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Vers un nouveau cinéma (1949 – 1959)

Entre 1941 et 1944, en moins de trois ans, une vingtaine de cinéastes nouveaux avaient fait leurs débuts, dont cinq ou six de premier plan. Dans les quinze ans qui suivirent, Il n’en fut pas de même, et il fallut attendre 1959, année de l’apparition de la nouvelle vague, pour assister à une floraison comparable à celle de l’Occupation.

JOUR DE FÊTE – Jacques Tati (1949)

Tati n’a jamais caché son admiration pour le film de Jean Renoir Une partie de campagne (1936), et Jour de fête, sans être un hommage déclaré au grand cinéaste, renvoie, d’une certaine manière, au monde poétique et sensuel de l’œuvre de Renoir. En 1949, tourner un film entièrement en extérieurs était encore relativement insolite, mais Tati parvint admirablement à rendre la tranquille beauté du paysage campagnard, la grande chaleur de l’été, et la grâce un peu rude des paysans.

LE CINÉMA FRANÇAIS DE L’APRÈS-GUERRE

Parmi les cinéastes qui avaient abordé pour la première fois la réalisation sous l’occupation allemande, il faut rappeler les noms d’Yves Allégret, d’André Cayatte, de Louis Daquin et de Jean Faurez. En 1946, Allégret réalisa un film de guerre, Les Démons de l’aube. Ses films Dédée d’Anvers (1948) et Une si jolie petite plage (1949) se rattachent à la tradition du réalisme populiste d’avant-guerre et sont teintés d’un pessimisme qu’on retrouve dans Manèges (1950), réquisitoire contre l’hypocrisie, l’égoïsme et la cupidité de la bourgeoisie.

Le cinéma des années « Pompidou »

A l’instar des institutions et des mentalités, le cinéma français n’a pas échappé à l’influence de Mai 68. Les années qui suivirent ce printemps historique furent, dans ce domaine, celles d’une irrésistible évolution vers la permissivité. La période qui s’étend de 1969 à 1974 forme une période historique […]