Le Film étranger

THE BAREFOOT CONTESSA (La Comtesse aux pieds nus) – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Il y a des films qui tombent sous le sens. Des films que rien ni personne ne peuvent enfermer dans une langue définitive ou livrer aux limbes de l’oubli. Tout a été dit sur le cinéma de Joseph L. Mankiewicz. A peu de choses près. mais cette comtesse qui s’avance pieds nus depuis l’année 1954 garde dans nos coeurs une place à part, une place de choix, une place que bien des films voudraient lui prendre. [Fabien Gaffez]

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

The Barefoot Contessa (La Comtesse aux pieds nus) est le film pivot de la carrière de Mankiewicz ; avant, c’est l’assimilation de tout un style de tournage hollywoodien poussé à sa perfection : All about Eve (Ève) , A Letter to three wives (Chaînes conjugales), The Ghost and Mrs. Muir (L’Aventure de Mme Muir) ; après, la porte ouverte à toutes les aventures, des productions de la Figaro Inc. à l’odyssée de Cléopâtre. La thématique de Mankiewicz se trouve donc à la fois à un terme et à un point de départ. Pour cette raison, si La Comtesse n’est peut-être pas le plus beau film de Mankiewicz, c’est en tout cas son film le plus évident. [Patrick Brion – L’Avant-Scène (n°68, mars 1967)]

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Un cimetière italien sous la pluie, une statue, une morte, quelques spectateurs… A partir de ces quelques données, Mankiewicz retrouve, comme dans  A Letter to three wives, la ligne de force de son œuvre, la recherche de la vérité. Qui est en effet cette comtesse ? Maria Vargas, la chanteuse espagnole, Maria d’Amata, star hollywoodienne ou la comtesse Torlato-Favrini, c’est-à-dire trois aspects d’une même femme.

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Jeu pirandellien sur un thème donné, La Comtesse illustre donc cette quête de la vérité chère à Mankiewicz, vérité des faits (la mort de l’Américain dans The Quiet American), vérité des êtres (Nicholas van Ryn, le despote de Dragonwyck, Brutus, Fowler le journaliste, etc.), vérité tout court. Mais, comme il se doit, cette quête de la vérité intéresse Mankiewicz en elle-même, pour cette démarche intellectuelle et esthétique qui tente de cerner peu à peu les situations, les états d’âme et les personnages, et non pour une fallacieuse découverte finale. Depuis All about Eve, on sait en effet à quel point les miroirs se renvoient à l’infini la même image, insensibles à tout ce qui est autour de cette image et à tout ce qui l’a provoquée, et comment le cercle se boucle presque naturellement, Phoebe succédant à Ève.

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Si le thème de la vérité est manifeste dans La Comtesse (rappelons le personnage du prétendant au trône laissant subitement éclater son indignation et dénonçant sa propre bassesse dans un monde où tout est devenu faux et frelaté), il est développé aussi habilement au niveau de la réalisation qu’à celui du découpage (d’où les flashes-back subjectifs qui s’emboîtent admirablement les uns dans les autres, indiquant parfois la même scène deux fois). Et si la vérité sert de trame au film, à l’image de ces romans policiers où l’enquête d’un détective privé reconstitue peu à peu tout le passé d’un être, l’insatisfaction de toute une société est mise à nue par Mankiewicz. Insatisfaction artistique d’hommes qui devraient être des créateurs et ne sont que des marchands, insatisfaction amoureuse du comte Torlato-Favrini incapable de donner à sa femme ce qu’il désire le plus au monde, une descendance mâle (c’était déjà le problème de Nicholas van Ryn dans Dragonwyck) et surtout insatisfaction de la comtesse qui, après ses différentes aventures, continue ses équipées nocturnes avec des gitans ou des chanteurs.

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Si le thème de la vérité est manifeste dans La Comtesse (rappelons le personnage du prétendant au trône laissant subitement éclater son indignation et dénonçant sa propre bassesse dans un monde où tout est devenu faux et frelaté), il est développé aussi habilement au niveau de la réalisation qu’à celui du découpage (d’où les flashes-back subjectifs qui s’emboîtent admirablement les uns dans les autres, indiquant parfois la même scène deux fois). Et si la vérité sert de trame au film, à l’image de ces romans policiers où l’enquête d’un détective privé reconstitue peu à peu tout le passé d’un être, l’insatisfaction de toute une société est mise à nue par Mankiewicz. Insatisfaction artistique d’hommes qui devraient être des créateurs et ne sont que des marchands, insatisfaction amoureuse du comte Torlato-Favrini incapable de donner à sa femme ce qu’il désire le plus au monde, une descendance mâle (c’était déjà le problème de Nicholas van Ryn dans Dragonwyck) et surtout insatisfaction de la comtesse qui, après ses différentes aventures, continue ses équipées nocturnes avec des gitans ou des chanteurs.

