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GOUPI MAINS ROUGES – Jacques Becker (1943)

Dans son auberge des Charentes, le clan Goupi attend Goupi Monsieur, le petit-fils qui a réussi à Paris. Ce soir-là, l’aïeul, Goupi l’Empereur, a une attaque, de l’argent est volé, l’acariâtre Goupi Tisane est assassinée. Et toute la famille ne pense qu’à retrouver un magot caché dans la maison… On est frappé par la modernité de ce film sorti sous l’Occupation, le deuxième de Jacques Becker après Dernier Atout — deux oeuvres qu’il put tourner en échappant au stalag après avoir simulé des crises d’épilepsie.

BLANCHETTE BRUNOY

À l’écart des femmes fatales des années 1930, Blanchette Brunoy s’impose par un naturel lumineux qui séduit aussi bien Renoir que Becker ou Cayatte. Révélée en 1937 par Claudine à l’école, elle devient l’une des jeunes premières les plus marquantes de sa génération. Ingénue sans mièvrerie, elle incarne une jeunesse franche, souvent prête au sacrifice, de La Bête humaine à Goupi mains rouges. Sa carrière traverse l’avant‑guerre, l’Occupation et l’après‑guerre avec une constance discrète mais solide. Le théâtre puis la télévision prolongent ensuite son parcours, avant un retour tardif au cinéma dans les années 1980.

LE CAFÉ DU CADRAN – Henri Decoin (1947)

Nombreux furent les films pour lesquels Decoin fut qualifié de « superviseur », sans qu’il soit possible d’établir son rôle exact de manière plus précise. Ce sera notamment le cas des deux films réalisés par sa fidèle collaboratrice, Andrée Feix, en 1946 et 1947 respectivement, Il suffit d’une fois et Capitaine Blomet, qui mettent tous les deux en vedette Fernand Gravey, de retour d’une assez brillante carrière à Hollywood. Pour Le Café du cadran, le témoignage de son principal interprète, Bernard Blier, semble formel : si Jean Géhret en est crédité comme le réalisateur, Blier assure que celui-ci fut en fait l’œuvre d’Henri Decoin.