Le Film étranger

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Two weeks in another town n’est pas la suite mais l’inverse de The Bad and the beautiful (Les Ensorcelés), tourné dix ans plus tôt. The Bad and the beautiful était le portrait incisif et fascinant d’un producteur hollywoodien despote et génial. Minnelli y faisait à travers lui l’apologie du système de production américain de l’époque et la fin en était moins ambiguë qu’il n’y paraissait. Une nouvelle fois, séduits par leur Pygmalion, Georgia, Fred et James Lee allaient participer ensemble à une nouvelle aventure cinématographique, à un nouveau chef-d’œuvre…

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Dès ses premiers plans, Two weeks in another town se place dans un registre tragique et Kirk Douglas n’y est plus un « tycoon » prestigieux mais un acteur déchu qui hante les jardins d’une maison de repos. Soudain rappelé dans le monde du cinéma, parmi les vivants, il se retrouve à Rome, confronté à un tournage pitoyable. Le jeune premier est un être faible et timoré, la star, une exubérante italienne, abuse de ses liens avec le producteur, et son vieil ami Maurice Kruger, autrefois renommé pour la qualité de ses mises en scène, réalise le film sans la moindre conviction, ne faisant confiance ni à ses acteurs, ni à ses techniciens. [Minnelli « De Broadway à Hollywood » – Patrick Brion, Dominique Rabourdin, Thierry de Navacelle – ED.  5 continents Hatier (1985)]

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

The Bad and the beautiful symbolisait la splendeur hollywoodienne, Two weeks in another town présente le reflet hideux des « productions désertrices » des années soixante. C’est l’époque où certains, parmi les meilleurs cinéastes américains – Nicholas Ray, Anthony Mann, Henry Hathaway, Richard Thorpe – vont s’expatrier et tourner en Italie ou en Espagne, dans des conditions artistiques déplorables.

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

« J’ai pris à nouveau pour thème, les milieux du cinéma: il s’agissait cette fois de personnages hollywoodiens en Italie. Le responsable du studio a monté le film n’importe comment, sans avertir personne. John Houseman, le producteur, était en Europe et je n’étais pas là quand ça s’est produit ; lorsque nous l’avons appris, il était trop tard pour faire quoi que ce soit, car le négatif avait été massacré. Le responsable du studio a été renvoyé dans les quinze jours, mais il n’y avait plus rien à faire pour réparer son erreur. Le film, tel qu’il avait été monté, n’avait plus aucun sens : il y avait par exemple une scène où une star de Hollywood, jouée par Cyd Charisse, explique à un journaliste sa philosophie de la vie, une philosophie très brutale et bestiale. Toute la saveur d’une scène d’orgie avait été supprimée, et tant d’autres choses : les motivations personnelles des personnages, les pressions extérieures qui les poussaient à agir comme ils le faisaient, la façon dont leurs destinées s’entrelaçaient et réagissaient les unes sur les autres, pour le bonheur ou pour la destruction. Toutes ces coupes ont fait que ce qui était profond est devenu superficiel…» Vincente Minnelli

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Comment un producteur aussi exigeant quo John Houseman, comment un cinéaste aussi célèbre que Minnelli ont pu ne pas surveiller le montage et empêcher sa mutilation, reste encore un mystère, d’autant plus que 10 montage est co-signé par Adrienne Fazan à qui l’on doit An American in Paris, Kismet, Lust for life (La Vie passionnée de Vincent van Gogh), Designing Woman (La Femme modèle), The Reluctant debutante (Qu’est-ce que maman comprend à l’amour ?), Gigi, Some came running (Comme un torrent), Bells are ringing (Un Numéro de tonnerre) et The Four horsemen of the Apocalypse (Les Quatre cavaliers de l’Apocalypse), c’est-à-dire la plupart des derniers films de Minnelli. Par la plus cruelle dos ironies du sort, Two weeks in another town dont le sujet même est la décomposition du style de production d’autrefois, en devenait la première victime. Même si, en raison de ces coupes, il est difficile de porter un jugement précis sur le film, on se doit d’être moins sévère que Minnelli. Il est d’ailleurs curieux de noter à quel point Minnelli a voulu, au début, nier la filiation – évidente – entre les deux films.