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Au milieu de leur course ambitieuse vers tous les domaines de l’activité humaine, les plaisirs des paradis artificiels de Nicholas van Ryn comme les idées de conquête de Jules César, Marc Antoine et Cléopâtre, la possession du Sarah Siddon Award dans All about Eve comme celle du poste de Praetorius dans People Will Talk (On murmure dans la ville), les personnages de Mankiewicz conscients de cette force qui les catapulte dans le monde aiment pour quelques instants trouver un havre de paix (le personnage de Harry Dawes de The Barefoot Contessa répondant très exactement au rôle du portrait dans L’Aventure de Mme Muir, celui d’un confident).

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

De même que Diello, jeune mousse, avait été fasciné par la vue d’un homme en smoking blanc et durant toute sa vie s’était dicté comme idéal d’être un jour cet homme (Five Fingers), de même Maria Vargas, lasse d’entendre les souffrances de son père, cherche à Hollywood, auprès de Kirk Edwards et sous le nom de Maria d’Amata, cette plénitude de bonheur et d’amour que ni Edwards, ni Bravano le playboy, ni l’impuissant comte Torlato-Favrini ne pourront jamais lui donner.

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Comblée d’honneurs, star adulée, femme riche et désirée, plus Maria monte dans l’échelle sociale et plus elle s’éloigne des faubourgs espagnols où elle marchait les pieds nus, plus elle prend conscience de son impossibilité de se réaliser. Qu’importe donc la façon dont elle mourra puisqu’elle n’est dès lors pas plus réelle que les myriades de Phoebe, l’ambitieuse rivale parée d’objets qui ne lui appartiennent même pas, mais dont les miroirs renvoient à l’infini la fallacieuse image. [Patrick Brion – L’Avant-Scène (n°68, mars 1967)]

Humphrey Bogart – Ava Gardner – Joseph L. Mankiewicz – THE BAREFOOT CONTESSA (1954)

L’histoire

Lors de l’enterrement de Maria Vargas (Ava Gardner), Harry Dawes (Humphrey Bogart), metteur en scène à Hollywood, voit défiler toute la vie de la défunte à partir du jour où il a fait sa connaissance. Par une série de flashbacks, nous assistons ainsi à la « découverte » de Maria, alors danseuse dans un night-club de Madrid, par le producteur Kirk Edwards (Warren Stevens ) et son équipe. D’abord réticente à l’idée de faire du cinéma, Maria se laisse finalement convaincre par Harry. Nouveaux flashbacks : Maria est maintenant une star hollywoodienne qui a pris le nom de « d’Amata ». Encensée par le public, la jeune femme n’est pourtant pas heureuse et ne se sent guère à sa place. Elle retourne à Madrid pour défendre son père accusé d’avoir tué sa mère et, victorieuse, revient à Hollywood. Plus tard, courtisée par le milliardaire sud-américain Alberto Bravano (Marius Goring), Maria quitte Kirk Edwards qui a exercé son autorité sur elle et part en croisière ; l’ex-agent de presse de Kirk, Oscar Muldoon (Edmond O’Brien), les accompagne. Oscar prend alors la parole dans le cimetière pour narrer leur voyage…

… Une querelle oppose Bravano à Maria dans un casino et la jeune femme le quitte en compagnie de son défenseur, le comte Torlato-Favrini (Rossano Brazzi). Le comte continue le récit et décrit l’idylle qui le noue bientôt à Maria, malgré la désapprobation de sa sœur aînée, seule consciente qu’il n’est pas un homme comme les autres. Le mariage a lieu et le rêve de Maria semble se réaliser lorsqu’elle apprend la terrible vérité : blessé pendant la guerre, son mari est impuissant. C’est Harry qui raconte la fin de l’histoire : quelques mois après sa lune de miel, Maria revient se confier à son ami. Elle lui apprend qu’elle est enceinte d’un domestique et va l’avouer à son mari le soir même. Mais lorsque Harry, inquiet, arrive chez eux, le comte a tué Maria et son amant. À la fin de la cérémonie, Harry rentre chez lui : il aura « une bonne journée de travail » le lendemain.


THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

En 1954, Joseph L. Mankiewicz s’est désormais affranchi de la tutelle des grands studios. La première production de la compagnie qu’il a fondée, Figaro Inc., sera La Comtesse aux pieds nus. Il est tout à la fois le metteur en scène, le producteur et le scénariste du film, l’auteur tout-puissant de ce troublant portrait de femme. Mankiewicz va alors découvrir les problèmes liés à la distribution et à l’exploitation des films, des domaines qui, à l’époque où il était à la 20th Century-Fox ou à la Metro-Goldwyn-Mayer, étaient réglés par d’autres. N’ayant plus de producteur à qui s’en prendre, il va curieusement se retourner contre les exploitants, cette curieuse diatribe s’explique sans doute principalement par le fait que le film n’a pas bénéficié des larges circuits de ses précédentes œuvres. [Joseph L. Mankiewicz – Patrick Brion – Ed. de La Martinière (2005)]

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Le personnage de Maria Vargas, lui, se devait de tenter de nombreuses actrices. Il fut question de Rossana Podesta et de Joan Collins. Jennifer Jones, de son côté, se passionna pour le rôle avec l’accord de David O. Selznick, jusqu’à ce que ce dernier lise le scénario et s’oppose à ce que sa femme y joue le rôle principal. Peut-être entrevoyait-il certains liens entre le personnage de Kirk Edwards et lui-même… Jennifer Jones tenta de passer outre l’avis de son époux et alla voir Mankiewicz, mais en vain. Le cas de Linda Darnell est plus tragique, car celle que Mankiewicz avait dirigée dans A Letter to three wives et No Way Out (La Porte s’ouvre) était persuadée que le rôle de Maria Vargas lui était destiné. Non seulement parce qu’elle détestait les chaussures et avait l’habitude de vivre les pieds nus, mais surtout en raison du fait que le scénario avait été écrit par Mankiewicz à Glen Cave, Long Island, la plupart du temps dans sa chambre à coucher et avec son aide. L’actrice a toujours dit que Mankiewicz lui avait promis de l’appeler dès que les contrats seraient établis. Elle retourna rassurée à Los Angeles… et apprit par le journal qu’Ava Gardner aurait le rôle. Cette « trahison » provoqua leur rupture. 

Le personnage du comte Vincenzo Torlato-Favrini posa un autre type de problème. À l’origine, ce dernier devait être homosexuel : « J’étais débarrassé du poids du studio, expliquait Mankiewicz, mais pas de celui des exploitants et de la censure. Avec The Barefoot Contessa, je voulais raconter l’histoire d’une Cendrillon moderne. C’était un peu « Cendrillon à Hollywood », si vous voulez. Mais le prince charmant que rencontre ma Cendrillon n’est pas vraiment… à la hauteur. Je voulais qu’il fût ou bien homosexuel, ou bien impuissant. Mais c’était impossible. Il était hors de question de seulement évoquer l’homosexualité, et l’impuissance ne pouvait qu’être accidentelle. C’est pour cette raison qu’il a fallu inventer cette histoire de blessure de guerre…»

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

All about Eve était une peinture au vitriol de l’univers du théâtre en même que la recherche de la vérité. Qui se cachait derrière Eve Harrington ? Une sympathique admiratrice ou une redoutable jeune comédienne prête à remplacer son idole ? The Barefoot Contessa est une description sans concession de la jet-society, d’Hollywood à la Riviera, et Mankiewicz en profite pour dénoncer les faux-semblants et les imposteurs, opposant à ces derniers l’inconsciente franchise de Maria prête à attendre un enfant d’un musicien amant pour assurer à son stérile époux et à la lignée des Torlato-Favrini un nouveau descendant, même s’il s’agit d’un bâtard !  Et, comme ce fut le cas pour All about Eve, il est tentant de mettre un nom derrière chacun des personnages du film. Maria Vargas a-t-elle été inspirée à Mankiewicz par Rita Hayworth, l’ancienne Margarita Carmen Cansino, envisagée pour jouer le rôle, comme le fut aussi Elisabeth Taylor ?..

