Le Film français

LE CIEL EST À VOUS – Jean Grémillon (1944)

Le Ciel est à vous est le plus beau film d’un cinéaste un peu maudit, trop en avance sur son temps. Pionnier, Jean Grémillon l’était dans sa vision très moderne de l’amour, du couple. Et surtout de la femme, qui travaille activement dans cette histoire-ci, en assumant sa passion de l’aviation. Les Gauthier, Pierre (Charles Vanel) et Thérèse (Madeleine Renaud), tiennent un garage dans une petite ville des Landes, non loin d’un aérodrome. Le mari, ancien mécano de Guynemer, s’y rend souvent pour voler, bientôt rejoint par sa femme, qui se lance dans la conquête d’un record féminin. Inspiré d’un exploit véridique de 1937, ce film tourné sous l’Occupation montre des gens simples qui se surpassent et s’accomplissent de manière audacieuse, en s’affranchissant de l’ordre moral. Sensible et optimiste, le film sait décoller du réalisme pour atteindre, avec sa poésie discrète, une forme de transcendance. [Jacques Morice – Télérama (09/21)]


Le Ciel est à vous sort en février 1944, alors que les restrictions de toutes sortes sont de plus en plus draconiennes, interrompant les séances de cinéma pour cause de panne d’électricité, sans parler bien sûr de la situation politique et militaire… Une nouvelle sortie aura lieu dans de meilleures conditions après la Libération. La production de ce film relatant les exploits aériens d’une aviatrice française, fut, on s’en doute, une course d’obstacles encore plus mouvementée que celle de Lumière d’été.

Madeleine Renaud arrive dans Le Ciel est à vous avec un riche bagage qu’elle va utiliser pour incarner à elle toute seule les multiples facettes d’un personnage féminin unique. Comme si, tel Pygmalion, le cinéaste avait modelé peu à peu ses nouveaux contours pour la lancer dans un film qu’elle porte vaillamment sur ses épaules, avec la seule aide de Charles Vanel. Cette gageure, car s’en est une, dans le paysage du cinéma français de l’époque, dont les figures de proue s’appellent Arletty, Edwige Feuillère, Viviane Romance , Gaby Morlay ou Mireille Balin, est consolidée par le choix de l’interprète masculin. Charles Vanel en effet, a lui aussi une place à part dans les configurations d’acteurs qui ont la faveur des producteurs et du public dans le cinéma de l’époque. Bien qu’il soit dans le peloton de tête des premiers rôles masculins pendant les années 1930, on ne peut le classer ni parmi les figures de père à cause de son âge, ni parmi les séducteurs qu’il n’a jamais joués. D’une certaine manière, il est l’homologue de Madeleine Renaud dans le registre masculin, mais joue souvent avec succès les représentants de la Loi. Il a déjà travaillé avec Grémillon en 1931, sur Daïnah la métisse, et malgré le sabotage du film, sa composition d’ouvrier mécanicien sur un paquebot se jetant sur une passagère un peu trop belle et familière, témoigne de la diversité de son registre. Le même Grémillon lui demande de composer douze ans plus tard un personnage fort différent, si ce n’est dans son rapport à la mécanique ! Dans Le Ciel est à vous, Pierre Gauthier est garagiste de métier et son habileté s’exerce aussi bien sur les avions que sur les voitures. Il compose avec Madeleine Renaud un couple d’époux amoureux l’un de l’autre, figure centrale du récit, ce qui n’est pas très fréquent dans le cinéma de cette époque.

