LES BAS-FONDS – Jean Renoir (1936)

L’action des Bas-fonds se situe à la fois dans la Russie des tsars et la France du Front populaire. Renoir n’a pas cherché à tricher. Seuls les noms, les costumes et quelques anecdotes de scénario rappellent le pays de Gorki. Le « réalisme extérieur» ne compte pas. L’auteur du Crime de monsieur Lange parle de la France en 1936….

L’ALIBI – Pierre Chenal (1937)

« Ce n’est d’abord qu’un tout petit mensonge dont vous croyez disposer à votre guise. Et le petit mensonge blesse, et le petit mensonge tue. Et vous êtes trop heureux de payer de votre vie le droit de dire que vous avez menti.» Martin Luther Le professeur Winckler (Erich von Stroheim), célèbre télépathe, reconnaît, parmi…

LA MAISON DU MALTAIS – Pierre Chenal (1938)

Un soir de mai 1937, Pierre Chenal se trouvait  Aux Deux Magots en compagnie de J.B. Brunius, J.G. Auriol, les frères Prévert et Roger Blin. Soudain, un personnage se planta à ses côtés. Sans saluer ses amis – qu’il connaissait tous – il lui lança : « Il faut que je te parle, viens !…

Visages familiers du cinéma français des années 30

Avec ses héros romantiques, ses femmes abandonnées, ses petits commerçants, le cinéma français des années 30 a favorisé la popularité d’un grand nombre d’acteurs qui ont prêté, avec talent, leur visage à une série de personnages inoubliables. Françoise Rosay, grâce à son indéniable présence à l’écran, a marqué certains des films français les plus importants…

ENTRE ONZE HEURES ET MINUIT – Henri Decoin (1949)

L’histoire : Tandis qu’un homme est assassiné dans un tunnel, l’inspecteur Carrel (Louis Jouvet) enquête sur le meurtre d’un ancien avocat. Le cadavre du tunnel est le sosie de Carrel, qui décide de prendre sa place pour trouver le coupable. Le mort s’appelle Vidauban. Dans l’appartement de Vidauban, Carrel surprend un de ses complices, qui lui…

MIQUETTE ET SA MÈRE – Henri-Georges Clouzot (1950)

Henri-Georges Clouzot ne compte que quatre films à son actif, mais il fait déjà partie de l’élite des réalisateurs français. L’Assassin habite au 21 a été un grand succès public ; Le Corbeau bien que controversé  et Quai des orfèvres méritent le qualificatif de chefs-d’œuvre. Pour de nombreux exégètes de Clouzot, Miquette et sa mère…

Edmond T. Gréville et Pierre Chenal : deux réalisateurs méconnus

Quand on parle des grands réalisateurs des années 30, ce sont toujours les mêmes noms qui viennent à l’esprit : Clair, Vigo, Renoir, Pagnol, Guitry, Gance, Duvivier, Carné… Et régulièrement on oublie un certain nombre de cinéastes qui ont joué un rôle important mais à qui les historiens du cinéma n’ont pas fait la place qui…

QUAI DES ORFÈVRES – Henri-Georges Clouzot (1947)

« Rien n’est sale quand on s’aime », fera dire Clouzot à l’un de ses personnages dans Manon. Dans Quai des orfèvres, déjà, tout poisse, s’encrasse, sauf l’amour, qu’il soit filial, conjugal ou… lesbien. En effet, il n’y a pas que Brignon, le vieux cochon, qui est assassiné dans ce chef-d’œuvre. Pendant qu’on s’interroge sur l’identité du…

RETOUR A LA VIE – Cayatte, Lampin, Clouzot, Dréville (1949)

Tourné à la fin de l’année 1948, Le Retour à la vie est une authentique curiosité, une œuvre unique dans le cinéma français de l’après-guerre et qui a d’ailleurs suscité l’intérêt de plusieurs historiens attachés à l’étude de la représentation de la guerre et de ses séquelles au cinéma. Le Retour à la vie est…