Étiquette : cornel wilde

THE BIG COMBO (Association criminelle) – Joseph H. Lewis (1955)

Le chef local de la pègre, M. Brown, a séduit la mondaine Susan Lowell . Pendant ce temps-là, l’inspecteur Leonard Diamond , qui cherche sans répit à faire tomber Brown, prend l’élégante Susan dans ses filets, mais il se laisse influencer par les sentiments qu’elle lui inspire. On raconte que le réalisateur Joseph H. Lewis aurait déclenché la fureur de son acteur principal, Cornel Wilde, en envoyant des billets explicitement sexuels à sa partenaire et épouse de l’époque, Jean Wallace. Theodora, la société de Wilde, faisant partie des producteurs du film, la stratégie de Lewis était pour le moins risquée, mais elle lui permit d’obtenir le jeu qu’il attendait. [Film Noir 100 All-Time Favorite – Paul Duncan, Jürgen Müller – Edition Taschen – (2013)]

HIGH SIERRA (La Grande évasion) – Raoul Walsh (1941)

La renommée de Raoul Walsh est essentiellement basée sur ses films d’action et d’aventure. Mais They died with their boots On (La Charge fantastique), White heat (L’Enfer est à lui), The Roaring twenties, They Drive By Night (Une Femme dangereuse) et High sierra, présentent aussi des études intéressantes de personnages bien construits qui se battent soit à l’intérieur, soit à l’extérieur du système. Les protagonistes de Walsh sont des lutteurs, prêts à foncer pour vivre une vie libre dont ils maîtriseraient les règles.
High Sierra est peut-être le film de Walsh où cette quête individuelle de la liberté est exprimée avec le plus de force, ce qui, par ailleurs, l’écarte du cycle noir. Le soleil brille généreusement, les personnages ne sont pas enfermés dans des pièces étroites et sombres mais se promènent dans des paysages vastes et verdoyants sous un ciel où brillent les étoiles et non les néons. La prodigalité de la nature renforce, par opposition, la vision sombre que Walsh donne de l’existence humaine. Perdu dans cette luxuriance, l’homme est misérable. Les superbes sommets de la Sierra se moquent de son insignifiance et sont comme des monuments élevés à la gloire de ses aspirations illusoires.