Le scénario d’Albert Valentin laisse de côté les aspects spectaculaires de ces aventures aériennes qui passionnèrent les foules dans les années 1930 et 1940. L’ellipse est totale sur toute la période où le couple accumule des trophées et on ne verra pas Thérèse dans son avion quand elle accomplit le record. On ne peut non plus réduire le film, comme beaucoup de critiques de l’époque l’ont fait, à une défense et illustration des « vertus françaises » ; outre que c’est bien évidemment lié à la situation politique, et recouvre des idéologies contradictoires, cela cadre assez mal avec l’histoire d’un couple qui sacrifie son travail professionnel et l’avenir de ses enfants à une passion commune pour l’aviation, présentée avant tout comme une source de plaisirs. Le thème central du film, une relation amoureuse entre un homme et une femme, est traité ici de façon si inhabituelle, que le spectateur a du mal à lui donner le même nom que dans Gueule d’amour par exemple. Comme un critique perspicace le notait déjà en 1944, « Le Ciel est à vous constitue un vaste poème d’amour, d’amour réciproque, humble et total, mais sans la moindre parcelle d’érotisme, cet érotisme dont l’écran a tant abusé».

Le sujet du film prend toute sa cohérence à la lumière de l’ensemble de l’œuvre de Grémillon, qui se construit d’une part sur une critique de l’aliénation du spectateur par le cinéma dominant, d’autre part sur une exploration « documentaire » des relations entre hommes et femmes dans le temps et l’espace social. Le Ciel est à vous marque l’aboutissement de cette problématique en s’appuyant sur deux acteurs totalement étrangers au « star system » à la française, ou plus précisément inassimilables à des images de séduction ; le film ne comporte en effet aucune image de type érotique ou fétichiste ; en particulier le baiser sur la bouche, autour duquel s’est codifié l’érotisme au cinéma, est absent de ce film, pourtant peu avare d’effusions sentimentales. Par ailleurs le thème des relations amoureuses est abordé frontalement, sans aucune péripétie dramatique qui mette en jeu quelqu’un ou quelque chose d’extérieur au couple lui-même : la passion pour l’aviation est présentée comme la concrétisation de l’amour du couple, et ne sera traitée que sous cet angle.

Le schéma narratif du film se distingue par son extrême simplicité ; à partir d’une figure de couple, toujours la même, le récit se développe grâce à des mouvements successifs de disjonction et de conjonction qui affectent le couple, au contact de l’environnement social et familial. Dans un premier temps, le couple s’investit dans la réussite professionnelle (le garage), ce qui amène leur séparation ; ils se retrouvent en renonçant à cette forme d’ambition sociale, pour préserver leur amour. Puis Thérèse découvre l’aviation, qui devient leur passion commune. Cela amène encore une séparation qu’on croit d’abord définitive (la mort de Thérèse), mais qui se transforme finalement en une double réunion, celle des deux époux et celle du couple avec la société. Ce schéma narratif est construit sur l’interdépendance des relations amoureuses et de l’insertion sociale de chacun, et prend le contrepied du stéréotype romanesque de l’amour qui évacue les contradictions sociales, ou l’inverse. Film sans star, sans effet spectaculaire (malgré le sujet), entièrement tourné en province, avec une intrigue simple, Le Ciel est à vous incarne la liberté paradoxale du cinéma français pendant l’Occupation, puisque le boycott des films anglophones le mettait à l’abri de la concurrence effrénée qu’il subissait avant-guerre et de l’influence écrasante du cinéma hollywoodien. Il ne se retrouvera jamais plus dans une situation aussi protégée … [Jean Grémillon, Le cinéma est à vous – Geneviève Sellier – Ed. Méridiens klincksieck (1989)]


Le Ciel est à vous – Un ciel habité (Jean-Dominique Nuttens

Ceux qui aiment l’œuvre de Jean Grémillon chérissent souvent un film entre tous. Remorques, ses éléments déchaînés, son oratorio funèbre, sa promenade sur la plage nimbée de lumière irréelle, a les faveurs de beaucoup. Quelques-uns préfèrent le mystérieux Lumière d’été, ses passions telluriques et mortifères sous un soleil aveuglant. Les plus purs donneraient tous ses films pour son dernier documentaire, André Masson et les quatre éléments, dans lequel le cinéaste s’approche au plus près du secret de la création, atteint ce « cœur des choses » dont la quête lui semblait l’essence de son métier de cinéaste. Le Ciel est à vous aura toujours pour moi une place à part. L’art de Grémillon irrigue ici de manière presque invisible une histoire qui, filmée par un autre, ne serait qu’édifiante, pour donner naissance à une œuvre habitée où le tragique affleure sans éclater, où la passion soulève les montagnes et menace de faire payer un prix exorbitant à qui s’y laisse aller. La linéarité, la simplicité, la transparence apparente de Le Ciel est à vous, en font le prix : il faut entendre et voir pour ressentir les dissonances, la puissance des forces en présence sous un quotidien banal et mièvre.

