MARIE-OCTOBRE – Julien Duvivier (1959)

Un grand film de la fin des « années 50 », signé Julien Duvivier et Henri Jeanson. Un véritable suspens, magistralement interprété par une pléiade de comédiens prestigieux. En 1944, ils formaient un réseau de Résistance. L’un deux a trahi. Des années plus tard « Marie-Octobre », seule femme du groupe, les réunit pour découvrir qui a trahi… Et, à la fin de l’enquête, le traître devra mourir !

LES PORTES DE LA NUIT – Marcel Carné (1946)

Un soir d’hiver, le Destin apparaît à Diego sous les traits d’un singulier vagabond pour lui annoncer que, cette même nuit, il rencontrera « la plus belle fille du monde ». Et point par point, la prédiction va s’accomplir… Après Les Enfants du paradis et quelques chefs-d’œuvre, le tandem Marcel Carné-Prévert se reconstitue pour un nouveau film, Les Portes de…

CASQUE D’OR – Jacques Becker (1952)

La place particulière qu’occupe Casque d’or dans l’œuvre de Becker tient au fait qu’il synthétise à la fois les acquis de cette période libératoire de sa filmographie, tout en réintroduisant certaines caractéristiques du cinéma classique. Le choix de réaliser un film qui se déroule à la Belle Époque est un des premiers signes de ce rapprochement avec le classicisme cinématographique de l’après-guerre, très friand de ces époques passées, et qui différencie assez nettement Casque d’or des comédies contemporaines que Becker tourne depuis 1946.

MANON – Henri-Georges Clouzot (1949)

Voilà une modernisation réussie (à l’inverse de celle de Jean Aurel, quelques années plus tard) du roman de l’abbé Prévost. On est en 1944, en plein marché noir. Desgrieux est un jeune FFI et Manon, qui aime le luxe, fréquente les maisons closes.

On retrouve la noirceur de Clouzot, sa fascination-répulsion pour Manon, petit animal doué pour le plaisir. Cécile Aubry, qu’il giflera beaucoup sur le tournage, est le double de Bardot dans La Vérité, qu’il giflera aussi, mais qui, elle, lui rendra coup pour coup. La scène dans le désert, où Michel Auclair traîne sur son épaule une Manon agonisante, est caractéristique du cinéma de l’auteur. Et de l’époque. [Pierre Murat – Télérama.fr]

RETOUR A LA VIE – Cayatte, Lampin, Clouzot, Dréville (1949)

Le Retour à la vie est un film noir dont l’initiative revient au producteur Jacques Roitfeld, à qui l’on doit notamment Copie Conforme de Jean Dréville avec Louis Jouvet. Marqué par le retour à la liberté de milliers de soldats et de déportés entre 1944 et 1945, Jacques Roitfeld a été sensible au douloureux problème de leur réinsertion dans la vie civile par l’extrême difficulté de la reprise d’une activité normale.