HOLLYWOOD REVIENT AU CINÉMA D’ÉVASION
Pour les Américains, les années 1950 correspondent à une période de confort et de tranquille prospérité. C’est cette image sécurisante que Hollywood allait véhiculer dans toute une série de comédies brillantes.
Pour les Américains, les années 1950 correspondent à une période de confort et de tranquille prospérité. C’est cette image sécurisante que Hollywood allait véhiculer dans toute une série de comédies brillantes.
Malgré sa disparition prématurée, le cinéaste a laissé derrière lui une longue filmographie, qui compte notamment cinq des dix films ayant réuni Fred Astaire et Ginger Rogers. Parcours d’un passionné. Si l’on en juge par l’exemple de Mark Sandrich, les études de physique peuvent mener à tout, y compris au cinéma.
Un chien, un léopard, une clavicule de brontosaure, une héritière foldingue, un savant ahuri : tels sont les principaux ingrédients de ce grand classique de la comédie américaine, L’Impossible Monsieur Bébé d’Howard Hawks… Quiproquos et poursuites s’enchaînent à un rythme échevelé dans le film où un paléontologue, à la recherche de la pièce manquante du squelette d’un brontosaure, ne trouve dans sa quête qu’une femme riche et extravagante, tombée amoureuse de lui. Humour, élégance, fantaisie : la classe quoi.
Katharine Hepburn a incarné, mieux qu’aucune autre star de Hollywood, le dynamisme, le courage et l’idéalisme. A travers des rôles très divers, elle a représenté, pour plusieurs générations de femmes, l’idéal de l’indépendance. Et elle le fit toujours avec fierté, conscience et rigueur.
Qu’elle soit diablesse, lady, girl, affiche, âgée, aux camélias, en collant rose ou à deux visages, la femme occupe dans l’univers réaliste mais luxueux de George Cukor le devant de la scène. La femme en enfer, la dame damnée : Tarnished Lady (1931), ainsi s’intitule le premier film de George Cukor… Toute l’œuvre de Cukor est ainsi bâtie qu’elle n’est ni drame ni divertissement, et qu’elle refuse les limites d’un choix définitif. Pile, face, Cukor a filmé sur la tranche, dorée au soleil d’Hollywood.
Le début d’Undercurrent pourrait être celui d’une de ces brillantes comédies sophistiquées chères à Hollywood et à la MGM puis, peu à peu, le ton change et la fin, véritable catharsis amoureuse, permet à Katharine Hepburn de satisfaire le transfert passionnel de Robert Taylor vers Robert Mitchum, d’un frère vers l’autre. Premier des grands films dramatiques de Minnelli, Undercurrent donne au cinéaste la possibilité de poursuivre, parallèlement à ses comédies musicales, la recherche de certains de ses thèmes les plus secrets, que l’on aurait tort de croire réservés au domaine du « musical ».
Née en 1929 de la fusion de la RCA et de la chaîne de cinémas Keith-Albee-Orpheum, la RKO va se hisser rapidement au rang des « majors companies », mais cessera ses activités en 1956.
Dans le climat dramatique de la dépression, le cinéma créa un nouveau type de femme celle qui cherche, avec bien des contradictions, à affirmer une personnalité propre. Jusqu’en 1927, le cinéma avait été par définition un moyen d’expression purement visuel ; l’action étant considérée comme une prérogative masculine, […]