Son statut d’œuvre tournée et sortie sous l’occupation allemande, dans laquelle chaque camp a cru trouver de l’eau pour son moulin (exaltation de la famille ou célébration de l’aventure comme résistance ?), a longtemps tenu lieu de seul axe d’analyse du film. De fait, Le Ciel est à vous est d’abord un film de Grémillon en ce qu’il met en scène, comme toute son œuvre, une tension entre contraires – le grand large ou la côte, le ciel ou la terre -, qui pouvait prendre une résonance particulière en 1944… Mais depuis Maldone, en 1922, partagé entre la vie installée d’un fils de famille et la passion pour Zita, la belle Romani, le cinéaste n’a jamais créé que des personnages déchirés, que l’attrait pour l’ailleurs, pour les cimes, conduit parfois au malheur, souvent à la solitude. Le prêtre célébrant les obsèques de l’institutrice dans son dernier film de fiction, L’Amour d’une femme, auquel le cinéaste prête sa voix, n’exalte pas ces destinées : « Si dans la plaine immense vous êtes le grain de blé, n’enviez pas le peuplier solitaire qui d’un élan désespéré s’en va toucher le ciel. » Le Ciel est à vous ne fait pas exception en tant que récit d’une passion absolue frappant le couple le moins susceptible d’être happé par des sentiments hors-norme. Le texte ouvrant le film rappelle que l’histoire est inspirée d’un exploit réel et la source principale d’inspiration de Jean Grémillon, de son scénariste Albert Valentin et de l’auteur des dialogues, Charles Spaak, fut sans doute le récit de l’histoire d’Andrée Dupeyron, qui battit, en 1937, le record du monde féminin de distance en avion en ligne droite, par Paul Bringuier dans le magazine Marie-Claire en juillet 1938. Les termes choisis par celui-ci ne pouvaient qu’attirer l’attention du cinéaste : « Ils n’ont de joie que dans leur travail. Il semble que la destinée des Dupeyron, famille française type, est fixée, qu’elle ne peut plus dévier de sa ligne. Ils s’achemineront peu à peu vers l’aisance, (…) ils arriveront à la vieillesse sans soucis. Alors quelque chose arrive. Une pierre tombe dans cette eau tranquille (…) et tout l’équilibre va être rompu. » Tout est déjà dans ce « Alors quelque chose arrive » et le film reste très fidèle au récit de Bringuier, à l’histoire vraie des Dupeyron devenus les Gauthier.

Le cinéaste y ajoute le thème de la passion de Jacqueline, la fille du couple, pour le piano, qui fait naître une tension supplémentaire en renforçant la dimension mystérieuse de l’aventure d’un couple si peu fait pour l’aventure. Les Gauthier n’entendent rien à la musique, à l’art, à la passion. Lorsque le professeur de piano leur fait entendre le son de deux instruments pour qu’ils choisissent celui de leur fille et leur demande : « Vous saisissez ? », ils demeurent incrédules. Et quand il suggère que les dons de Jacqueline pourraient lui ouvrir une carrière musicale, la mère de famille ferme à clef l’instrument pour éviter un destin misérable à sa fille. Saisis à leur tour par une force qui les dépasse, ces parents aimants iront vendre le piano de leur enfant pour financer l’exploit qu’ils préparent sans rapprocher leur exaltation et les aspirations de leur progéniture, prenant pour de l’égoïsme le refus qu’elle leur oppose : « Quand je pourrai faire ce que je voudrai, j’aurai besoin de mon piano. » Quantité d’œuvres mettent en scène des parents indignes ou indifférents, mais où a-t-on ainsi montré une telle cruauté inconsciente chez des parents au départ exemplaires jusqu’à l’ennui ? Après qu’ils sont partis tenter leur record, on comprend, dans une séquence à l’inquiétante étrangeté au milieu du garage sans vie, que Thérèse a demandé pardon à sa fille pour le piano, commençant peut-être à saisir la différence entre deux sons, à percevoir ce qu’implique l’absolu.

