GILDA – Charles Vidor (1946)

Si Gilda devient l’un des plus grands succès de l’année 1946 et entrera dans la mémoire collective des cinéphiles comme un classique du film Noir, il le doit à l’érotisme intense de son actrice principale. Rita Hayworth, ou plus exactement au strip-tease légendaire qui fit tourner la tête […]

A STAR IS BORN (Une Etoile est née) – George Cukor – 1954

Sorti en 1954, le film de George Cukor offre à Judy Garland son plus grand rôle dramatique, face à un James Mason tout aussi bouleversant. Genèse d’un chef-d’œuvre mutilé.  L’acteur Norman Maine est une star d’Hollywood, mais son désenchantement le conduit à boire de plus en plus. Lors d’une soirée de gala, il entre sur scène dans un état d’ébriété avancé, et ne doit son salut qu’à une jeune chanteuse, Vicky, dont la présence d’esprit lui permet d’éviter la catastrophe. Elle disparaît ensuite, mais Norman décide de la retrouver…

AN AMERICAN IN PARIS – Vincente Minnelli (1951)

Couvert d’oscars et de récompenses de toutes sortes, généralement porté aux nues, considéré souvent comme le plus grand « musical » de l’histoire du cinéma, Un Américain à Paris est le film qui a le plus contribué à la célébrité de Vincente Minnelli. Quand on parle de lui aux profanes, on peut se contenter de dire : c’est l’auteur de Un Américain à Paris. That’s Entertainment, laborieux film de montage, se termine, en apothéose, par son célébrissime ballet final. Un livre entier (The Magic Factory : How MGM Made An American in Paris), a été consacré au tournage. Tous les collaborateurs du film en parlent avec des sanglots dans la voix. Et pourtant, nous restons sur une étrange impression de réserve, car il s’agit d’un des films les plus inégaux de son auteur. Si le ballet final, maintes fois célébré, n’a rien perdu de son éclat, il  faut pourtant nuancer sur le reste et si, finalement, Un Américain à Paris était un des films les moins personnels de Minnelli ? Si sa réputation était, en partie du moins, usurpée ?

La découverte du cinéma japonais

L’arrivée sur les écrans occidentaux, au début des années 50, d’un certain nombre de films japonais allait susciter un intérêt considérable pour une production jusqu’alors presque ignorée. Mis à part un ou deux films muets, projetés brièvement, comme Carrefours (Jujiro, 1928) de Kinugasa, la découverte d’une production cinématographique […]

LAURA – Otto Preminger (1944)

On ne peut pas citer Laura sans rendre hommage à Gene Tierney, l’une des comédiennes les plus belles et les plus sensibles de l’histoire du cinéma. Il faut aussi souligner le talent de Preminger, qui a traité cette histoire d’amour « noire » d’une façon totalement originale. La première scène d’amour n’est-elle pas celle de l’interrogatoire de Laura ? Plus le passé de Laura se dévoile, plus les questions de l’inspecteur, dont on devine la jalousie, deviennent violentes et cruelles. Le visage de Laura reste émouvant sous la lumière du projecteur. L’inspecteur finit par détourner cette lumière violente de son visage. Premier geste d’amour…

PUSHOVER (Du plomb pour l’inspecteur) – Richard Quine (1954)

Des braqueurs tuent un vigile avant de prendre la fuite avec leur butin, un inspecteur infiltré surveille la maîtresse de l’un deux, mais l’amour entre en jeu, et il est coincé entre gangsters et policiers ; sa vie est alors en danger. Richard Quine réalise ce face à face entre un flic et une femme fatale avec beaucoup d’astuce et aidé par de brillants dialogues d’après une nouvelle de Thomas Walsh et Bill S Ballinger. Kim Novak fait ici ses débuts à l’écran aux côtés de Fred MacMurray, qui dix ans plus tôt tombait tombait dans le piège infernal de Phyllis Dietrichson (Barbara Stanwick) dans Double indemnity (Assurance sur la mort)