Catégorie : La Comédie musicale

FLYING DOWN TO RIO (Carioca) – Thornton Freeland (1933)

Lancée en 1933 par un studio en difficulté, cette comédie musicale met en vedette Dolores del Rio aux côtés de Ginger Rogers et Fred Astaire, qui deviendront un duo légendaire du cinéma américain grâce à leur succès dans « La Joyeuse divorcée ». « Carioca » est également notable pour être l’une des dernières productions avant le renforcement du Code Hays, permettant ainsi des éléments audacieux absents des œuvres ultérieures du couple.

[autour d’un film] QUAND HAWKS RÉALISE UNE COMÉDIE MUSICALE

Après le tournage de Monkey Business (Chérie, je me sens rajeunir, 1952), Howard Hawks devait encore un film à la Twentieth Century Fox. Darryl Zanuck, le patron du studio, lui proposa l’adaptation cinématographique d’un spectacle à succès de Broadway, lui-même transposé d’une pièce, elle-même tirée d’un roman d’Anita Loos paru en 1925. Hawks y voit l’occasion d’aborder un genre auquel il n’a pas encore touché : la comédie musicale.

[rediscover] 42nd STREET – Lloyd Bacon (1933)

42ème rue est l’une des comédies musicales les plus célèbres de l’avant-guerre. Le film ausculte la mécanique dramatique implacable des répétitions conduisant à métamorphoser le labeur des esclaves de Broadway en un triomphe du divertissement populaire. Mais il s’agit d’une intrigue assez typique, centrée sur le suspens entourant la préparation d’un show, la mise en scène de Lloyd Bacon et le duo qu’il forme avec le chorégraphe Busby Berkeley, lui donnent un ton particulièrement original et audacieux.

GIGI – Vincente Minnelli (1958)

Dans le Paris de 1900, Gigi est une adolescente vive et malicieuse. Élevée par sa grand-mère, une ancienne mondaine, elle reçoit une éducation très stricte, qui lui interdit les sorties et les frivolités. La jeune fille n’a pas de camarades, et seules les visites de Gaston Lachaille, riche héritier et ami de la famille, apportent un peu de fantaisie dans sa vie bien réglée. Mais bientôt, sa grand-tante Alicia, qui fut elle aussi une célèbre cocotte, décide de prendre en main son éducation… Avec ses neufs Oscars, le film de Vincente Minnelli apparaît comme l’ultime chef-d’œuvre produit par Arthur Freed pour la Metro-Goldwyn-Mayer.

IT’S ALWAYS FAIR WEATHER ( Beau fixe sur New York) – Stanley Donen et Gene Kelly (1955)

Après les inoubliables On the Town et Singin’ in the Rain, It’s Always Fair Weather est le troisième volet de la trilogie de « musical » réalisée par l’équipe Kelly- Donen-Freed-Comden-Green. Cette comédie musicale possède tous les atouts du genre : des danseurs exceptionnels, des numéros originaux, une mise en scène parfaite utilisant judicieusement le cinémascope et le split screen et un scénario qui ose une véritable satire acerbe de la société américaine.

SHALL WE DANCE (L’Entreprenant M. Petrov) – Mark Sandrich (1937)

Comment continuer à attirer le public dans les salles quand on lui a déjà proposé coup sur coup six films de Fred Astaire et Ginger Rogers, dont quatre reposant sur des chansons d’Irving Berlin et de Jerome Kern ? Débordant de fantaisie et de romance, ce film de 1937 associe aux talents de Fred Astaire et Ginger Rogers ceux d’Ira et George Gershwin. Sans pour autant attirer les foules.

YOU WERE NEVER LOVELIER (Ô toi ma charmante) – William A. Seiter (1942)

Quand Fred Astaire et Rita Hayworth se lancent en 1942 dans l’aventure de You were never lovelier (Ô toi ma charmante), leur statut vient de changer. Leur premier film, You’ll never get rich (L’Amour vient en dansant, réunissait en effet l’année précédente un acteur certes légendaire, mais en perte de vitesse, et une starlette prometteuse. L’accueil reçu par ce premier opus ayant fait monter en flèche leurs cotes respectives, Fred Astaire s’est vu engagé ensuite par la Paramount pour partager avec Bing Crosby l’affiche de Holiday Inn (L’Amour chante et danse), et Rita Hayworth a porté sur ses seules épaules la comédie musicale My Gal Sal (Mon amie Sally.