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Portrait d’une femme, The Barefoot Contessa est aussi le constat d’un échec amoureux. Les relations entre Maria et les hommes qui traversent sa vie ne témoignent pas en effet d’un épanouissement amoureux.  Ainsi, pour Maria, Harry est un mentor et un père, certainement pas un amant. Dès le début, leur relation se place sous le signe de l’admiration de la jeune femme pour celui qui va être son metteur en scène. D’autre part, Kirk Edwards, à la recherche de nouveaux talents, a, comme le dit Harry Dawes, « décidé de produire des films et, dans ce but, a également acheté la Californie ». Il n’est même pas évident qu’il ait eu physiquement envie de Maria. Il sait que s’il réussit à faire d’elle une star, il en tirera une importante notoriété. Ce qui pourrait lui suffire. Son comportement avec la malheureuse Myrna est celui d’un voyou. 

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Le talent de Mankiewicz  est par ailleurs éclatant lorsqu’il peint en quelques plans (dont celui d’un gros homme chauve fumant le cigare avec une jeune fille brune) les différents spectateurs et consommateurs d’un café madrilène assistant au numéro de Maria, un numéro que le spectateur du film ne verra pas plus que Kirk Edwards et sa suite… Il est tout aussi évident dans la superbe scène entre Vincenzo Torlato-Favrini et sa sœur, lorsque ce dernier lui déclare amèrement ne pas faire partie du monde des vivants : « C’est long. Surtout lorsqu’on passe tout ce temps dans la solitude, qu’il n’y a ni jours, ni nuits, mais seulement des jours qui deviennent sombres quand le soleil se couche. » L’interprétation de Rossano Brazzi est particulièrement remarquable. Il n’est plus ici uniquement le jeune premier de tant de films italiens, mais un homme meurtri dans sa chair et auquel il est interdit d’aimer. 

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Le tournage de The Barefoot Contessa  fut loin d’être euphorique. Tendu durant toute la production du film, Joseph L. Mankiewicz imposa ainsi à ses acteurs et à ses techniciens des amendes pour ceux qui étaient en retard, des amendes fort mal acceptées par les uns et par les autres, et qui servirent à payer les syndicats locaux italiens. Certains reprochèrent à Mankiewicz la longueur de ses dialogues.  Le ressentiment d’Humphrey Bogart vis-à-vis d’Ava Gardner était lié à l’amitié qu’il entretenait avec Frank Sinatra – il faisait partie du « Rat Pack » – et du mécontentement du même Bogart pour la liaison d’Ava Gardner avec le torero Luis Miguel Dominguin au détriment de son ami Sinatra

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Une fois de plus, dans ce film, Mankiewicz est à la recherche de la vérité des faits et des êtres. Maria Vargas, Maria d’Amata et la comtesse TorlatoFavrini ne sont évidemment que les trois facettes du même visage. Ce n’est pas par hasard si, à la fin, Harry Dawes, le confident et l’ami, retire les chaussures des pieds de Maria morte. Une manière de rappeler que, pour lui, elle est toujours la danseuse et chanteuse espagnole dont il avait aperçu les pieds nus avant de découvrir le visage. 

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)

Le film commence sous la pluie, dans le petit cimetière de Rapallo. A la fin, le spectateur en saura plus sur celle que l’on enterre et sur tous ceux, amis, amant, mari, protecteurs ou familiers, qui l’ont connue. Edwards et Bravano ont été incapables de la retenir, ne la considérant que comme un trophée à exhiber. Harry Dawes, lui-même, privé de son actrice, risque de redevenir ce qu’il était au début, un cinéaste vivant dans l’ombre de riches producteurs qui l’entretiennent et lui ont ôté toute personnalité. Et Vincenzo Torlato-Favrini repart entre deux gendarmes. Ni lui ni sa sœur n’ont été capables d’assurer une descendance à leur famille.  Pourtant, le soleil se lève sur le petit cimetière. « Ça s’éclaircit, nous aurons du soleil demain », constate l’assistant d’Harry Dawes. « Oui, lui répond ce dernier, nous aurons une bonne journée de travail demain. » Maria est morte mais la vie doit continuer !  [Joseph L. Mankiewicz – Patrick Brion – Ed. de La Martinière (2005)]

THE BAREFOOT CONTESSA – Joseph L. Mankiewicz (1954)
Les extraits

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