FRED ASTAIRE 

La longue carrière de Fred Astaire est désormais entrée dans la légende ; son exceptionnel génie de danseur ne l’a toutefois pas empêché d’être aussi un excellent acteur.

COVER GIRL (La reine de Broadway) – Charles Vidor (1944)

Pour un historien de cinéma, l’un des éléments les plus marquants de Cover girl est assurément le conflit de générations qui a marqué son tournage en 1943, même si cet affrontement n’a peut-être pas été perçu comme tel à l’époque. Une grande partie de l’équipe est en effet composée de vétérans du cinéma, qu’il s’agisse du réalisateur Charles Vidor, du chef opérateur Rudolph Maté, du compositeur Jerome Kern ou du parolier Ira Gerswhin. Quant aux chorégraphes Seymour Felix et Val Raset, ils sont nés respectivement en 1892 et 1900. Le décalage est donc grand entre leurs goûts et ceux de deux nouveaux venus : Gene Kelly, âgé de trente-et-un ans au moment du tournage, et Stanley Donen, qui n’en a même pas vingt.
Si les numéros mis au point par Felix et Raser s’inscrivent dans une double tradition – celle des revues de Broadway (The Show Must Go On, Sure Thing… ) et des films musicaux de Busby Berkeley (Cover Girl) – les séquences chorégraphiées par Kelly et Donen font preuve d’une grande modernité, en faisant notamment descendre le personnages de leur piédestal pour danser dans la rue. On sait que ce style « révolutionnaire », ébauché dans Cover Girl, fera plus tard le succès de films comme On the town (Un jour à New York) et Singin’ in the rain (Chantons sous La pluie)…

HOWARD HAWKS 

Du début des années 20 à la fin des années 60, Howard Hawks a réalisé des comédies et des films d’aventures qui témoignent d’une vision singulièrement pessimiste de la condition humaine.

RITA HAYWORTH

Rita Hayworth fut une actrice magnifique, une vamp éblouissante, une pin-up d’anthologie, et pourtant la postérité ne lui rend pas justice. Elle l’associe avant tout à la séquence de Gilda (1946) où, vêtue d’une robe fourreau noire, elle joue avec les nerfs des hommes qui l’entourent et exécute une allégorie de striptease aussi torride que minimaliste, en ôtant simplement un gant. Mais ce personnage de sex-symbol castrateur, façonné par Harry Cohn, le patron de la Columbia, était à cent lieues de la véritable Rita Hayworth, comme le déclara Orson Welles : « Sa qualité essentielle était la douceur. On devinait en elle une richesse, une épaisseur qui la rendaient très intéressante, et que l’on trouve rarement chez une star de cinéma. »

PAL JOEY (La Blonde ou la Rousse) – George Sidney (1957)

Sortie en 1957, Pal Joey musicale de George Sidney bénéficie de la présence de trois grandes stars (Rita Hayworth – Frank Sinatra – Kim Novak), ainsi que d’une bande originale entièrement signée Richard Rodgers et Lorenz Hart. 

GILDA – Charles Vidor (1946)

Si Gilda devient l’un des plus grands succès de l’année 1946 et entrera dans la mémoire collective des cinéphiles comme un classique du film Noir, il le doit à l’érotisme intense de son actrice principale. Rita Hayworth, ou plus exactement au strip-tease légendaire qui fit tourner la tête de Glenn Ford et d’un grand nombre…

CHERCHEZ LA FEMME !

Belle, cruelle et amorale, la femme fatale, personnage qui a toujours hanté l’imagination des hommes, a conquis sa place sur les écrans à la faveur du film noir des années 40. Nombreux furent ceux qui se laissèrent prendre au piège de sa vénéneuse séduction… La femme fatale est toujours prête à trahir. C’est, par essence,…