JENNY – Marcel Carné (1936)

En 1936, Jacques Feyder part pour Londres afin de réaliser Knight without armour à la demande d’Alexander Korda. Du même coup, une première chance sérieuse s’offre à Marcel Carné, son assistant. Feyder devait en effet tourner à Paris un film dont son épouse Françoise Rosay avait été choisie comme principale vedette féminine, pour le compte de la société Réalisations artistiques cinématographiques (aujourd’hui défunte). L’un et l’autre, Jacques Feyder et Françoise Rosay, insistèrent pour que la réalisation fût confiée à Carné. Ils eurent gain de cause. C’était, le pied à l’étrier : ce n’était certes pas la chance d’un chef-d’œuvre. Adapté d’un roman de Pierre Rocher, le scénario de Jacques Prévert et de Jacques Constant introduisait des personnages assez superficiellement cocasses au service d’un mélodrame farci de clichés. Le film fut intitulé Jenny, du nom du personnage interprété par Françoise Rosay : une patronne de boîte de nuit où tout un gang a ses habitudes. Lucien, l’amant de Jenny, se trouve mêlé malgré lui aux activités de ce gang, Un type du nom de Benoît a résolu de séparer Jenny et Lucien, en quoi il s’est assuré l’aide d’un bossu surnommé Dromadaire. Parallèlement, se développe une intrigue sentimentale entre Danielle, la fille de Jenny, et un bon jeune homme. Celui-ci est horrifié dans ses sentiments bourgeois d’apprendre le triste métier qu’exerce la mère de sa fiancée : en fait, il l’abandonne. Danielle se confie à Lucien. Elle s’éprend même de ce dernier qui lui retourne son amour. Ils décident de fuir, ensemble, Lucien annonce à Jenny qu’il va rompre avec elle. Mais Benoît, poursuivant son but provoque Lucien : les deux hommes se battent, et le dernier nommé, blessé, est conduit à l’hôpital. Jenny lui rend visite là. Lucien, continuant l’explication commencée, déclare à celle qui fut sa maîtresse son amour pour une jeune fille. Jenny devine qu’il s’agit de sa fille.

UNE PARTIE DE CAMPAGNE – Jean Renoir (1946)

Dans Une Partie de campagne, l’amour, le vif amour, l’union des cœurs et des sexes dans l’enchantement d’un bouillant plaisir doit encore revêtir le masque de la grande passion pour avoir droit de cité. Les références de Shakespeare, le jeu de Rodolphe et de Madame Dufour mimant les gestes du satyre et d’une Dame apeurée…