[la IVe République et ses films] LA QUALITÉ – CLÉMENT ÉPARPILLÉ (8/10)
René Clément, d’abord porteur de grands espoirs après La Bataille du rail, voit rapidement son cinéma se heurter à des scénarios trop littéraires ou mélodramatiques. Ses films des années 1947‑1950, malgré une réelle virtuosité technique, souffrent d’un manque d’unité et d’un excès de pittoresque. Jeux interdits constitue une exception émouvante, portée par les enfants, mais les adultes y brisent souvent la magie. Par la suite, ses adaptations littéraires restent appliquées mais froides, jusqu’à Monsieur Ripois, qui lui permet enfin de desserrer son académisme.

