1940-1945 : UN ESSOR SURPRENANT
Sous l’Occupation, le cinéma français, qui connait un surprenant essor, recueille quelques-uns de ses plus grands triomphes, et voit apparaitre une nouvelle génération d’auteurs de talent.
Sous l’Occupation, le cinéma français, qui connait un surprenant essor, recueille quelques-uns de ses plus grands triomphes, et voit apparaitre une nouvelle génération d’auteurs de talent.
Il est des sujets qui donnent des ailes à Hitchcock. L’amour en fait partie. Le film sorti en 1946, sur lequel le réalisateur avait commencé à travailler avec son scénariste Ben Hecht avant même la fin de la guerre, transcende les genres cinématographiques et atteint au chef-d’œuvre absolu. Plus encore qu’avec le scénario, c’est derrière la caméra qu’Hitchcock donna la mesure de son talent, façonnant Notorious au gré du tournage avec une maîtrise vérifiée à chaque instant.
Ce succès artistique et commercial classe Pierre Chenal parmi l’un des meilleurs réalisateurs de son époque. Par son exemple, il prouve que le cinéma français a des technicien et des artistes de premier ordre. Le face à face Pierre Clanchar-Harry Baur restera un grand moment de cinéma. L’histoire : En […]
Au palmarès des écrivains les plus pillés par le cinéma, Dostoïevski figure parmi les premières places, aux côtés de Shakespeare et d’Alexandre Dumas. Peuplés d’êtres excessifs, ses romans inspirent depuis plus d’un siècle scénaristes et réalisateurs. S’il avait suivi la voie choisie par sa famille, Fedor Dostoïevski aurait […]
Vous parlez français ? Une fois n’est pas coutume, Gabin fait en 1956 une infidélité à son auteur de chevet, Georges Simenon, pour se plonger dans l’univers d’un des plus grands noms de la littérature russe, Fedor Dostoïevski. L’acteur avait déjà eu l’occasion de découvrir les tourments de […]
A l’instar des institutions et des mentalités, le cinéma français n’a pas échappé à l’influence de Mai 68. Les années qui suivirent ce printemps historique furent, dans ce domaine, celles d’une irrésistible évolution vers la permissivité.
Représentant de cette « qualité française » tant décriée par les jeunes réalisateurs de la Nouvelle Vague, le cinéaste de Premier rendez-vous, Les Inconnus dans la maison, Razzia sur la chnouf et La Vérité sur Bébé Donge a régné pendant trente ans sur le cinéma hexagonal. Avec un enthousiasme jamais démenti…
1844. Miranda Wells (Gene Tierney) quitte sa famille du Connecticut pour rejoindre son riche cousin Nicholas Van Ryn (Vincent Price) qui vit avec sa femme dans la sombre demeure de Dragonwyck. Van Ryn traite ses métayers avec la dureté de ses ancêtres et souffre parallèlement du fait que sa femme, Johanna (Vivienne Osborne), a été […]
Un soir de mai 1937, Pierre Chenal se trouvait Aux Deux Magots en compagnie de J.B. Brunius, J.G. Auriol, les frères Prévert et Roger Blin. Soudain, un personnage se planta à ses côtés. Sans saluer ses amis – qu’il connaissait tous – il lui lança : « Il […]
L’œuvre de Nicholas Ray offre quelques réussites éblouissantes, dont le charme emporte les réserves que peuvent parfois susciter des conventions trop voyantes ou des facilités de scénario. Moins maîtrisé que le violent Johnny Guitar, moins constamment lyrique que l’envoûtant Wind across the everglades (La Forêt interdite), Party Girl (Traquenard), reste un de ses plus fascinants chef-d’ œuvre, grâce à la présence irradiante de Cyd Charisse, au comble de sa beauté.
C’est le premier film de Nicholas Ray, et l’on y trouve tous les thèmes de ses films ultérieurs, Rebel Without a Cause (La Fureur de vivre) notamment, son oeuvre la plus célèbre, bien moins réussie pourtant que ces Amants. Comme James Dean, Farley Granger est un ado. Une victime, donc, aux yeux de Ray, persuadé que la jeunesse ne peut qu’être détruite par des adultes qui ont renié leur pureté. Il rencontre une jeune fille qui pourrait l’aider à racheter son passé de délinquant, mais sur eux la pression est trop forte et la mort les attendra au bout de leur périple. « Ce n’est pas un film de gangsters, un récit sordide de sang et de misère, précise Nicholas Ray à ses producteurs, mais l’histoire d’amour de deux jeunes gens qui n’ont jamais été correctement présentés au monde. »
Thriller social, film noir, sans doute le dernier du genre, He Ran all the Way constitue le chant du cygne d’une génération de cinéastes de gauche à Hollywood sur le point d’être détruite par les ravages de la Liste noire. Il y a de quoi rester pantois devant […]
Reine de beauté et sex-symbol, Marilyn a aussi incarné pour toute une génération la quintessence du chic « made in Hollywood ». Entre luxe, mode et falbalas, petite revue de détail de la panoplie d’une superstar…
En 1960, Jean Gabin est au sommet de sa popularité. C’est la star du cinéma français. Depuis Gas-oil (1955), Michel Audiard lui peaufine des dialogues gouleyants, truffés de répliques qui tuent, de saillies imparables : les interrogatoires serrés de l’inspecteur Maigret, les enguelades mythiques du Président, les invectives d’Archimède. Le Cave se rebiffe est leur douzième collaboration.
He Ran all the Way (Menaces dans la nuit) est – symboliquement, spirituellement – le dernier film noir. Ses créateurs s’attachent au plus près aux échecs douloureux d’un homme désespéré. Le film fait preuve de compassion sans chercher à faire la leçon ou verser dans le sentimentalisme. Il […]