (Les passagers de la nuit). Ses fans étaient venus en masse pour l’accueillir. Sa partenaire, Lauren Bacall, était au centre du pandémonium accompagnant son nouveau mari. De nouveau face à face, Humphrey Bogart et Lauren Bacall semblent pourtant moins à l’aise que dans To have and have not (Le port de l’angoisse) et The big sleep (Le grand sommeil). L’histoire paraît elle-même souvent artificielle, et la fin semble un happy end un peu trop facile par rapport au reste du film, ponctué de morts violentes.