HUSTLE (La Cité des dangers) – Robert Aldrich (1975)

Blasé, cynique et tranchant, Burt Reynolds est le lieutenant Phil Gaines, un détective vivant à Los Angeles, spécialisé dans les enquêtes difficiles. Il se retrouve entraîné dans un casse-tête obscure après la mort d’une adolescente. Sa relation torride avec une prostituée glaciale interprétée par Catherine Deneuve, impliquée dangereusement dans l’affaire – un de ses clients habituels étant suspect majeur – complique ses investigations. d’autant plus que le père de la victime, un homme peu fiable brouille les pistes de Gaines en menant sa propre enquête, décousue et inefficace.

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Pour leur seconde collaboration, Robert Aldrich et Burt Reynolds achetèrent ensemble les droits du roman de Steve Shagan. Le réalisateur modifie ici complètement l’image de dur donnée jusque-là par la carrière du comédien et notamment par The Longest Yard (Plein la gueule, 1974). Le policier qu’incarne Reynolds apparaît en effet comme peu conventionnel. Fragile, sensible, il vit en décalage par rapport à la réalité du monde qui l’entoure, essentiellement dominé par la violence et la corruption. Personnage romantique qui aime les chansons d’Aznavour, les films de Lelouch et rêve de l’Italie, il est tout aussi désabusé que Mike Hammer quant à l’utilité de sa fonction. Mais contrairement au détective de Kiss me deaddly (En quatrième vitesse, 1955), il répugne à utiliser la violence. Et surtout, il est capable d’aimer une femme.  [Encyclopédie du film Noir – Alain Silver et Elizabeth Ward – Ed Rivages (1979)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Hustle (La cité des dangers) est ainsi l’un des rares films d’Aldrich où l’histoire d’amour joue un rôle aussi essentiel. « Il me semblait dit Aldrich, que si la scène d’amour clef du film – celle dans le bar lorsque Catherine dit à Burt que s’il l’aime véritablement elle renoncera à son métier de prostituée et que lui répond qu’il ne pense pas en être capable – que si cette scène était écrite comme il le fallait – et je crois qu’elle l’est – nous aurions une relation amoureuse très intéressante. Je n’ai jamais pensé que le film pourrait marcher comme un film » d’aventure et d’action » car l’histoire policière est trop mince; il ne se passe pas grand-chose. Mais j’ai pensé que cela pourrait être une merveilleuse histoire d’amour à condition que la femme soit une étrangère. Dans le scénario, elle était américaine et cela m’embêtait beaucoup parce que bon nombre d’Américains trouveraient inacceptable qu’un homme envisage sérieusement une relation amoureuse permanente avec une prostituée. Il me semblait que le problème serait grandement atténué si celle-ci était une étrangère. C’est une décision que j’avais prise avant même d’offrir le rôle à Deneuve et elle fut notre premier choix. »

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Sur cette histoire romantique vient se greffer une intrigue policière qui apparente Hustle au film noir. Situé dans le contexte politique et sociologique bien précis de l’après Watergate, il est aussi un réquisitoire contre les privilèges de certaines personnes haut placées : « Depuis Watergate, il est évident que nous vivons dans un système de justice et d’influence à deux étages. Il y a ceux qui sont traités avec des égards particuliers et ceux qui ne le sont pas, et cela en fonction d’une combinaison de facteurs et non pas simplement en fonction du revenu ou de la race (Positif – n°182 – juin 1976). »  [Encyclopédie du film Noir – Alain Silver et Elizabeth Ward – Ed Rivages (1979)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Burt Reynolds avouait de son côté : « Bob et moi pensions que ce ne serait pas un film très commercial mais que l’histoire méritait d’être racontée. J’ai toujours pensé que si le type ne mourait pas, le film aurait fait vingt millions de dollars de plus. Tout le monde à la Paramount voulait que nous changions la fin. Par cette mort, Gaines montre qu’il est réellement un officier défendant la loi. En fonction de ce qui se passait, il ne pouvait pas se contenter de s’en aller tranquillement. Je crois que nous avons choisi la fin la plus dérangeante. »

