Mois : avril 2026

MARIUS – Marcel Pagnol (1931)

Premier volet de la Trilogie marseillaise, Marius marque bien plus que l’adaptation d’un triomphe théâtral : il accompagne l’entrée du cinéma français dans l’ère du parlant et révèle un Marcel Pagnol visionnaire, prêt à défier son époque pour faire entendre sa langue. Entre l’appel du large, les amours contrariées et la vie bruissante du Vieux-Port, le film tisse un monde d’une humanité rare, où chaque scène, chaque réplique, chaque silence semble contenir tout Marseille. Un récit simple en apparence, mais immense par ce qu’il révèle de l’âme humaine et de la naissance d’un nouveau cinéma.

DIX ANS DE CINÉMA, DIX ANS DE REGARDS, DIX ANS DE FIDÉLITÉ

Depuis dix ans, Mon cinéma à moi explore le cinéma comme on arpente un territoire intérieur, en suivant les lignes de fuite, les ombres portées et les éclats discrets qui traversent les œuvres. Dix ans à laisser les films parler à leur rythme, à écouter ce qu’ils murmurent sous la surface, à éclairer ce qui demeure souvent en retrait. Dix ans d’un regard patient, attentif, qui préfère la profondeur à l’évidence et qui avance, sans bruit, vers ce que le cinéma révèle lorsqu’on accepte de s’y attarder.

THE BLUE GARDENIA (La Femme au gardénia) – Fritz Lang (1953)

Longtemps sous-estimé, La Femme au gardénia (The Blue Gardenia) apparaît aujourd’hui comme un film étonnamment moderne. En suivant le parcours d’une femme prise dans les filets de la violence masculine et du sensationnalisme médiatique, Fritz Lang signe une œuvre qui, sous ses airs modestes, interroge la fabrication des récits et la fragilité des vérités. Un jalon essentiel pour comprendre son regard sur l’Amérique.

MARILYN, OU L’APOGÉE DU STAR SYSTEM

Figure emblématique du star system, Marilyn Monroe incarne à elle seule l’apogée d’un Hollywood qui savait fabriquer des mythes autant qu’il façonnait des films. De Norma Jean à l’icône planétaire, son corps, son image et sa démarche ont été patiemment sculptés par une industrie obsédée par la perfection visuelle. Retracer cette métamorphose, c’est comprendre comment une femme est devenue l’un des symboles les plus durables de l’histoire du cinéma.