LE GRAND RETOUR DU WESTERN
Après de retentissants débuts dans le sonore, le western connut une alarmante baisse de popularité au cours des années 1930. Mais dès la fin de la décennie, il redevint un des genres préférés du public.
Mon Cinéma à Moi, ce sont les films, les acteurs, actrices et réalisateurs que j'aime. Mon but : faire découvrir ou redécouvrir un cinéma d'une autre époque qui a contribué à ce qu'il est devenu aujourd'hui.
Après de retentissants débuts dans le sonore, le western connut une alarmante baisse de popularité au cours des années 1930. Mais dès la fin de la décennie, il redevint un des genres préférés du public.
Au cours de sa brève carrière, Montgomery Clift imposa un nouveau style d’interprétation et composa une figure inoubliable d’Américain tourmenté, correspondant parfaitement aux années de doute et d’anxiété que fut le temps de la guerre froide.
En vacances au Maroc, une famille américaine, les McKenna, se trouve mêlée à une histoire d’assassinat qui l’entraîne dans une sombre affaire d’espionnage, dont les fils la conduiront jusqu’à Londres. Le remake hollywoodien a bénéficié d’un gros budget pour la couleur et la distribution, avec notamment James Stewart et Doris Day dans les rôles principaux. Hitchcock réalisa un nouveau grand thriller au suspense habilement mené, qui devint le plus gros succès commercial de l’année.
En 1955, Razzia sur la chnouf vient confirmer une nouvelle tendance du cinéma hexagonal : celle des polars peuplés de malfrats et d’inspecteurs de choc. Un univers inspiré du cinéma américain, mais dont une poignée de cinéastes français vont s’emparer avec brio.
Dans les années 1950, Hollywood se penche sur les problèmes de la jeunesse : alibi sociologique qui permet d’exploiter avec profit les engouements de la nouvelle génération de teenagers, représentant un public non négligeable.
C’est sur près d’un demi-siècle que s’étend la carrière de ce grand cinéaste américain qui a introduit l’analyse psychologique à l’écran et qui fut, sans conteste, l’un des créateurs du langage cinématographique moderne. Avec ses films, une certaine esthétique hollywoodienne a atteint des sommets.
Le temps d’une carrière bien trop courte, cette actrice fétiche de George Cukor a séduit le public grâce à des rôles de jeunes femmes pétillantes et faussement naïves.
Ce n’est pas sans nostalgie que l’on peut parler de Bells are ringing : ne s’agit-il pas de la dernière comédie musicale de Minnelli pour la Metro, de sa dernière collaboration avec Arthur Freed, du dernier « musical » produit par Freed, donc de la fin d’une époque ?
Comédien à la fidélité légendaire, Gabin a connu de longues collaborations avec des cinéastes comme Jean Renoir, Julien Duvivier, Denys de La Patellière ou Henri Verneuil, mais c’est avec le réalisateur de La Cuisine au beurre que l’acteur battra son record.
Par sa plastique et ses audaces, Brigitte Bardot est devenue à la fin des années 1950 le plus grand phénomène que le cinéma français ait jamais connu. Aussi célèbre aux États-Unis qu’au Japon, l’actrice a marqué de son empreinte toute une génération.
Opposé à l’ordre établi dans bon nombre de ses films, Gabin n’en a pas moins joué les policiers et les magistrats. De Razzia sur la chnouf à Verdict, en passant par En cas de malheur et la série des Maigret, portrait de l’acteur en justicier.
The Accused rappelle The Woman in the Window de Fritz Lang, si ce n’est que le professeur de psychologie vieillissant est devenu une jeune femme timide. La séquence d’ouverture, et la révélation du meurtre, fait à travers une série de flashbacks sont visuellement très noires…
Lorsque la RKO a acquis les droits de distribution du film Le Jour se lève en vue de le refaire sous le nom de The Long Night, ils ont également cherché à acheter toutes les copies disponibles du film original et à les détruire. On a cru un temps que ce film était complètement perdu, mais des copies réapparurent dans les années 1950 et son statut de film classique fut rétabli.
Avec son élégance naturelle, la comédienne a su conquérir aussi bien le milieu du théâtre que ceux du cinéma et de la télévision. De Lucrèce Borgia aux Dames de la côte, de L’aigle à deux têtes au Blé en herbe, retour sur un parcours d’exception.
A la fin de la guerre, le cinéma français fut profondément réorganisé. Les institutions vichyssoises, dont la principale était, dans ce domaine, le C.O.I.C., étaient condamnées à disparaître. La nécessité d’une réorganisation du cinéma ne fut en elle-même jamais remise en cause, et il ne s’agissait que de procéder à un changement des structures. Encore ce changement ne fut-il pas immédiat et s’opéra-t-il en plusieurs temps.