LES STARS HOLLYWOODIENNES À LA CONQUÊTE DES STUDIOS
Au cours des années 1950, les stars de Hollywood accédèrent à la direction et à la production cinématographiques et remettaient en cause le pouvoir quasi absolu des studios.
Mon Cinéma à Moi, ce sont les films, les acteurs, actrices et réalisateurs que j'aime. Mon but : faire découvrir ou redécouvrir un cinéma d'une autre époque qui a contribué à ce qu'il est devenu aujourd'hui.
Au cours des années 1950, les stars de Hollywood accédèrent à la direction et à la production cinématographiques et remettaient en cause le pouvoir quasi absolu des studios.
Après les inoubliables On the Town et Singin’ in the Rain, It’s Always Fair Weather est le troisième volet de la trilogie de « musical » réalisée par l’équipe Kelly- Donen-Freed-Comden-Green. Cette comédie musicale possède tous les atouts du genre : des danseurs exceptionnels, des numéros originaux, une mise en scène parfaite utilisant judicieusement le cinémascope et le split screen et un scénario qui ose une véritable satire acerbe de la société américaine.
Chorégraphe-né, Gene Kelly a su très tôt trouver le style athlétique et inventif qui allait faire son succès. L’« autre » monstre sacré de la danse au cinéma, avec Fred Astaire qu’il admirait tant, est aussi, à l’image de ses ancêtres irlandais, l’homme opiniâtre qui a lutté sans cesse pour sortir la comédie musicale de ses conventions.
Après un détour par les milieux prolétaires (Antoine et Antoinette) et intellectuels (Rendez-vous de juillet), Jacques Becker réussit au début des années 1950 deux comédies légères sur la bourgeoisie qui s’imposent en équivalents français des comédies de Hawks et Lubitsch : Edouard et Caroline et Rue de l’estrapade, toutes deux interprétées par Daniel Gélin et la délicieuse Anne Vernon.
Dotée d’un charme naturel qui opère encore dans ses films les plus récents, l’héroïne de Singin’ in the Rain (Chantons sous la pluie) et du The Tender Trap (Tendre piège) a fait partie des grandes stars des années 1950 et 1960.
Unique rencontre à l’écran de Frank Sinatra et de Debbie Reynolds, ce film réalisé en 1955 par Charles Walters bénéficie également des talents de David Wayne et de la trop rare Celeste Holm.
Acteur volontaire, Gregory Peck a imposé sa forte personnalité. Dans les années 1940 et 1950 il a tourné plusieurs films de premier plan. Sa carrière se signala ensuite par un engagement politique très marqué.
Pour les Américains, les années 1950 correspondent à une période de confort et de tranquille prospérité. C’est cette image sécurisante que Hollywood allait véhiculer dans toute une série de comédies brillantes.
Le succès commercial n’a jamais éloigné Bourvil de ses origines paysannes. C’était un homme simple et droit, qui a su interpréter avec beaucoup de sincérité et d’humanité des rôles bouleversants.
Ride the Pink Horsei fut soutenu par André Bazin qui en vantait la fraîcheur et la poésie et qu’il décrivait comme une « subtile imitation du genre » (le thriller) « que l’auteur contraint à révéler ses rouages les plus secrets ». Dès la séquence d’ouverture, remarquablement filmée en plans très longs, Robert Montgomery crée un climat étrange, somnambulique entièrement fondé sur l’attente et la frustration aussi bien chez les personnages que dans la construction dramatique.
Interprète des valeurs et des idéaux de l’Amérique profonde, James Stewart a prouvé également qu’il était capable de s’adapter à des rôles d’une grande modernité. Sa carrière est marquée par une collaboration féconde avec les meilleurs cinéastes de Hollywood.
Dans ses premières œuvres, Elia Kazan se signala par des préoccupations sociales affirmées et sa direction d’acteurs. Par la suite, il se lança avec passion et nostalgie dans l’évocation du passé récent des Etats-Unis.
Duo vedette du scénario durant trois décennies, Jean Aurenche et Pierre Bost ont écrit à quatre mains une soixantaine de films, dont plusieurs chefs-d’œuvre. Torpillés par la Nouvelle vague, ils seront réhabilités par Bertrand Tavernier qui fera de Jean Aurenche l’une des principales figures de son film Laissez-passer en 1992.
Dans La Bandera, Gueule d’amour ou Quai des Brumes, l’acteur a popularisé l’archétype du soldat romantique et désabusé, à une époque où l’armée le rebutait pourtant. Sans se douter que lui-même deviendrait bientôt un héros de la Seconde Guerre.
Aussi fantasque à la ville que les héros de ses films, celui qui campe l’inoubliable officier prussien de La Grande illusion fut l’un des cinéastes les plus révolutionnaires de son temps. Avant de devoir se contenter, bien malgré lui, du métier de comédien.