Les Actrices et Acteurs

DONALD O’CONNOR

PUBLICATION EN COURS DE MODIFICATIONS
PUBLICATION EN COURS DE MODIFICATIONS

Eternel amuseur des comédies musicales hollywoodiennes, l’acteur a tenu son rôle le plus mémorable aux côtés de Gene Kelly dans Singin’ in the Rain. Mais sa carrière ne se résume pas aux personnages de fidèle comparse…

Donald O’Connor – photo de promotion du film « Singing In the Rain » (1954) . (Photo/Universal Studios)

Donald O’Connor est ce que l’on appelle un enfant de la balle. Né à Chicago, il est élevé dans un cirque par un père acrobate et une mère écuyère. Dans la famille, la question de la vocation ne se pose pas, et le petit Donald se lance très tôt dans le spectacle. C’est avec deux de ses frères qu’il fait à l’âge de douze ans sa première apparition au cinéma, en exécutant un numéro dansé dans le film Melody for two. Dès l’année suivante, l’acteur en herbe est embauché à la prestigieuse Paramount, où il sera entre autres Huckleberry Finn dans Tom Sawyer, Detective, avant d’incarner Gary Cooper adolescent dans Beau geste.

Donald O’Connor

À partir de 1942, le jeune O’Connor devient chez Universal le spécialiste de comédies musicales destinées aux teenagers, tel What’s cookin. Mais c’est avec Francis (Francis, le mulet qui parle) que son nom explose soudain : dans cette pochade familiale, O’Connor joue un soldat découvrant un jour qu’il peut discuter avec un mulet, qui devient alors son meilleur ami ! Enorme succès de l’année 1950, le film donnera lieu à cinq suites, avant que l’acteur ne jette l’éponge. Aussi caustique dans la vie qu’à l’écran, O’Connor expliquera ainsi son refus d’en tourner une sixième : « Vous savez, quand on a fait six films de la série et que le mulet continue à recevoir davantage de courrier que vous… ». C’est donc Mickey Rooney qui reprendra le flambeau pour le dernier volet des aventures du mulet Francis.

Gloria Jean et Donald O’Connor dans « Get Hep to Love » (Charles Lamont, 1942)

C’est en 1952 que Donald O’Connor tourne son film le plus fameux : Singin’ in the Rain (Chantons sous la pluie), monument du septième art dont il partage l’affiche avec Gene Kelly et Debbie Reynolds. La fantaisie naturelle de l’acteur y fait merveille, notamment dans le célèbre numéro de « Make’em laugh ! » (Fais-les rire !). Parfaitement accordée à son tempérament de boute-en-train, la scène lui donne en outre l’occasion d’une incroyable performance : il joue, chante, danse, grimpe aux murs et termine la séquence par un magnifique salto arrière. Un morceau de bravoure qui lui vaudra trois jours de repos au lit ! Certes, les relations avec Gene Kelly, artiste particulièrement exigeant, sont parfois tendues, mais O’Connor a assurément trouvé avec le personnage de Cosmo Brown le meilleur rôle de sa carrière. Une carrière qui s’avérera extrêmement prolifique, puisque après avoir enchaîné de nombreux autres « musicals » au cours des années 1950 et 1960 (There’s No Business Like Show Business avec Marilyn Monroe), l’acteur apparaîtra encore dans des films bien plus récents, tels que Ragtime de Milos Forman ou Toys de Barry Levinson. Il décède en septembre 2003, à l’âge de 78 ans.  [Éric Quéméré – Les Légendes d’Hollywood – Marilyn Monroe dans La Joyeuse Parade – 2004]

« Ragtime » de Milos Forman (1981) – Donald O’Connor (« I Could Love a Million Girls ») et Elizabeth McGovern
26/09/1963 – Donald O’Connor et Judy Garland répètent pour la première production de « The Judy Garland Show », qui marquera leur première apparition télévisée ensemble.

Les extraits
« Make ’em Laugh« 
Music by Nacio Herb Brown 
Lyrics by Arthur Freed 
Performed by Donald O’Connor
« Good Morning « 
Music by Nacio Herb Brown 
Lyrics by Arthur Freed 
Originally from Babes in Arms (1939) 
Performed by Gene Kelly, Donald O’Connor, and Debbie Reynolds

 

« Lazy »
Written by Irving Berlin 
Performed by Marilyn Monroe, Mitzi Gaynor and Donald O’Connor 

SINGIN’ IN THE RAIN (Chantons sous la pluie) – Stanley Donen, Gene Kelly (1952)
Tourné en 1951 pour la MGM, le film de Stanley Donen et Gene Kelly jette un regard drôle et attachant sur le petit monde du cinéma hollywoodien. Un sommet de la comédie musicale, resté inégalé.

THERE’S NO BUSINESS LIKE SHOW BUSINESS (La Joyeuse Parade) – Walter Lang (1954)
Hommage au génie du compositeur Irving Berlin, dont les chansons parsèment le film, There’s no business like show business (La Joyeuse parade) a également pour but de mettre en valeur les talents scéniques de Marilyn. Et ce, malgré les réticences de la star à se lancer dans un tel projet.


LA COMÉDIE MUSICALE
La comédie musicale a été longtemps l’un des genres privilégiés de la production hollywoodienne, et probablement le plus fascinant . Né dans les années 1930, en même temps que le cinéma parlant, elle témoigna à sa manière, en chansons, en claquettes et en paillettes, de la rénovation sociale et économique de l’Amérique. Mais c’est dix plus tard, à la Metro-Goldwyn-Mayer, que sous l’impulsion d’Arthur Freed la comédie musicale connut son véritable âge d’or, grâce à la rencontre de créateurs d’exception (Vincente Minnelli, Stanley Donen) et d’acteurs inoubliables (Fred Astaire, Gene Kelly, Judy Garland, Cyd Charisse, Debbie Reynolds). Par l’évocation de ces années éblouissantes à travers les films présentés, cette page permet de retrouver toute la magie et le glamour de la comédie musicale.



En savoir plus sur mon cinéma à moi

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.