Toute sa vie et bien au-delà, Marilyn fut une star vénérée telle une déesse, et désirée comme peu le furent. Mais la femme, elle, ne se sentit jamais aimée. Ces manques affectifs, s’ils participèrent pourtant à son talent, firent d’elle un être totalement désespéré, qui quelquefois se prenait à rêver ! Vers la fin de sa vie, Marilyn acheta une statuette en bronze de Rodin. Elle était complètement fascinée par le couple d’amants représenté : l’homme dans son désir, avait une attitude brutale et prédatrice, tandis que la femme elle, n’était que douceur et soumission…

La petite fille que fut Norma Jean, manqua de tout, et surtout d’amour : privée très tôt de sa mère atteinte de graves troubles psychiques et n’ayant jamais connu son père, Norma Jean ne connut pas cette essentielle et première expérience de l’amour. Toujours, elle fut donc en quête de substitution. La reconnaissance publique en fut une, mais elle était bien loin de satisfaire le cœur et les besoins réels de Marilyn. Un jour, elle déclara qu’enfant, elle sentait qu’ « il y avait deux personnes en elle : l’une, la fille de personne ; l’autre était quelqu’un qui appartenait au ciel, a l’océan, au monde entier ». Si Marilyn sauva sans doute Norma Jean, elle ne put la guérir de son mal-être profond.

Sept ans de réflexion en 1955
Jim Dougherty , surnommé Jim le veinard, pour avoir épousé en 1942, la ravissante Norma Jean Baker, alors âgée de seize ans, était ce que l’on appelle « un chic type ». Auprès de lui, elle connut tout ce qu’elle n’avait jamais eu : un appartement à elle, une sécurité affective et matérielle. Elle le surnommait Daddy (Papa) et se faisait appeler Bébé ! Ce curieux transfert, elle le renouvela plus tard avec Arthur Miller, son troisième mari. Lorsque Jim s’engagea dans la Marine, sa jeune épouse s’effondra. Elle se sentit une nouvelle fois abandonnée !

Jim bien plus tard, après la mort de Marilyn, avouera n’avoir pas su déceler tous les besoins d’amour de sa jeune épouse, et avoir parfois fait preuve de maladresse. Puis comme pour se justifier, il ajoutera : « c’était une bonne épouse mais elle était tellement imprévisible que pour moi, ce n’était pas facile tous les jours ». Marilyn ne parla jamais beaucoup de son premier mari. Elle disait seulement que « ce mariage n’avait été ni heureux, ni malheureux ».

A View From the Bridge en 1956
D’origine sicilienne, le champion de baseball le plus populaire des États-Unis durant les années 1950, Joe DiMaggio était un homme plutôt taciturne et machiste. Tombé sous le charme de Marilyn Monroe, il divorça pour l’épouser en 1954. Le quotidien eut raison de la love story qui passionna l’Amérique entière : Joe passait ses journées devant la télévision à boire de la bière, et voulait que son épouse soit d’abord une bonne femme d’intérieur. Marilyn apprit bien à faire les spaghettis, mais ses efforts ne dépassèrent guère cette performance. L’amour qu’elle vouait à son travail et à son public firent exploser le couple quelques neuf mois plus tard. DiMaggio continua pourtant d’aimer son ex mais trop illustre épouse toute sa vie.

Popy et sa chère enfant : ainsi Marilyn et Arthur Miller s’appelaient-t’ils dans l’intimité… Pour aimer, Marilyn avait aussi besoin d’admirer. Or, elle était béate devant !’écrivain qui, lui-même, était fasciné par le phénomène artistique que Marilyn incarnait. Une fois qu’il l’eût épousée en 1956, il changea petit à petit d’avis, et n’hésita pas à raconter sur elle, les pires horreurs : « c’est un monstre narcissique et méchant qui m’a pris mon énergie et vidé de mon talent ». Auprès de lui, Marilyn voulut croire longtemps qu’elle avait enfin trouvé bonheur et équilibre. En devenant madame Miller, elle pensait gagner en respectabilité. Elle se convertit au judaïsme, passa des journées entières à faire le ménage, soutint son mari haut et fort lors des problèmes qu’il connut pour ses positions politiques. Mais cela ne suffit pas, et le couple se sépara en 1961.

