ROBERT BRESSON
C’est bien à tort que l’on a qualifié Robert Bresson de cinéaste abstrait. Sensible et même sensuel, son art vise au contraire à la présence et à l’incarnation. Par les seuls moyens du cinématographe.
Mon Cinéma à Moi, ce sont les films, les acteurs, actrices et réalisateurs que j'aime. Mon but : faire découvrir ou redécouvrir un cinéma d'une autre époque qui a contribué à ce qu'il est devenu aujourd'hui.
C’est bien à tort que l’on a qualifié Robert Bresson de cinéaste abstrait. Sensible et même sensuel, son art vise au contraire à la présence et à l’incarnation. Par les seuls moyens du cinématographe.
Au lendemain de la guerre, le cinéma italien s’affirma dans le monde entier avec le néoréalisme, un nouveau courant qui, en s’attachant à observer fa vie quotidienne, révélait avec une extrême sincérité les problèmes du pays.
Remis au goût du jour par le Capitaine Conan de Bertrand Tavernier en 1996, l’auteur de Remorques a fait partie des écrivains importants des années 1930. Qu’ils décrivent la folie des hommes ou celle des éléments, ses romans ont inspiré plusieurs cinéastes.
Celle qui fut l’une des partenaires favorites de Jean Gabin a également été l’inspiratrice de deux monstres sacrés : Jean Grémillon pour le cinéma, et Jean-Louis Barrault pour le théâtre. Portrait de l’héroïne de Maria Chapdelaine et du Ciel est à vous.
Depuis 1962, le sondage annuel du magazine Sight & Sound place Citizen Kane en tête des meilleurs films de l’histoire du cinéma. La légende de Citizen Kane vient en partie du fait que Welles avait vingt-quatre ans à l’époque, mais aussi du rapprochement évident entre Kane et le magnat de la presse William Randolph Hearst. Celui-ci remua ciel et terre pour interrompre la production du film puis, incapable d’en empêcher la sortie, il fit tout pour le discréditer. Mais au-delà de remue-ménage, Citizen Kane est une œuvre d’une importance majeure, pour maintes raisons…
Tous les superlatifs ont été employés pour qualifier le génie de Chaplin et tous étaient justifiés. Les mots manquent pour décrire la profondeur et la beauté de ses films, qui offrent une vision du monde à la fois tendre et cruelle. Mais le secret de l’art de Chaplin réside sans doute dans son extraordinaire simplicité. Son œuvre n’a pas une seule ride.
S’inspirant d’une idée d’Alexander Korda, Chaplin annonce en 1938 qu’il prépare un film sur Hitler. La gravité du sujet n’a d’égale que la boutade dont Chaplin l’accompagne. Il a, dit-il, une raison personnelle d’en vouloir à Hitler : ce dernier lui a pris sa moustache. Fort de cette similitude, Chaplin jouera le rôle du dictateur et d’un barbier juif.
Peu avant la Seconde Guerre mondiale, Jean Gabin devient le héros de toute une génération. Paré de toute une série de valeurs exemplaires, il devient l’emblème d’un cinéma français à la fois populaire et exigeant.
Films frappés d’une certaine sévérité, Manèges, Le Sang à la tête, Une si jolie petite plage, La Marie du port, Panique, Voici le temps des assassins… représentent bien une certaine tendance du cinéma français d’après-guerre : la noirceur.
Grand rival d’Albert Simonin pour la mainmise sur la littérature policière des années 1950, Auguste Le Breton a révolutionné le film de gangsters en y faisant « jacter » des voyous plus vrais que nature. Portrait d’un caïd venu de l’ouest.
Exubérante et sans complexes, Clara Bow fut l’idole du public des années 1920. Mais sa réputation de « sex symbol » fut pour elle un fardeau lourd à porter.
Au début des années 1960, le cinéma britannique se penche sans complaisance sur une société frappée d’un profond malaise moral. Mais le film d’évasion prospère avec les aventures de James Bond.
Opposant un château où vivent les généraux aux tranchées boueuses où croupissent les soldats, Kubrick montre le délire des officiers en 1915. Cette symphonie macabre, où l’humour sardonique côtoie le pathétique sobre, est un chef-d’œuvre.
Robert Tisdall est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Ses liens avec la victime, sa présence sur les lieux, tout l’accuse… Et si le véritable coupable était l’accusateur : la Justice ? Après le terrible Sabotage (Agent secret), Hitchcock choisit d’adopter un ton plus léger. En signant Young and Innocent (Jeune et Innocent), il renouait avec l’humour de ses premières comédies.
Alors même que Hollywood lançait les blondes platine et les beautés les plus provocantes, Bette Davis sut s’imposer par son seul talent comme une des plus grandes stars de l’écran.