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Quelques mois avant la sortie de Two weeks in another town, il déclarait dans une interview aux Cahiers du Cinéma : « Il y a peu de rapports avec The Bad and the beautiful, sauf qu’il s’agit de la faune hollywoodienne », alors que la triple présence de John Houseman, du scénariste Charles Schnee et de Kirk Douglas, ajoutée à la sienne, établissait dès le départ des liens précis entre les deux œuvres, liens rehaussés par divers autres détails précis, tels que l’emploi de la même chanson « Don’t Blame Me » de Jimmy Mc Hugh et Dorothy Fields ou la manière dont la scène de la catharsis en voiture de Kirk Douglas fait obligatoirement penser à la folle fuite de Lana Turner, en voiture et en pleine nuit, dans The Bad and the beautiful. Il est tout aussi étrange que l’emploi des extraits de The Bad and the beautiful n’ait pas été le premier choix de Minnelli qui ne s’y est résolu que lorsqu’il n’a pas pu obtenir les extraits de Champion de Mark Robson qu’il souhaitait utiliser… [Minnelli « De Broadway à Hollywood » – Patrick Brion, Dominique Rabourdin, Thierry de Navacelle – ED.  5 continents Hatier (1985)]

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962).

Malgré quelques erreurs de distribution (Dahlia Lavi ou George Hamilton, sous-employé), un traitement souvent conventionnel de certains personnages (le producteur Tucino ou la Barzelli) et une couleur locale un peu trop « typique », Two weeks in another town reste un film très attachant et on y sent, comme dans The Bad and the beautiful, la passion de Minnelli pour la création cinématographique. Mais Hollywood n’est plus ce qu’il était et le tournage du film de Maurice Kruger (Edward G. Robinson) n’est que la caricature de ceux produits par Jonathan Shields dans The Bad and the beautiful.

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Echappé d’une maison de repos où il aurait pu être soigné par les médecins de The Cobweb (La Toile d’araignée), Jack Andrus va découvrir un monde qui est à l’opposé de celui qu’il a connu à Hollywood, un monde où l’on double les films. Le producteur du film n’est plus l’ambitieux Jonathan Shields, prêt à ruiner son studio plutôt que de laisser distribuer une œuvre qui lui déplaît, mais Tucino, un financier inculte qui déclare avec morgue : « Les films que je fais rapportent de l’argent. Et savez-vous pourquoi ? Parce que je suis un marchand international. Ce film va me rapporter 472 000, non pas lires, mais dollars, même s’il n’est jamais exploité. » Contrairement aux productions de Shields tournées dans l’exceptionnel environnement technique et créateur des grands studios hollywoodiens d’hier, celui de Tucino n’est plus qu’une opération financière sans ambition artistique. [Minnelli « De Broadway à Hollywood » – Patrick Brion, Dominique Rabourdin, Thierry de Navacelle – ED.  5 continents Hatier (1985)]

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Two weeks in another town est à ce titre un document passionnant. Hanté par son passé – cette Carlotta qui l’obsède et que tous lui rappellent – Jack Andrus va vivre ce tournage comme un véritable cauchemar. Comme dans Madame Bovary, Minnelli utilise avec génie les miroirs et la manière dont les personnages y apparaissent ou en sortent, créant une nouvelle dimension dans cet univers fondé sur les apparences. En dépit d’une liaison, presque platonique, Andrus se sent de plus en plus isolé au milieu de ces philistins et ce n’est qu’après avoir exorcisé son démon d’autrefois (Carlotta) qu’il va renaître à la vie.

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

La fin se veut résolument optimiste mais on peut craindre que, de retour à Hollywood, Andrus ne se heurte à nouveau à des producteurs qui ne sont plus que des marchands, la fin des grands studios ayant livré Hollywood aux agents artistiques et aux ordinateurs. Minnelli lui-même va subir les tragiques conséquences de la grande mutation hollywoodienne et si The Courtship of Eddie’s father (Il faut marier papa) est encore un admirable film de studio, ses autres films ne seront plus que le reflet, parfois flamboyant, de ceux d’autrefois. Imaginons ce qu’auraient été On a clear day uou can see forever (Melinda), produit à l’époque de l' »Unité Freed » ou The Sandpiper (le Chevalier des sables), tourné à la M.G.M. ou Some came running (Comme un torrent) ou encore Home from the hill (Celui par qui le scandale arrive) ? [Minnelli « De Broadway à Hollywood » – Patrick Brion, Dominique Rabourdin, Thierry de Navacelle – ED.  5 continents Hatier (1985)]

