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IRMA LA DOUCE – Billy Wilder (1963)

Nestor Patou, flic candide, embarque toutes les prostituées des Halles avant d’être aussitôt limogé par son supérieur, client de ces mêmes dames. Tombé amoureux d’Irma, il devient malgré lui son souteneur et invente un stratagème absurde pour la sortir du trottoir. Souvent jugé mineur chez Wilder, le film repose sur une intrigue ténue, presque entièrement centrée sur un duo. Shirley MacLaine est délicieuse, Jack Lemmon parfait en naïf attendrissant.

PARIS VU PAR HOLLYWOOD

Dans le cinéma hollywoodien, Paris est, de loin, la ville étrangère la plus représentée. On peut estimer à près de huit cents le nombre de films américains tournés à Paris, ou qui y sont situés par la reconstitution en décors. Plusieurs films par an assurément, parfois jusqu’à dix ou quinze dans la saison. En 1930 par exemple, un journaliste de Ciné-Magazine s’étonne en croyant avoir repéré un genre en soi : « Jamais plus qu’aujourd’hui, dans toute l’histoire du film, il n’y a eu en Amérique un tel engouement pour les atmosphères françaises, surtout parisiennes.

BILLY WILDER

Les héros de Billy Wilder doivent choisir entre l’argent et le bonheur, et le signe de maturité du héros ou de l’héroïne (et de l’estime du metteur en scène) apparaît précisément quand ils préfèrent les sentiments aux biens matériels. Dans les films de ce genre, on peut inclure Assurance sur la mort, un classique film noir  adapté par Raymond Chandler, Le Gouffre aux chimères, Stalag 17, La Garçonnière, Embrasse-moi, idiot et La Grande Combine.

THE SEVEN YEAR ITCH (Sept ans de réflexion) – Billy Wilder (1955)

Après avoir réalisé Sabrina en 1954, Billy Wilder enchaîne avec une commande de la compagnie Fox à laquelle Paramount l’a loué : The Seven year itch (Sept ans de réflexion), adaptation d’une pièce à succès de George Axelrod. Dans ce film , Marilyn Monroe incarne l’essence même de ce mélange unique de sexualité et d’innocence qui l’a caractérisée tout au long de sa carrière. La célébrité de ce film tient à son interprète et à la scène de la bouche de métro où sa robe se relève haut sur les cuisses.

DOUBLE INDEMNITY (Assurance sur la mort) – Billy Wilder (1944)

Le film s’inspire d’un fait divers criminel authentique, l’assassinat en 1927, à New York, d’Albert Snyder par sa femme Ruth, aidée de Judd Crey, l’amant de celle-ci. Billy Wilder pensa tout d’abord à Alan Ladd et à George Raft pour interpréter Walter Neff. « J’ai eu, racontait-il, beaucoup de difficultés pour trouver un acteur. À cette époque, aucun de ceux qui étaient connus n’osait jouer un meurtrier. Lorsque j’ai raconté l’histoire à George Raft, il m’a dit qu’il voulait bien jouer le rôle si on découvrait, à la fin, que le personnage était en réalité un agent du FBI, ce qui lui permettrait d’arrêter sa maîtresse. »