PAL JOEY (La Blonde ou la Rousse) – George Sidney (1957)

Sortie en 1957, Pal Joey musicale de George Sidney bénéficie de la présence de trois grandes stars (Rita Hayworth – Frank Sinatra – Kim Novak), ainsi que d’une bande originale entièrement signée Richard Rodgers et Lorenz Hart. 

A STAR IS BORN (Une Etoile est née) – George Cukor – 1954

Avec son titre repris régulièrement par la presse pour saluer l’avènement de la moindre vedette, A Star is born (Une Etoile est née) fait assurément partie des films les plus importants de l’histoire du cinéma américain. Il fut pourtant boudé à sa sortie, souffrant avant tout d’un montage tronqué par les exécutifs de la Warner, qui voulaient réduire…

AN AMERICAN IN PARIS – Vincente Minnelli (1951)

Couvert d’oscars et de récompenses de toutes sortes, généralement porté aux nues, considéré souvent comme le plus grand « musical » de l’histoire du cinéma, Un Américain à Paris est le film qui a le plus contribué à la célébrité de Vincente Minnelli. Quand on parle de lui aux profanes, on peut se contenter de dire : c’est l’auteur de Un Américain à Paris. That’s Entertainment, laborieux film de montage, se termine, en apothéose, par son célébrissime ballet final. Un livre entier (The Magic Factory : How MGM Made An American in Paris), a été consacré au tournage. Tous les collaborateurs du film en parlent avec des sanglots dans la voix. Et pourtant, nous restons sur une étrange impression de réserve, car il s’agit d’un des films les plus inégaux de son auteur. Si le ballet final, maintes fois célébré, n’a rien perdu de son éclat, il  faut pourtant nuancer sur le reste et si, finalement, Un Américain à Paris était un des films les moins personnels de Minnelli ? Si sa réputation était, en partie du moins, usurpée ?

HIGH SOCIETY (Haute société) – Charles Walters (1956)

Signé par le vétéran Charles Walters, ce film de 1956 joue la carte du glamour en réunissant deux chanteurs de légende et une future princesse, le tout sur des airs inédits du grand Cole Porter. L’histoire Tracy Lord (Grace Kelly) doit épouser le séduisant George Kittredge (John Lund) mais son ancien mari, C. K Dexter-Haven…

KISS ME KATE (Embrasse-moi, chérie) – George Sidney (1953)

La MGM réunit en 1953 certains de ses meilleurs artisans, du cinéaste George Sidney au directeur artistique Cedric Gibbons, afin de porter à l’écran un spectacle-événement de Broadway. Too (Darn) Hot Les films tirés de spectacles mythiques de Broadway permettent-ils de se faire une idée de ce que les spectateurs new-yorkais ont pu découvrir lors…

THE PIRATE – Vincente Minnelli (1948)

Avant-garde ! A l’issue d’une projection de travail organisée le 29 août 1947 à la MGM, Cole Porter fait part de ses craintes au producteur Arthur Freed : selon lui, The Pirate risque fort de dérouter le public. Et de fait, malgré son affiche prestigieuse, la sortie de cette comédie musicale atypique va constituer un…

PARTY GIRL (Traquenard) – Nicholas Ray (1958)

L’œuvre de Nicholas Ray offre quelques réussites éblouissantes, dont le charme emporte les réserves que peuvent parfois susciter des conventions trop voyantes ou des facilités de scénario. Moins maîtrisé que le violent Johnny Guitar, moins constamment lyrique que l’envoûtant Wind Across the Everglades (La Forêt interdite), Party Girl (Traquenard), reste un de ses plus fascinants chef-d’ œuvre,…

THERE’S NO BUSINESS LIKE SHOW BUSINESS (La Joyeuse Parade) – Walter Lang (1954)

Au final l’aventure de There’s no business like show businessrestera l’un des pires souvenirs de Marilyn. D’autant plus qu’à la sortie du film, certains critiques s’offusquent de l’indécence de I‘actrice, dans des numéros qu’elle n’a pourtant pas conçus elle-même ! D’autres journaux soulignent heureusement que la nouvelle star de la Fox se tire plutôt bien de cet exercice délicat. Le plus beau compliment venant du prestigieux compositeur Irving Berlin, qui déclare que Marilyn a doté ses chansons, pourtant interprétées par les plus grands noms du jazz, d’une suavité nouvelle… Mais pour Marilyn, le plus important est d’avoir honoré cette commande de la Fox, avant de se lancer dans un projet qu’elle devine décisif : The Seven Year Itch. 