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Quittant la M.G.M., Minnelli va se trouver, lui aussi, à la merci de producteurs qui n’ont plus aucun point commun, sinon le titre, avec les Houseman, les Freed ou les Berman d’autrefois et, sans nier les moments splendides que recèle A Matter of time, on ne peut que regretter qu’il n’ait pas été produit vingt ans plus tôt à Hollywood… [Minnelli « De Broadway à Hollywood » – Patrick Brion, Dominique Rabourdin, Thierry de Navacelle – ED.  5 continents Hatier (1985)]

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Two weeks in another town, c’est le naufrage du cinéma américain à l’extérieur. Rome est fascinante pour l’équipe du film, mais les Hollywoodiens ne s’intéressent qu’aux apparences : les ragazze, les fêtes qui évoquent, et c’est logique, celles de La Dolce vita. En refusant le jeu de la facilité, en amenant ses exigences, le personnage incarné par Kirk Douglas brise les conventions établies. Il parle de travail quand chacun pense à l’amusement et veut faire un bon film alors que le producteur ne pense qu’aux bénéfices commerciaux. Dans un sursaut, le vieux metteur en scène parle des scènes qu’il a écrites « avec son sang ». Mais il n’est plus sincère. Lui aussi a rejoint la cohorte de ceux qui s’expriment en paroles parce qu’ils n’ont plus le courage d’agir. « Comment peut-on perdre la main sans s’en rendre compte », dira-t-il à un de ses rares moments de lucidité. [Vincente Minnelli – François Guérif – Filmo n°8 (Edilio 1984)]

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Au contraire des personnages de The Bad and the beautiful, ceux de Two weeks in another town se perdent parce qu’ils n’ont pas un but vers lequel ils tendent de toutes leurs forces. Ils se contentent de survivre. C’est cette survie que rejette la jeune italienne, et c’est une leçon d’apprentissage de la vie qu’apprendra le jeune premier de l’acteur déchu. Pour lui, la descente aux enfers de ce nouveau cinéma aura servi de cure. A la fin de son séjour, il aura compris qu’il avait été condamné par des morts en sursis et, refusant leur mensonge il retrouvera le courage de vivre.

TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)

Une fois de plus chez Minnelli, la solitude de l’artiste mène à la folie (Van Gogh) et on ne peut créer le rêve que si l’ on est authentique. Les gens de Two weeks in another town sont vains et stériles parce qu’ils ont perdu le contact avec le réel et ont fini par s’enfermer dans le décor de leurs illusions. Pire, ils ont transporté les pires fantasmes hollywoodiens dans un décor de rêve et ont préféré cette pacotille à la beauté de la ville éternelle. Le cinéma est artifice mais il a besoin de la réalité pour vivre. Pour traiter ce sujet, Minnelli s’est peut-être lui-même perdu dans les aspects « tapageurs » de la colonie hollywoodienne. Mais il est difficile de juger du résultat, le film ayant été mutilé par un responsable du studio et certaines scènes essentielles – notamment concernant le rôle de Cyd Charisse – ayant été purement et simplement détruites. [Vincente Minnelli – François Guérif – Filmo n°8 (Edilio 1984)]

ON SET – TWO WEEKS IN ANOTHER TOWN (Quinze jours ailleurs) – Vincente Minnelli (1962)
L’histoire et les extraits

Jack Andrus (Kirk Douglas), ex-star hollywoodienne, est en clinique psychiatrique depuis trois ans à la suite d’une tentative de suicide en voiture – qui lui a laissé une cicatrice au visage – accompagnée d’une dépression nerveuse due à son alcoolisme et à son divorce. Il semble guéri mais ne parvient pas à oublier Carlotta (Cyd Charisse), la femme responsable de sa déchéance, dont il garde une photo cachée dans un tiroir. Il reçoit un télégramme de Maurice Kruger (Edward G. Robinson), un réalisateur avec qui il a déjà tourné sept films (le dernier remontant à six ans) lui proposant un rôle de deux semaines dans le film qu’il réalise actuellement à Rome. Poussé par son médecin, Jack accepte.

