A la veille de la nouvelle vague, le cinéma français se complaît dans un académisme suranné. Mais l’honneur du septième art est sauvé par de grands auteurs indépendants comme Renoir, Bresson, Ophüls ou Tati. Par rapport aux autres pays d’Europe, l’industrie Cinématographique française des années 1950 jouit indiscutablement […]
La place particulière qu’occupe Casque d’or dans l’œuvre de Becker tient au fait qu’il synthétise à la fois les acquis de cette période libératoire de sa filmographie, tout en réintroduisant certaines caractéristiques du cinéma classique. Le choix de réaliser un film qui se déroule à la Belle Époque est un des premiers signes de ce rapprochement avec le classicisme cinématographique de l’après-guerre, très friand de ces époques passées, et qui différencie assez nettement Casque d’or des comédies contemporaines que Becker tourne depuis 1946.