Catégorie : Histoire du cinéma

Hollywood et le nazisme

Le cinéma américain pouvait difficilement ignorer la réalité du nazisme et du fascisme en Europe, mais les réflexions qu’elle lui inspira ne furent pas toujours à la hauteur de ce qu’on en attendait. Elles allèrent d’une certaine indifférence à la neutralité, avec de rares moments de franche opposition. […]

Les Nouvelles héroïnes

Dans le climat dramatique de la dépression, le cinéma créa un nouveau type de femme  celle qui cherche, avec bien des contradictions, à affirmer une personnalité propre. Jusqu’en 1927, le cinéma avait été par définition un moyen d’expression purement visuel ; l’action étant considérée comme une prérogative masculine, […]

LE FILM NOIR DE SÉRIE B

De la série réalisée par Anthony Mann et John Alton pour Eagle-Lion entre 1947 et 1949 – Raw Deal (Marché de brutes, 1948), T-Men (La Brigade du suicide,1948), He Walked by Night (Il marche dans la nuit, 1948) et Reign of Terror (Le Livre noir, 1949) – au Gun Crazy (Démon des armes, 1950) de Joseph H. Lewis et au Killer’s Kiss (Baiser du tueur, 1955) de Kubrick, de nombreux exemples «classiques» de films noirs sont réalisés par des producteurs et des metteurs en scène indépendants disposant de budgets limités.

L’AVENTURE CRIMINELLE par Nino Frank

Il est d’usage de signaler la première apparition du terme : film noir dans un article du numéro 61, d’août 1946, de L’Ecran français. Sous le titre : « Un nouveau genre policier : l’aventure criminelle », Nino Frank définissait ainsi quelques films américains, venant de sortir en France, qui lui semblaient montrer autrement la violence physique et les actes criminels. Il les désignait comme des oeuvres de psychologie criminelle et insistait sur leur manière d’exploiter brillamment un dynamisme de la mort violente. Nommer film noir des productions tournées à Hollywood entre 1943 et 1945 n’était pas frivole. Le sentiment de malaise, l’angoisse et la peur avaient régné dans le cinéma américain pendant la seconde guerre mondiale. Ils infiltraient les films policiers et d’espionnage tout autant que les mélodrames sociaux.  Peu solaire et rarement optimiste, ce cinéma de l’ombre dominante et de la traversée douloureuse des apparences était d’une nature oppressante, dure et souvent opaque. La noirceur de ses sujets et de ses personnages fascinait  le public jusqu’au vertige. Un réalisme âpre s’y mariait avec une atmosphère de cauchemar. [Le film Noir (Vrais et faux cauchemars) – Noël Simsolo – Cahiers du Cinéma Essais – (2005)]

Cinéma et censure : le Pré-Code

Il est vrai que Hollywood n’était pas, à cette époque, un modèle de vertu. Les scandales se succédèrent à un rythme accéléré jusqu’en 1921, date à laquelle « »l’affaire Fatty » défraya la chronique. Dans un hôtel de San Francisco, lors d’une de ces interminables « parties » qui faisaient les délices des chroniqueurs mondains et du public, la jeune vedette Virginia Rappe mourut dans des circonstances tragiques. On arrêta Roscoe Arbuckle, un acteur comique très populaire surnommé « Fatty », et il fut inculpé d’homicide par imprudence. Les rumeurs se multiplièrent sur les circonstances exactes de la party tragique et, à partir de cette date, le public bouda les films de Fatty, même après qu’il eut été disculpé. Hollywood lui ferma ses portes dorées et Fatty tomba dans l’oubli.

LES SEIGNEURS DU CRIME

Les « méchants », auxquels se heurtent les champions de la loi dans les années 40, prennent souvent le masque de la courtoisie. Mais leur nature profonde est en réalité totalement maléfique. Les années 40 furent l’âge d’or des acteurs de composition spécialisés dans le rôle du méchant, figure récurrente du film noir et du film policier de cette décennie. Les écrans se peuplèrent donc de génies du crime, cyniques, à l’humour sardonique, pleins de morgue et décidés à tout pour parvenir à leurs fins.

LE CINÉMA COLONIAL

La période de l’entre-deux-guerres correspond à l’apogée de l’empire colonial français : colonies, protectorats, territoires sous mandat constituent le deuxième empire mondial, juste après celui de la Grande-Bretagne. Il y avait là une matière cinématographique très riche à exploiter, et on peut s’étonner que les réalisateurs français n’y […]

La chasse aux sorcières à Hollywood

A la fin des années 40, l’Amérique est obsédée par le péril communiste. Dans un climat d’hystérie collective et de délation généralisée, Hollywood est le théâtre d’une épuration en règle. En 1947, la capitale du cinéma se transforme en arène politique. Alimentant la psychose anticommuniste, la Commission sénatoriale […]

Irving Berlin

Aux États-Unis, son God Bless America en a fait un héros national. Mais on doit aussi au compositeur des succès comme Say It Isn’t So, Easter Parade, et l’inusable White Christmas. La carrière d’Irving Berlin semble illustrer l’adage populaire selon lequel avec un peu de bonne volonté, on […]

Arthur Freed : le magicien de la MGM

Après avoir travaillé longtemps à la MGM comme compositeur, Arthur Freed commença en 1939 une extraordinaire carrière de producteur qui en fit le maître incontesté de la comédie musicale. Les succès remportés par Arthur Freed, qui fut le « promoteur » des plus prestigieuses comédies musicales des années […]