Étiquette : pre code

NIGHT NURSE (L’Ange blanc) – William A. Wellman (1931) 

William A. Wellman ne filme pas le personnage archétypal de l’infirmière comme un pur objet de désir et de fantasmes, même si plusieurs scènes, au début du film, assument avec humour la confusion entre la fonction d’infirmière et celle de strip-teaseuse. Les séquences de déshabillage sont menées avec un mélange de naturel décontracté et de vitesse qui définit bien ce que serait « l’éternel féminin » selon Wellman : une femme qui n’a jamais honte d’elle-même (ni de son corps, ni de ses désirs, ni de ses principes), et accomplit sa destinée tambour battant, sans se laisser décourager par les obstacles, les injustices ou les inégalités qui frappent ses origines sociales et son sexe.

JEAN HARLOW

Jean, aidée par sa bonne nature et confiante en son succès retrouvé, tint tête facilement, cette fois, aux menaces des puritains et des ligues féminines. Elle se remaria avec Paul Bern, un homme très différent d’elle, aussi calme et renfermé qu’elle était expansive et débordante de vitalité. Mais le malheur semblait s’attacher aux pas de Jean : deux mois seulement après les noces, Bern se suicida.

42nd STREET – Lloyd Bacon (1933)

42ème Rue est l’un des comédies musicales les plus célèbres de l’avant-guerre, mais il s’agit d’une intrigue assez typique, centrée sur le suspens entourant la préparation d’un show, la mise en scène de Lloyd Bacon et le duo qu’il forme avec le chorégraphe Busby Berkeley, lui donnent un ton plus original et audacieux que celui de Prologue, autre concrétisation plus tardive de leur magnifique complicité artistique.

FEMALE – Michael Curtiz, William A. Wellman, William Dieterle (1933)

La bande-annonce de Female résume parfaitement son propos, si l’on considère que la fin « romantique », expédiée en quelques minutes, est artificiellement plaquée sur le véritable sujet du film : « La plupart des femmes dissimulent leurs désirs… Voici l’histoire d’une femme qui en fait ouvertement étalage ! Female montre comment les femmes modernes font la chasse aux hommes. »

BABY FACE (Liliane) – Alfred E. Green (1933)

Baby Face est un film Pré-Code de 1933 avec Barbara Stanwyck, et George Brent dans les rôles principaux. On retrouve également dans les seconds rôles le très jeune John Wayne. Il existe 2 versions de ce film : la version censurée diffusée dans les cinémas à l’époque et la version non censurée « director’s cut » si on peut dire. C’est bien entendu, cette dernière version qui donne tout son sens au film. La version censurée enlève tout le caractère sulfureux de l’oeuvre voir même une compréhension de certaines scènes. Le film est une oeuvre d’importance dans l’immense filmographie d’Alfred E. Green.

MAE WEST : LA DÉESSE DU PÊCHÉ

Night Alter Night n’est pas resté dans l’histoire du cinéma comme un pur chef-d’œuvre, il s’agit même d’un film « nullissime » et tout à fait insignifiant. Pourtant, la dernière bobine de pellicule est marquée par la présence d’une femme qui a provoqué rien moins qu’une véritable révolution sexuelle dans la création artistique américaine.