CAN-CAN – Walter Lang (1960)

Depuis ses débuts, la comédie musicale hollywoodienne a fait de Paris l’une de ses destinations privilégiées. Dans Can-Can, c’est la période « Fin de siècle » qui est mise à l’honneur, avec ses danseuses en guêpières et ses marlous de la Butte. Entièrement tourné en studio en Californie, le film de Walter Lang [There’s No Business Like Show Business (La Joyeuse Parade), The King and I (Le Roi et moi)…] s’évertue à faire revivre la grande époque du Cancan, sans s’embarrasser de scrupules historiques. Dans ce film, c’est la vision enchantée et fantaisiste de la comédie musicale d’origine qui prévaut, et les nombreuses chansons de Cole Porter sont évidemment les morceaux de choix du film. « Let’s Do It », « C’est Magnifique », « Apache Dance » (hommage aux mauvais garçons de Montmartre) et, bien sûr, « I Love Paris » forment une longue déclaration d’amour à la capitale française. Tous ces titres ne proviennent pas de la version scénique de Can-Can, Cole Porter ayant intégré à la partition du film d’autres chansons fétiches. S’il n’apparaît pas lui-même à l’écran, le compositeur de Broadway est donc la vraie star de cette adaptation, n’en déplaise à Frank Sinatra et Shirley MacLaine. Aux États-Unis, le titre complet du film est d’ailleurs Cole Porter’s Can-Can…

THERE’S NO BUSINESS LIKE SHOW BUSINESS (La Joyeuse Parade) – Walter Lang (1954)

Au final l’aventure de There’s no business like show businessrestera l’un des pires souvenirs de Marilyn. D’autant plus qu’à la sortie du film, certains critiques s’offusquent de l’indécence de I‘actrice, dans des numéros qu’elle n’a pourtant pas conçus elle-même ! D’autres journaux soulignent heureusement que la nouvelle star de la Fox se tire plutôt bien de cet exercice délicat. Le plus beau compliment venant du prestigieux compositeur Irving Berlin, qui déclare que Marilyn a doté ses chansons, pourtant interprétées par les plus grands noms du jazz, d’une suavité nouvelle… Mais pour Marilyn, le plus important est d’avoir honoré cette commande de la Fox, avant de se lancer dans un projet qu’elle devine décisif : The Seven Year Itch.