L’absolu ne conduit pas au drame, mais fait planer une menace diffuse incarnée par le groupe des orphelins menés par un curé en soutane et chantant « Sur l’pont du Nord », histoire de frère et sœur noyés pour n’avoir pas écouté leur mère. Présents dès le premier plan, on les entend plus tard lorsque les deux enfants sont seuls dans le garage après le départ des parents avec leur avion. Ils sont là quand la famille rentre chez elle sous la pluie sans Thérèse, disparue en vol, et chantent, implacables : « Voilà le sort des enfants obstinés. » S’ils s’éloignent à la fin, leur chanson étouffée par la « Valse des Lilas et des roses » tant aimée par les Gauthier, le dernier plan leur appartient, suggérant que leur ombre n’aspire qu’à resurgir, la passion pouvant reprendre ces gens simples qui se sont exaltés ensemble selon les mots du professeur de musique.

Il faut entendre Le Ciel est à vous au moins autant qu’il faut le voir. Comme le dit Pierre Gauthier : « C’est à l’oreille qu’un mécano doit repérer ce qui ne va pas. » On sait Grémillon très sensible aux sons de ses films, à leur musicalité. La symphonie des voix est d’une richesse incomparable : modulations de la voix haute de Madeleine Renaud, rapide et sèche, puis exaltée, unicité, chaleur, hésitation de celle de Charles Vanel, vibrato de Jean Debucourt dans le rôle du professeur de piano chantre des destinées exceptionnelles (il sera la voix de Jésus dans la série des Don Camillo !), dissonance de la plainte de Raymonde Vernay, la grand-mère ridicule par ses jérémiades, mais qui émeut lorsqu’elle se fait Créon pour défendre la simplicité du bonheur familial face au danger de l’absolu… Dans les moments de tension, les bruits du quotidien prennent une tonalité inquiétante : cloches qui scandent l’action, sifflements du train ramenant le père de famille défait dans sa famille, martèlement du téléphone raccroché quand les appels anonymes se déchaînent contre celui qui a tenté le ciel…

On voudrait encore dire beaucoup tout en sentant que le discours échouera à caractériser l’alchimie qui opère. Image quasi documentaire et sans éclat, absence de spectaculaire, de moment de bravoure aérien, musique utilisée avec parcimonie… De ces éléments sans relief, le sourcier Grémillon fait jaillir l’émotion en laissant s’exercer les forces contraires qu’il a dessinées entre les personnages et au sein même de chacun d’eux (le féminin et le masculin circulent entre Madeleine Renaud et Charles Vanel en dynamitant les schémas traditionnels) pour parvenir, selon ses propres termes, à la « transfiguration de la réalité d’un milieu en une réalité supérieure ». [Le Ciel est à vous ; Un ciel habité – Jean-Dominique Nuttens – Positif (n°728, octobre 2021)]

Charles Vanel, Madeleine Renaud et Jean Grémillon (LE CIEL EST À VOUS, 1944)

JEAN GRÉMILLON : L’amour du vrai
Le succès de Remorques, en 1941, devait constituer pour Jean Grémillon une revanche sur quinze ans de déboires.  Curieusement, c’est au cœur d’une des périodes les plus noires de notre histoire, que ce « cinéaste maudit » va pouvoir le mieux s’exprimer, et dans l’œuvre de ce metteur en scène de gauche, s’il en fut, la période « vichyssoise » apparaît comme une trop brève saison privilégiée.



