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CES FEMMES FATALES

Du collant noir de Musidora à l’absence de dessous de Sharon Stone, l’accessoire ou son manque divinement souligné n’est jamais innocent et marque au fer rouge cette sublime pécheresse qui parcourt le cinéma, qu’il s’agisse du film noir hollywoodien qui en fit son égérie ou d’autres genres qu’elle hanta de son érotisme funeste. Car cette femme-là est fatale pour ceux qui l’approchent. Souvenirs de quelques figures mythiques entre Eros et Thanatos qui peuvent le payer cher dans un 7ème Art aux accents misogynes qui ne pardonnent pas. [Isabelle Cottenceau – Le Facteur sonne toujours deux fois – L’Avant-Scène Cinéma (avril 2004)]

COVER GIRL (La reine de Broadway) – Charles Vidor (1944)

Pour un historien de cinéma, l’un des éléments les plus marquants de Cover girl est assurément le conflit de générations qui a marqué son tournage en 1943, même si cet affrontement n’a peut-être pas été perçu comme tel à l’époque. Une grande partie de l’équipe est en effet composée de vétérans du cinéma, qu’il s’agisse du réalisateur Charles Vidor, du chef opérateur Rudolph Maté, du compositeur Jerome Kern ou du parolier Ira Gerswhin. Quant aux chorégraphes Seymour Felix et Val Raset, ils sont nés respectivement en 1892 et 1900. Le décalage est donc grand entre leurs goûts et ceux de deux nouveaux venus : Gene Kelly, âgé de trente-et-un ans au moment du tournage, et Stanley Donen, qui n’en a même pas vingt.
Si les numéros mis au point par Felix et Raser s’inscrivent dans une double tradition – celle des revues de Broadway (The Show Must Go On, Sure Thing… ) et des films musicaux de Busby Berkeley (Cover Girl) – les séquences chorégraphiées par Kelly et Donen font preuve d’une grande modernité, en faisant notamment descendre le personnages de leur piédestal pour danser dans la rue. On sait que ce style « révolutionnaire », ébauché dans Cover Girl, fera plus tard le succès de films comme On the town (Un jour à New York) et Singin’ in the rain (Chantons sous La pluie)…

RITA HAYWORTH

Rita Hayworth fut une actrice magnifique, une vamp éblouissante, une pin-up d’anthologie, et pourtant la postérité ne lui rend pas justice. Elle l’associe avant tout à la séquence de Gilda (1946) où, vêtue d’une robe fourreau noire, elle joue avec les nerfs des hommes qui l’entourent et exécute une allégorie de striptease aussi torride que minimaliste, en ôtant simplement un gant. Mais ce personnage de sex-symbol castrateur, façonné par Harry Cohn, le patron de la Columbia, était à cent lieues de la véritable Rita Hayworth, comme le déclara Orson Welles : « Sa qualité essentielle était la douceur. On devinait en elle une richesse, une épaisseur qui la rendaient très intéressante, et que l’on trouve rarement chez une star de cinéma. »

GILDA – Charles Vidor (1946)

Si Gilda devient l’un des plus grands succès de l’année 1946 et entrera dans la mémoire collective des cinéphiles comme un classique du film Noir, il le doit à l’érotisme intense de son actrice principale. Rita Hayworth, ou plus exactement au strip-tease légendaire qui fit tourner la tête […]

CHERCHEZ LA FEMME !

Belle, cruelle et amorale, la femme fatale, personnage qui a toujours hanté l’imagination des hommes, a conquis sa place sur les écrans à la faveur du film noir des années 40. Nombreux furent ceux qui se laissèrent prendre au piège de sa vénéneuse séduction… La femme fatale est […]