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Parallèlement au privé blasé et las (Hickey de Hickey and Boggs par exemple) Phil Gaines représente, lui, le policier noir moderne. Il ressemble au Callahan de Dirty Harry (L’inspecteur Harry), fondamentalement désillusionné par son travail et le système qui le sous-tend (ainsi que le prouve cette remarque : « Vous ne savez pas dans quel pays vous êtes ? Ne sentez-vous pas l’odeur des bananes ? Vous êtes au Guatemala avec une télé en couleurs») mais ses réactions sont plus intériorisées et moins violentes. Avec sa conscience douloureuse de l’instabilité des institutions sociales et des relations personnelles, le personnage de Gaines est typiquement noir, comme ses efforts pour se détacher de Nicole. Sa jalousie, sa haine de sa profession, et son indignation devant le fait que « tout le monde se démerde» ne sont jamais vraiment contrôlées.  [Robert Aldrich – Jean Pierre Piton – Filmo 10 – Edilig (1985)]

Catherine Deneuve
HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Plus que dans ses films noirs antérieurs Aldrich centre sa mise en scène autour de Gaines. Tout est vu par ses yeux. La séquence initiale est remarquablement diffractée : une plongée, deux retours en arrière puis une autre plongée sur le visage de Nicole. La couleur et les détails du décor sont contrebalancés par une lumière dure et fortement contrastée. La scène de dialogue est rendue par des gros plans qui isolent Gaines et Nicole dans leur propre sphère, sapant l’idée même d’échange. Les cadrages, très serrés, leur coupent le front. On a l’impression que dans cette maison, richement meublée mais sans charme on ne peut vivre qu’à distance, même avec une femme aimée. Après la scène de la morgue avec Hollinger, on découvre son bureau, lieu plus pénible encore: des espèces de cagibis crasseux et sombres, séparés par des cloisons sinistres en verre dépoli où les rares rayons de soleil sont impuissants à dissiper l’ombre envahissante.  [Robert Aldrich – Jean Pierre Piton – Filmo 10 – Edilig (1985)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Tandis que Harry Callahan erre dans les rues à la recherche d’une catharsis, Gaines tente d’échapper à la réalité en se refermant sur lui-même. Son côté nostalgique (« J’aime les années 30, Cole Porter Dizzy Dean ») révèle le même romantisme refoulé qui apparaissait chez Callahan dans Alerte à Singapour. Par ailleurs Gaines peut avoir des pulsions meurtrières (lorsqu’il donne le coup de grâce au psychopathe pour qu’il ne puisse plus jamais se retrouver en liberté). Pour parler de sa violence, il a recours à des métaphores, sa préférée étant la version cinématographique de Moby Dick. S’il peut se projeter en Ahab, devenu fou à cause de sa propre tension absolutiste, il peut aussi s’identifier aux truands et aux traîtres qui luttent à leur façon contre le système; par conséquent, à chaque fois qu’il se bat avec eux, il se bat, en quelque sorte, avec lui-même. Mais les mythes perdant petit à petit leur pouvoir thérapeutique (en rentrant Nicole trouve Gaines en train de regarder Moby Dick à la télévision, tapi dans le noir comme Charlie Castle dans Le grand Couteau), Gaines entame un transfert avec le pitoyable Marty Hollinger.  [Robert Aldrich – Jean Pierre Piton – Filmo 10 – Edilig (1985)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Ce dernier ancien combattant très traumatisé par la guerre de Corée est mis en parallèle avec Gaines aussi bien sur le plan visuel que narratif. A la morgue, derrière le corps nu de Gloria l’effet de cadrage équilibré sur les deux hommes se prolonge, une fois rentrés chez eux, par des prises de vue en contre-plongée et des éclairages obliques. Tous deux sont visiblement hantés par le souvenir de jours meilleurs qui sont parfois évoqués en de brefs flashbacks, tous deux sont trahis par leur femme, même si Gaines est le seul à le savoir ; tous deux détestent l’avocat Leo Sellars et pour la même raison : il a corrompu Nicole et Gloria. Gaines, en outre, méprise Sellars qui représente la décadence du système social et lorsque ce dernier lui demande : « Mais pourquoi moi, en particulier? » il réplique: « Parce que je n’ai personne d’autre sous la main ». Gaines finit par le détruire, par son double interposé, mais endosse du même coup la responsabilité morale du meurtre; il en sera châtié puisqu’il trouvera la mort dans le magasin d’alcools. Qu’il ait ou non, avant de mourir un éclair de lucidité sur les causes de sa perte n’a pas une grande importance. Gaines n’ayant pas l’intensité de Callahan, ou même tout simplement son goût de l’action solitaire, est voué à la mort.  [Robert Aldrich – Jean Pierre Piton – Filmo 10 – Edilig (1985)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Gaines appartient à la vieille école. Il aime les vieux soldats, les vieilles chansons, les vieux footballeurs, Cole Porter, Artie Shaw et les jeunes filles que l’on respecte. C’est dire qu’il est pratiquement anachronique dans une Amérique où les jeunes filles se prostituent, couchent avec de riches avocats de la pègre et se retrouvent mortes sur la plage. Il est certainement plus proche, pour rester à l’intérieur de la carrière de Robert Aldrich, du Charlie Castle du Big Knife que du Mike Hammer de Kiss me Deadly.
Gaines a pourtant lui-même une vie amoureuse ambiguë. Il est marié, père d’un enfant, mais Nicole, la femme qu’il aime et avec qui il vit, est une prostituée de luxe dont il n’ignore pas les activités. Il entend même les conversations amoureuses que Nicole a avec ses clients avant de leur donner rendez-vous. Mais Gaines et Nicole ont profondément besoin l’un de l’autre. La jeune femme déclare à Gaines, lorsque celui-ci lui dit tenir à elle : « Charge-toi de moi. »  [L’Héritage du film noir – Patrick Brion – Editions de La Martinière (2008)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Gaines mène son existence de policier, plongé dans un véritable cloaque peuplé d’avocats véreux et d’entremetteurs. Comme il le dit à Hollinger : « On manque souvent de temps dans la police, mais c’est nous ou rien ! » Nicole, elle, continue à voir ses riches clients. Jusqu’au jour où ils décident enfin de partir pour Rome. Ils n’y parviendront pas, puisque Gaines trouve une mort stupide en intervenant dans l’attaque d’un magasin de boissons par de jeunes voyous, l’un d’eux étant joué par Robert Englund, le futur Freddy Krueger des Griffes de la nuit (A Nightmare on Elm Street).  [L’Héritage du film noir – Patrick Brion – Editions de La Martinière (2008)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Tout en étant un farouche défenseur de la loi, Gaines est le premier à reprocher à son collègue Belgrave d’avoir un peu de compassion pour l’albinos qui a été arrêté. Plus tard, il n’hésitera pas, pour éviter à Hollinger d’être condamné à la prison à vie, à maquiller le meurtre de Sellers en accident. De même, il achève le récidiviste Jerry Bellamy en lui tirant dans le corps sans hésiter alors que le criminel, déjà touché par le sergent Belgrave, n’est plus dangereux.  [L’Héritage du film noir – Patrick Brion – Editions de La Martinière (2008)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Ce n’est certes pas par hasard si l’on voit Gaines regarder à la télévision un extrait de Moby Dick de John Huston : lui aussi est à la recherche d’un rêve impossible en combattant le mal dans la « cité des anges ». Il dit lui-même à Belgrave : « Tous les hommes sont à la recherche d’une baleine blanche et lorsqu’on la trouve, elle nous tue. »  [L’Héritage du film noir – Patrick Brion – Editions de La Martinière (2008)]

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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield

Dès le début, Aldrich établit un parallélisme entre le corps de Gloria Hollinger retrouvé sur la plage et Nicole Britton sur la terrasse de sa maison. Les deux femmes sont prises de haut par la caméra. La première est morte, prostituée trop jeune auprès de riches clients, la seconde est une call-girl de luxe. Elles ont fait – brièvement pour la première – et chacune à leur manière le même métier. Comme s’il était impossible d’échapper au mal qui pourrit Los Angeles.  [L’Héritage du film noir – Patrick Brion – Editions de La Martinière (2008)]

 