L’histoire

Le film s’ouvre sur un déménagement, celui de la famille Gauthier expropriée en raison du projet d’implantation d’un aérodrome. Le garagiste Pierre et son épouse Thérèse s’installent donc en ville avec leurs deux enfants et la belle-mère acariâtre. D’une nature optimiste et généreuse, le garagiste ne sait refuser aucun service. Aussi dépanne-t-il l’avion de Lucienne Ivry (en se présentant comme l’ancien mécanicien de Guynemer) au cours de l’inauguration de l’aérodrome où la voiture d’un homme d’affaires en pleine nuit qui bientôt offre à sa femme de venir travailler pour lui à Limoges. Celle-ci accepte, quittant la maison pour quelques mois durant lesquels Pierre reprend goût à sa passion pour l’aviation. À son retour, elle est prise de colère devant les risques d’une telle activité mais acceptant par défi de monter à bord, elle est à son tour gagnée par la passion. Aviatrice émérite en quelques mois, elle cumule les coupes et désire bientôt battre le record de distance en ligne droite avec l’appareil préparé par Pierre. Après son départ, elle est portée disparue et tout le monde accuse le mari de l’avoir entraînée dans cette aventure périlleuse. Mais elle bat finalement le record et revient portée en triomphe dans son village en liesse.


Les extraits

GUEULE D’AMOUR – Jean Grémillon (1937)
En attendant le feu vert pour L’Etrange Monsieur Victor, Jean Grémillon a eu le temps de réaliser Gueule d’amour, adapté par Charles Spaak d’un roman d’André Beucler. Nous sommes en 1937, et ce film qui devait être une parenthèse, une œuvre de circonstance, marquera au contraire un tournant dans la carrière du réalisateur : grâce au succès commercial qu’il obtient, il permet à Grémillon d’entamer la période la plus féconde de son œuvre et de produire régulièrement jusqu’en 1944, des films qui marquent une synthèse réussie entre ses exigences artistiques et les contraintes d’un cinéma populaire.

LUMIÈRE D’ÉTÉ – Jean Grémillon (1943)
Commençons par les femmes. Ni pin-up ni vamps chez Grémillon, mais des personnes à part entière, décidées, tourmentées. C’est vrai de Cri-Cri, ancienne danseuse devenue tenancière d’hôtel, ou de Michèle, jeune femme romantique venue là pour retrouver son amant. Ce marivaudage en altitude (les Alpes-de-Haute-Provence), hanté par le souvenir d’un crime, réunit des personnages à la dérive qui tentent de s’aimer.

REMORQUES – Jean Grémillon  (1941)
Marin dans l’âme, Grémillon chérissait la mer, qu’il avait déjà célébrée dans Gardiens de phare en 1928. Remorques, situé à la pointe de la Bretagne, du côté de Crozon, fut un film compliqué à faire : scénario remanié, tournage interrompu à cause de la guerre, etc. Il tangue un peu comme un rafiot. On y retrouve néanmoins ce lyrisme sobre qu’on aime tant. Au fond, Remorques est l’envers de Quai des brumes, auquel on pense forcément : point de « réalisme poétique » ici, plutôt une poésie réaliste, sans effets ni chichis. 

L’AMOUR D’UNE FEMME – Jean Grémillon (1953)
Cinq ans après Pattes blanches, Grémillon peut enfin réaliser un scénario qui lui tient particulièrement à cœur, puisqu’il en est l’auteur : L’Amour d’une femme reprend le thème des contradictions entre la vie professionnelle et la vie amoureuse et/ou conjugale, déjà développé dans Remorques ; mais le point de vue est cette fois-ci exclusivement féminin, et souligne, ce qui est parfaitement tabou dans la société française figée des années 1950, les difficultés propres des femmes dans la recherche d’un équilibre entre vie sociale et vie privée.

PATTES BLANCHES – Jean Grémillon (1949)
Pattes Blanches, entrepris de façon quasi impromptue présente a priori tous les inconvénients d’une commande : le scénario d’Anouilh devait être réalisé par le dramaturge lui-même, s’il n’en avait été empêché par des problèmes de santé à la veille du tournage.





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