LES BAS-FONDS – Jean Renoir (1936)

L’action des Bas-fonds se situe à la fois dans la Russie des tsars et la France du Front populaire. Renoir n’a pas cherché à tricher. Seuls les noms, les costumes et quelques anecdotes de scénario rappellent le pays de Gorki. Le « réalisme extérieur » ne compte pas. L’auteur du Crime de monsieur Lange parle de la France en 1936. Réalisé au…

L’ALIBI – Pierre Chenal (1937)

« Ce n’est d’abord qu’un tout petit mensonge dont vous croyez disposer à votre guise. Et le petit mensonge blesse, et le petit mensonge tue. Et vous êtes trop heureux de payer de votre vie le droit de dire que vous avez menti.» Martin Luther Le professeur Winckler (Erich von Stroheim), célèbre télépathe, reconnaît, parmi…

NON COUPABLE – Henri Decoin (1947)

En 1947, Henri Decoin prépare Non coupable qui met en vedette Michel Simon. Pourtant, interviewé par Jean-Pierre Angel sur le plateau du tournage, Decoin se montre peu enthousiaste pour le film qu’il est en train de réaliser :
« Si j’ai bien compris, monsieur Decoin, vous donnez vous aussi dans la littérature noire !
– Bien forcé, hélas ! C’est une maladie d’époque. Pour mon compte personnel, j’avoue que je préfèrerais autre chose. Il paraît que la clientèle aime cela ! Néanmoins, je me défends d’avoir fait un film noir. Ce n’est pas tout à fait cela. D’ailleurs, j’espère pouvoir faire changer le titre. Je voudrais qu’on appelle le film : Tu ne tueras pas ! ou Le Crime ne paye pas. Car en fait, c’est cela ».
Decoin est bien injuste avec lui-même et avec le scénario, signé Marc-Gilbert Sauvajon. Surtout, il se fourvoie dans ses intentions, même si le résultat final est, lui, dans le bon tempo : Non coupable n’est pas un film moralisateur, sans être pour autant une comédie policière. C’est une farce un peu lourde, aux grotesques appuyés, mais qui tient parce que son interprète principal, Michel Simon, a les airs de gargouille nécessaires, l’orgueil et la déchéance mêlés en exactes proportions, tout comme l’intelligence et l’imbécillité.