Il faut l’avouer, cette semaine, j’ai fondu plus vite qu’une pellicule oubliée en plein soleil. Impossible de me concentrer sur une publication digne de ce nom. La canicule a gagné par KO technique. Résultat : pas de nouvelle publication. Le courage s’est évaporé quelque part entre 34°C et 38°C. Mais comme je refuse de laisser ce premier semestre se terminer en mode « écran noir », j’ai décidé de faire ce que tout bon programmateur de chaîne TV fait en cas de coup de chaud : ressortir les meilleurs moments. Voici donc un petit florilège des articles ayant eu le plus de succès ces derniers mois, une manière de boucler ce semestre en douceur, sans sueur (enfin presque), et avec un sourire. Promis, dès que la température retombera (ça commence déjà), je reprendrai du service !

THE BIRDS (Les Oiseaux) – Alfred Hitchcock (1963)
Avec des effets visuels révolutionnaires et une bande-son inhabituelle, le film d’Alfred Hitchcock sur des attaques d’oiseaux contre une petite ville californienne repousse les limites techniques de l’époque. Ce chef-d’œuvre présente une menace obsédante pesant sur la vie quotidienne. Mélange subtil de sentiments, The Birds est un film mémorable dans l’œuvre d’Hitchcock, le plus cher qu’il ait jamais entrepris et celui qui a exigé de lui une prise de risques considérable

LE CINÉMA FRANÇAIS SOUS L’OCCUPATION
Dès 1940, les Allemands entendent contrôler l’industrie cinématographique de la France occupée, et, surtout, favoriser l’exploitation de leurs propres films. Le cinéma français connaîtra pourtant une exceptionnelle vitalité. En juin 1940, après les quelques semaines de combats qui suivirent ce que l’on a appelé « la drôle de guerre », les Allemands occupent Paris, Le gouvernement du maréchal Pétain s’installe à Vichy, au sud de la Loire, et la France, coupée en deux, peut apparaître désormais comme un élément de l’ »Europe nouvelle » en cours d’édification…

LES SECONDS RÔLES DU CINÉMA FRANÇAIS DANS LES FILMS DE JULIEN DUVIVIER
Dans la volumineuse filmographie de Julien Duvivier, on évoque principalement les acteurs et actrices de premier plan en oubliant, parfois, les seconds rôles. Or, leur place est essentielle et leur talent a contribué, en donnant la réplique aux plus grandes stars, à la réussite des films du réalisateur. Voici quelques exemples de seconds rôles du cinéma français ayant joué dans les films de Duvivier. La liste n’est pas exhaustive et sera enrichie au fil du temps.

MARILYN MONROE : L’ENFANCE VOLÉE
Tout le monde connaît les récits d’une enfance si malheureuse que la star en portera les stigmates jusqu’à sa mort. Ballottée d’un foyer à l’autre sans jamais connaître la sécurité, Marilyn a grandi tant bien que mal, mais toujours sans amour.

PSYCHOSE – Alfred Hitchcock (1960)
Lorsque Marion Crane s’effondra lentement sur les carreaux lisses et blancs de la salle de bains de son motel, l’Amérique, abasourdie, n’en crut pas ses yeux. 46 minutes seulement étaient passées, et l’héroïne était morte. Quand, finalement, la caméra se fige sur l’œil inamovible de la femme assassinée, les mâchoires tombent – autant par incrédulité que par l’horreur dont témoigne la scène. Jamais auparavant un réalisateur n’avait bousculé son audience aussi rapidement et avec autant d’efficacité. C’était en 1960, le film était Psychose et son réalisateur, le génial Alfred Hitchcock.

LE DUO GABIN-VENTURA
En 1954, le héros de Touchez pas au grisbi fait la connaissance d’un jeune catcheur, sans savoir qu’il deviendra son « parrain de cinéma ». Partenaires dans six films, Jean Gabin et Lino Ventura connaîtront pendant vingt ans une amitié indéfectible.

RAZZIA SUR LA CHNOUF – Henri Decoin (1954)
Rebondissant sur le succès surprise de Touchez pas au grisbi, Gabin se lance en 1954 dans l’aventure de Razzia sur la chnouf. Un polar qui, grâce à l’habileté du cinéaste Henri Decoin, rejoindra tout naturellement la liste des grands films de l’acteur. Dans ce film, Gabin peaufinera le personnage qui dominera la seconde partie de sa carrière : le dur à cuire impitoyable mais réglo.

SIMONE SIGNORET ET YVES MONTAND
Les couples célèbres au cinéma sont nombreux, mais il est rare qu’ils durent très longtemps, surtout lorsqu’il s’agit de deux grandes vedettes également. Yves Montand et Simone Signoret constituent à cet égard une des plus notables exceptions connues.

LE CINÉMA DE MINUIT
Tout commence avec une émission née sur FR3 en 1976, Le Cinéma de minuit. Une fenêtre ouverte au cœur de la nuit, discrète, presque clandestine, qui offrait au public des films rares, muets, en version originale, des œuvres fragiles que l’on ne voyait nulle part ailleurs. Grâce à son approche documentaire et à une programmation d’une exigence rare, elle a permis à tant de films menacés d’oubli de retrouver une place, une voix, une lumière. Pour beaucoup d’entre nous, elle a été une école de patience, de curiosité, de découverte — une véritable initiation à la cinéphilie.

MIREILLE BALIN
Mireille Balin fut l’une des étoiles les plus éclatantes de l’entre-deux-guerres, avant que la fatalité ne vienne briser son ascension. De mannequin à icône du grand écran, elle incarna tour à tour l’ingénue lumineuse et la femme fatale dont la beauté semblait porter en elle une menace. Révélée par Duvivier, magnifiée par Grémillon, elle grava dans la mémoire du cinéma des figures inoubliables, de Gaby à la mystérieuse Gueule d’amour. Mais la guerre, puis l’épuration, précipitèrent sa chute, la laissant seule, ruinée, vieillie avant l’heure. À sa mort, presque oubliée de tous, il ne resta que le silence et l’éclat persistant d’une trajectoire brisée.

DIX ANS DE CINÉMA, DIX ANS DE REGARDS, DIX ANS DE FIDÉLITÉ
Depuis dix ans, Mon cinéma à moi explore le cinéma comme on arpente un territoire intérieur, en suivant les lignes de fuite, les ombres portées et les éclats discrets qui traversent les œuvres. Dix ans à laisser les films parler à leur rythme, à écouter ce qu’ils murmurent sous la surface, à éclairer ce qui demeure souvent en retrait. Dix ans d’un regard patient, attentif, qui préfère la profondeur à l’évidence et qui avance, sans bruit, vers ce que le cinéma révèle lorsqu’on accepte de s’y attarder.
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