L’histoire

Los Angeles. Un cadavre est retrouvé sur la plage. C’est celui de la jeune Gloria Hollinger. Pour le lieutenant Gaines (Burt Reynolds), l’affaire est classée : il s’agit d’un suicide. Gaines vit avec Nicole Britton (Catherine Deneuve), une prostituée de luxe, dont le riche Leo Sellers (Eddie Albert) est un des clients. Gaines intervient lors d’une prise d’otages et abat Bellamy, un forcené, mais Marty Hollinger (Ben Johnson), le père de Gloria, n’est pas satisfait de l’enquête policière concernant la mort de sa fille. Il pense qu’il s’agit d’un meurtre. Hollinger interroge Peggy Summers (Catherine Bach), l’amie de Gloria, et apprend que sa fille avait échoué dans une boîte de strip-tease.
Gaines aime profondément Nicole, mais supporte mal le métier de la jeune femme. Ils se disputent, se frappent et s’étreignent. Gaines apprend que Leo Sellers est lié au meurtre de trois hommes dans leur voiture et qu’il connaissait Gloria. Il le rencontre sans parvenir à l’inquiéter à propos de l’une ou de l’autre de ces affaires. Sellers ne lui cache pas qu’il sait que les deux hommes partagent Nicole…
Gaines revoit la mère de Gloria, Paula (Eileen Brennan) et celle-ci lui révèle qu’elle a eu une liaison et que son mari n’est pas le père de Gloria. Insulté par Hollinger qui accuse la police de corruption, Gaines et son collègue Belgrave lui montrent un film pornographique dans lequel joue Gloria. Bouleversé, Hollinger va voir Peggy Summers et lui arrache le nom de Leo Sellers chez qui il se rend et qu’il abat. Gaines maquille alors le crime de façon à ce que la mort de Sellers semble avoir eu lieu au cours d’une bagarre afin d’éviter à Hollinger de terminer sa vie en prison.
Gaines appelle ensuite Nicole et lui donne rendez-vous à l’aéroport afin de partir pour Rome. En route vers l’aéroport, il s’arrête dans un magasin pour y acheter une bouteille et trouve la mort en affrontant de jeunes voyous venus y faire un hold-up. Belgrave va aller annoncer la nouvelle à Nicole…

Les extraits
Fiche technique du film
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HUSTLE (La Cité des dangers) de Robert Aldrich (1975) avec Burt Reynolds, Catherine Deneuve, Ben Johnson, Paul Winfield
A voir également…

Le Néo-Noir, un genre conscient de ses racines (par Douglas Keesey)

THE LONG GOODBYE (Le Privé) – Robert Altman (1973) avec Elliott Gould, Nina van Pallandt, Sterling Hayden

THE LAST RUN (Les Complices de la dernière chance) – Richard Fleisher et John Huston (1971) avec avec George C. Scott, Tony Musante, Trish Van Devere et Colleen Dewhurst

CAPE FEAR (Les Nerfs à vis) – J. Lee Thompson (1962) avec Gregory Peck, Robert Mitchum, Polly Bergen, Lori Martin, Martin Balsam

PLEIN SOLEIL – René Clément (1960) avec Alain Delon, Marie Laforêt, Maurice Ronet, Elvire Popesco, Billy Kearns

EXPERIMENT IN TERROR (Allo, brigade spéciale) – Blake Edwards (1962) avec Glenn Ford, Lee Remick, Stefanie Powers, Ross Martin

POINT BLANK (Le Point de non retour) – John Boorman (1967) avec Lee Marvin, Angie Dickinson, John Vernon, Carroll O’Connor

THE DRIVER (Walter Hill, 1978) avec Ryan O’Neal, Isabelle Adjani, Bruce Dern

GET CARTER (La Loi du milieu) – Mike Hodges (1971) avec Michael Caine, Ian Hendry, John Osborne, Britt Ekland

ENTRE LE CIEL ET L’ENFER (天国と地獄 – Tengoku to jigoku) – Akira Kurosawa (1963)

LE SAMOURAÏ – Jean-Pierre Melville (1967) avec Alain Delon, François Périer, Cathy Rosier et Nathalie Delon

TAXI DRIVER – Martin Scorsese (1976) avec Robert De Niro, Cybill Shepherd, Peter Boyle, Jodie Foster, Harvey Keitel, Leonard Harris et Albert Brooks

CHINATOWN – Roman Polanski (1974) avec Jack Nicholson, Faye Dunaway, John Huston

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