Bizarrement, on ne sut jamais vraiment si Marilyn, la star au sex-appeal le plus puissant de notre temps, considérait l’amour physique comme un plaisir. Certains dirent même qu’elle n’aimait pas cela du tout ! Aussi, toutes les aventures et liaisons qu’elle eut furent-elles d’abord, pour elle, l’occasion de séduire : ça, elle adorait faire. Tous ces hommes s’inscrivirent donc essentiellement dans la quête désespérée d’amour et de reconnaissance qu’elle poursuivit durant toute sa courte vie. Et dans la très longue liste de ses rêves impossibles ! [Légendes d’Hollywood / Marilyn Monroe – Laetitia Defranoux (2004)]


MARILYN MONROE
Mélange explosif de candeur et de sensualité débordante, Marilyn Monroe est une actrice proche du génie. Sous le maquillage et les atours, elle restait une « petite fille ». Elle ne ressemblait à personne…
Trois mariages, trois divorces
Quand Marilyn divorça en 1946 de Jim Dougherty, elle était une starlette toute excitée de son nouveau succès. Cette première séparation ne fut presque qu’une simple formalité ! Son deuxième divorce, en 1954, fut au contraire vécu dans la plus grande des souffrances : Marilyn aimait Joe qui l’aimait aussi… Même s’il fut officiellement accusé de cruauté mentale par le tribunal ! A dater de ce jour, la star commença à consulter régulièrement psychiatres et analystes. Enfin, lorsque les deux époux Miller divorcèrent en 1961, Marilyn, brisée, sombra dans la plus terrible dépression. Quelques uns de ses proches accusèrent même Arthur Miller d’être indirectement la cause de la mort de la star, en août 1962.

MARILYN MONROE : LES ANNÉES COVER-GIRL
Poussée très tôt à se mettre en valeur, Marilyn connaît, dès l’âge de 19 ans, une relation passionnée avec l’objectif. Tour à tour innocente, sophistiquée ou provocante, elle va aiguiser à la une des magazines les armes qui la mèneront au firmament.

MARILYN MONROE : UNE JOURNÉE AVEC LA STAR
l est évidemment difficile d’établir une journée type de Marilyn Monroe. Sa vie est en effet celle d’une artiste hors du commun, et d’une femme ne pouvant supporter la routine… Pourtant, on peut retrouver certaines constantes de comportement dans sa vie quotidienne.

MARILYN MONROE : A LA RECHERCHE DU PÈRE
Par une cruelle ironie du sort, celle qui immortalisa à l’écran les chansons « Every baby needs a Da-Da-Daddy » et « My heart belongs to Daddy » ne connut jamais son véritable père. Une douloureuse absence qui marqua profondément la vie sentimentale de la star…

MARILYN MONROE : LA STAR ET SES GOUROUS
Terriblement inquiète quant à ses capacités de comédienne, Marilyn s’est entourée tout au long de sa carrière de professeurs brillants, en qui elle aura tendance à chercher aussi des figures parentales. Pour le meilleur et pour le pire…

MARILYN MONROE : LA STAR ET L’ÉCRIVAIN
Plus encore que son mariage avec Joe Di Maggio, l’histoire d’amour entre Marilyn et Arthur Miller passionna les foules du monde entier. L’union de la star du glamour hollywoodien et de l’austère dramaturge new-yorkais avait tout d’un conte de fées moderne…

MARILYN MONROE : L’ENFANCE VOLÉE
Tout le monde connaît les récits d’une enfance si malheureuse que la star en portera les stigmates jusqu’à sa mort. Ballottée d’un foyer à l’autre sans jamais connaître la sécurité, Marilyn a grandi tant bien que mal, mais toujours sans amour.

MARILYN MONROE : GLAMOUR GIRL
Reine de beauté et sex-symbol, Marilyn a aussi incarné pour toute une génération la quintessence du chic « made in Hollywood ». Entre luxe, mode et falbalas, petite revue de détail de la panoplie d’une superstar…
- GAS-OIL – Gilles Grangier (1955)
- ARSENIC AND OLD GLACE (Arsenic et vieilles dentelles) – Frank Capra (1944)
- FRITZ LANG ET LE FILM NOIR : UNE TRAVERSÉE DE L’OMBRE
- [la IVe République et ses films] LA QUALITÉ – CLÉMENT ÉPARPILLÉ (8/10)
- ROBIN AND THE 7 HOODS (Les Sept voleurs de Chicago) – Gordon Douglas (1964)
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Catégories :Les Actrices et Acteurs


desole mais la mort de marilyn est etroitement liee au choix des freres kennedy de se debarasser d’elle suite a ses imprudences
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