SUMMER STOCK – Charles Walters (1950)

Sortie aux États-Unis en août 1950, Summer Stock, la romance bucolique de Charles Walters a connu une genèse des plus tourmentées, due aux nombreux problèmes de son héroïne, Judy Garland. Fantaisie rurale Dernière comédie musicale de Judy Garland à la MGM, Summer stock séduit aujourd’hui encore par sa fraîcheur. Certes, le film souffre un peu…

Le Mythe Ginger et Fred

Dans les années 30, la RKO révolutionne la comédie musicale grâce à deux artistes qui, de Carioca (Flying Down to Rio) à La Grande Farandole (The Story of Vernon and Irene Castle), vont s’imposer comme les maîtres du genre. Lorsqu’il arrive à Hollywood en 1933, Fred Astaire est heureux de pouvoir mener enfin sa carrière…

THE BARKLEYS OF BROADWAY – Charles Walters (1949)

Bouquet final En 1949, le producteur Arthur Freed signe un coup de maître : les retrouvailles du duo le plus légendaire du cinéma américain, Fred Astaire et Ginger Rogers. Le public, venu en masse assister à l’événement, ne sera pas déçu. L’affiche de The Barkleys of Broadway (Entrons dans la danse), qui sera le dernier…

FOLIES-BERGÈRE, Un Soir au Music-hall – Henri Decoin (1957)

Difficile, dès lors, de faire la fine bouche. À qui sait jouer du second degré, le film est un régal pour l’œil et l’oreille, plaisant, émoustillant même, plus proche des Ziegfeld Follies que d’Arthur Freed, mêlant la grande tradition française (cabarets, java, gouaille à la Piaf de Zizi) avec le dynamisme, l’enthousiasme américain, auxquels, à vrai dire, Eddie Constantine apporte plus de velléités que de réussite effective. On bouderait à tort son plaisir : apprécier Zizi Jeanmaire dans la « robe araignée » qu’elle arbore dans le final est un plaisir en soi.

GOLD DIGGERS OF 1933 – Mervyn Leroy et Busby Berkeley (1933)

L’histoire : Carol King (Joan Blondell), Trixie Lorraine (Aline MacMahon) et Polly Parker (Ruby Keeler) sont trois jeunes danseuses au chômage. Le fait que leur ami Barney Hopkins (Ned Sparks) s’apprête à monter une revue les enchante mais elles découvrent rapidement que Barney n’a pas d’argent. C’est alors que Brad Roberts (Dick Powell ), un…

GENTLEMEN PREFER BLONDES – Howard Hawks (1953)

« Aimez-moi ! » Si le film dit que les hommes préfèrent les blondes, Marilyn, elle, réclamait non seulement d’être préférée, mais d’être aimée, vraiment et totalement. Elle-même était prête à tout donner, et c’est la flamme de tout son cœur, et de son brûlant et désespéré besoin de tendresse qu’elle mit dans chacun de ses regards, de…

42nd STREET – Lloyd Bacon (1933)

42nd Street est l’un des comédies musicales les plus célèbres de l’avant-guerre, mais il s’agit d’une intrigue assez typique, centrée sur le suspens entourant la préparation d’un show, la mise en scène de Lloyd Bacon, et le duo qu’il forme avec le chorégraphe Busby Berkeley (pour sa première collaboration avec la Warner), lui donnent un ton plus original et audacieux que celui de Prologue, autre concrétisation plus tardive (1933) de leur magnifique complicité artistique.