A peine arrivé à Cinecitta, Jack est désillusionné. Kruger avoue lui avoir offert un travail à la demande du psychiatre et lui propose uniquement de s’occuper du doublage du film, la star italienne, capricieuse, parlant très mal l’anglais et le jeune premier américain, David Drew (George Hamilton), bredouillant son texte. Jack refuse d’abord, puis se laisse convaincre par Kruger qui en appelle à leur vieille amitié. Lors d’une projection d’un de leurs vieux succès, Jack et Kruger évoquent le passé et l’époque de leur « grandeur ». Kruger et son équipe doivent rejoindre le tournage pendant le film et quand, à la fin, les lumières se rallument Jack se retrouve seul avec une Jeune femme, Veronica (Daliah Lavi), la « fiancée » de David. Elle lui demande de la raccompagner à Rome. Alors que leur voiture est prise dans un embouteillage, Jack est abordée par Carlotta, de passage dans la ville éternelle. Elle l’invite à lui rendre visite. Jack invite Veronica à dîner et se confie à elle. La jeune femme décide de passer la nuit avec lui pour l’empêcher de rejoindre Carlotta. Les jours suivants, une liaison s’établit entre eux ; Jack exorcise le passé en compagnie de Veronica.

Tout ne va pas pour le mieux sur le tournage du film. Jack est en guerre ouverte avec une vieille assistante de Kruger, et celui-ci se bagarre continuellement avec sa femme, Clara (Claire Trevor), qui l’accuse de coucher avec son actrice. David Drew menace Jack avec un couteau et lui avoue que Veronica est la seule femme qui ait jamais compté pour lui ; quant à Carlotta, elle propose à Jack, au cours d’une soirée, de quitter le cinéma et de partir avec elle (son amant, un richissime armateur, est souvent absent). Kruger organise une fête pour son anniversaire de mariage ; il porte un toast à Clara, mais celle-ci provoque une esclandre en le giflant et en le sommant de choisir entre elle et son actrice. Écœurée par le monde du cinéma, Veronica demande à Jack de l’emmener en Amérique. Jack lui demande si elle est prête à quitter David ; elle ne répond pas et se met à pleurer.

De retour à son hôtel, Jack apprend que Kruger vient d’être victime d’une crise cardiaque. Cloué sur son lit d’hôpital, le réalisateur demande à Jack de le sauver en achevant son film. Jack accepte et parvient à convaincre le producteur de le laisser faire. Sur le plateau, Jack arrive à redresser la situation. Il met l’actrice italienne au pas, conquiert l’amitié de David, et séduit l’équipe technique par ses compétences. Il retourne même des scènes ratées et parvient à sauver le film. Mal informé par Clara, qui accuse Jack de vouloir lui voler son œuvre, Kruger renvoie son ami de la production.

Désespéré, Jack retrouve Carlotta et la suit dans une soirée orgiaque, dont il s’enfuit comme un fou. Carlotta le rattrape et monte dans la voiture au moment où elle démarre. Le véhicule dévale la route à cent quarante à l’heure. Carlotta, hystérique, hurle et Jack se remémore son accident. Il arrête la voiture après avoir frôlé la mort, maintenant libéré à jamais de son passé. II prend l’avion le lendemain, définitivement guéri. David et Veronica lui disent au revoir à l’aéroport.


THE BAD AND THE BEAUTIFUL (Les Ensorcelés) – Vincente Minnelli (1952)
Un producteur tyrannique vit pour ses films, au risque de détruire ses collaborateurs : une star, un réalisateur et un scénariste, assaillis par des souvenirs douloureux. Ce sont eux les ensorcelés, insectes effarés qui se brûlent à la flamme de Hollywood, que Minnelli contemple en entomologiste. Ce qu’il filme magnifiquement — il est un des cinéastes les plus personnels de l’époque —, c’est le rôle prépondérant joué par les producteurs dans le système hollywoodien. Le film devient alors un fascinant jeu de miroirs dans lequel les personnages semblent se répondre.

VINCENTE MINNELLI
Véritable magicien du cinéma, Vincente Minnelli a porté la comédie musicale à son point de perfection, ce qui ne doit pas faire oublier qu’il est l’auteur de quelques chefs-d’œuvre du mélodrame.


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