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THE LADY VANISHES (Une Femme disparaît) – Alfred Hitchcock (1938)

Suivant le modèle adopté pour The 39 Steps, le nouveau film d’Hitchcock ne s’embarrassait pas de réalisme. Le réalisateur feignit même de s’étonner de ce que « nos amis les vraisemblants », comme lui et Truffaut appelaient les inconditionnels du réalisme au cinéma, ne se soient pas plus emportés contre le scénario somme toute assez farfelu de The Lady Vanishes. Car dans le film, le réalisme cède le pas au rythme époustouflant de l’intrigue. La méthode consistant à enchaîner les scènes les unes après les autres, sans une minute de répit, trouve ici son point d’orgue.

VERTIGO (Sueurs froides) – Alfred Hitchcock (1958)

Vertigo (Sueurs froides) est le meilleur film d’Hitchcock, et même l’un des meilleurs jamais tournés. Pourtant, lors de sa sortie, sa qualité de chef-d’œuvre ne fut pas tout de suite reconnue par le public et la critique. Bien qu’il soit centré sur un meurtre, ce n’est pas à proprement parler un film policier mais, selon les mots de son auteur, « une histoire d’amour au climat étrange ».

STRANGERS ON A TRAIN (L’Inconnu du Nord-Express) – Alfred Hitchcock (1951)

Basé sur un roman de Patricia Highsmith et, à l’origine, mis en forme par Raymond Chandler, Strangers on a train (L’Inconnu du Nord-Express) ne doit pourtant ses qualités qu’à Alfred Hitchcock. Après avoir écarté le travail de son scénariste, le réalisateur reprit les choses en main de manière magistrale, montrant une fois de plus de quoi il était capable, seul. Ce film réalisé avec maestria, d’une rigueur cinématographique absolue, est une des œuvres les plus populaires d’Hitchcock. 

TORN CURTAIN – Alfred Hitchcock (1966)

Le scénario fut construit en trois parties. Le premier tiers correspond au point de vue de Sarah. Le deuxième adopte celui d’Armstrong ; il débute avec la scène du musée. Le troisième réunit les fiancés dans la fuite, après qu’Armstrong a avoué la vérité à Sarah.
Plus encore que dans ce découpage narratif, la touche du maître se fait sentir dans des scènes-clés du film. La scène du musée est une véritable partie de cache-cache aérienne, où l’espace vide se remplit entièrement du bruit des pas d’Armstrong et de son poursuivant.