SUNSET BOULEVARD (Boulevard du crépuscule) – Billy Wilder (1950)

Un homme flotte sur le ventre dans une piscine ; les policiers tentent maladroitement de repêcher le cadavre. Le début de Sunset Boulevard est l’un des plus déstabilisants et en même temps des plus brillants de l’histoire du cinéma. Joe Gillis (William Holden), un petit scénariste sans succès, y raconte comment sa rencontre avec l’ancienne star du muet Norma Desmond (Gloria Swanson) l’a conduit à sa perte.

DERRIÈRE LA FAÇADE – Georges Lacombe, Yves Mirande (1939)

Un crime a été commis dans un très respectable immeuble parisien… Lequel, parmi les locataires est le meurtrier  ? Une enquête choc pour une suite de sketches. C’est aussi l’occasion de voir rassemblée une fabuleuse brochette de stars des années 30/40 : Jules Berry, Michel Simon, Erich Von Stroheim, Elvire Popesco, Carette, Gaby Morlay, Simone Berriau…  Lucien Baroux, le commissaire Boucheron, qui enquête sur le meurtre de la propriétaire d’un immeuble et Jacques Baumer : l’inspecteur Lambert, de la Sûreté.

LA GRANDE ILLUSION – Jean Renoir (1937)

« La Grande Illusion, écrivait François Truffaut, est construit sur l’idée que le monde se divise horizontalement, par affinités, et non verticalement, par frontières. » De là l’étrange relation du film au pacifisme : la guerre abat les frontières de classe. Il y a donc des guerres utiles, comme les guerres révolutionnaires, qui servent à abolir les privilèges et à faire avancer la société. En revanche, suggère Renoir, dès que les officiers, qui n’ont d’autre destin que de mourir aux combats, auront disparu, alors les guerres pourront être abolies : c’est le sens de la seconde partie, plus noire, qui culmine dans les scènes finales entre Jean Gabin et Dita Parlo, à la fois simples et émouvantes. Car jamais l’intelligence du discours de Renoir ne vient gêner une narration d’une exceptionnelle fluidité ni ne théorise sur des personnages qui touchent par leur humanité. Stroheim et Fresnay ont l’emphase de leur classe sociale. Mais les héros du film sont bien Gabin, bouleversant en homme du peuple, et Dalio. Les seconds rôles (Julien Carette, Gaston Modot) aussi sont exceptionnels. Chef-d’oeuvre absolu.  [Aurélien Ferenczi (Télérama – 2014)]

LA RÉVOLUTION DU PARLANT : Les vedettes apprennent à parler 

Pendant longtemps, l’histoire du cinéma a sous-estimé l’importance des conséquences du parlant pour les artistes et les techniciens de Hollywood. Beaucoup pensent encore qu’il a suffi des paroles historiques d’Al Jolson : « Attendez un peu, attendez un peu, vous n’avez encore rien entendu ! » pour que l’ère nouvelle commençât.

L’ALIBI – Pierre Chenal (1937)

« Ce n’est d’abord qu’un tout petit mensonge dont vous croyez disposer à votre guise. Et le petit mensonge blesse, et le petit mensonge tue. Et vous êtes trop heureux de payer de votre vie le droit de dire que vous avez menti.» Martin Luther Le professeur Winckler (Erich von Stroheim), célèbre télépathe, reconnaît, parmi…

Edmond T. Gréville et Pierre Chenal : deux réalisateurs méconnus

Quand on parle des grands réalisateurs des années 30, ce sont toujours les mêmes noms qui viennent à l’esprit : Clair, Vigo, Renoir, Pagnol, Guitry, Gance, Duvivier, Carné… Et régulièrement on oublie un certain nombre de cinéastes qui ont joué un rôle important mais à qui les historiens du cinéma n’ont pas fait la place qui…