MAURICE RONET
Figure aristocratique et désenchantée, Maurice Ronet a été non seulement un comédien singulier et profond, mais aussi un metteur en scène dont le dernier film était un chef-d’œuvre.
Mon Cinéma à Moi, ce sont les films, les acteurs, actrices et réalisateurs que j'aime. Mon but : faire découvrir ou redécouvrir un cinéma d'une autre époque qui a contribué à ce qu'il est devenu aujourd'hui.
Figure aristocratique et désenchantée, Maurice Ronet a été non seulement un comédien singulier et profond, mais aussi un metteur en scène dont le dernier film était un chef-d’œuvre.
Florence (Jeanne Moreau) et son amant Julien (Maurice Ronet) préparent jusque dans les moindres détails le meurtre du mari de la jeune femme, mais à peine Julien a-t-il terminé de maquiller son crime en suicide que tout échappe à leur contrôle. Julien reste coincé dans l’ascenseur et, pour […]
Le Japon en 1949. A la radio, dans les bars, les cabarets, les baraques foraines, la musique est anglo-saxonne, italienne ou française. Les femmes s’habillent à l’occidentale. La foule se presse aux matchs de basebaIl. Ceux qui ont quitté l’armée, ou que l’armée a quittés, sont livrés à […]
L’arrivée sur les écrans occidentaux, au début des années 50, d’un certain nombre de films japonais allait susciter un intérêt considérable pour une production jusqu’alors presque ignorée. Mis à part un ou deux films muets, projetés brièvement, comme Carrefours (Jujiro, 1928) de Kinugasa, la découverte d’une production cinématographique […]
Tourné la même année que Duel in the Sun (Duel au soleil), Leave her to heaven est au film noir ce que le film de King Vidor, produit par David O. Selznick, est au western : une œuvre passionnée et fulgurante qui utilise avec génie les tons du Technicolor de l’époque, devenus ici un élément dramatique indispensable.
On ne peut pas citer Laura sans rendre hommage à Gene Tierney, l’une des comédiennes les plus belles et les plus sensibles de l’histoire du cinéma. Il faut aussi souligner le talent de Preminger, qui a traité cette histoire d’amour « noire » d’une façon totalement originale. La première scène d’amour n’est-elle pas celle de l’interrogatoire de Laura ? Plus le passé de Laura se dévoile, plus les questions de l’inspecteur, dont on devine la jalousie, deviennent violentes et cruelles. Le visage de Laura reste émouvant sous la lumière du projecteur. L’inspecteur finit par détourner cette lumière violente de son visage. Premier geste d’amour…
Des braqueurs tuent un vigile avant de prendre la fuite avec leur butin, un inspecteur infiltré surveille la maîtresse de l’un deux, mais l’amour entre en jeu, et il est coincé entre gangsters et policiers ; sa vie est alors en danger. Richard Quine réalise ce face à face entre un flic et une femme fatale avec beaucoup d’astuce et aidé par de brillants dialogues d’après une nouvelle de Thomas Walsh et Bill S Ballinger. Kim Novak fait ici ses débuts à l’écran aux côtés de Fred MacMurray, qui dix ans plus tôt tombait tombait dans le piège infernal de Phyllis Dietrichson (Barbara Stanwick) dans Double indemnity (Assurance sur la mort)
Dans Voici le temps des assassins, le personnage de Chatelin est l’occasion d’une grande composition pour Gabin, parfait en grand chef, permettant à Duvivier de donner à son film une épaisseur réaliste, dans laquelle il l’installe dès les scènes d’ouverture, où la caméra se déplace avec fluidité en […]
Tous les films interprétés par Ray Milland ne méritent pas de passer à la postérité. Cet acteur d’origine britannique n’en a pas moins marqué Hollywood, qui sut lui faire confiance et lui permettre de réaliser son ambition : passer à la mise en scène. L’obtention d’un Oscar ne […]
The Big Clock (La Grande horloge) est un film remarquable : par cet équilibre parfait entre ce moment d’apogée du film noir, dont il respecte entièrement les règles, des exigences de studio, un mélange de marivaudage hollywoodien, de grands acteurs en liberté, en état de donner leur meilleur d’eux-mêmes, un sujet, un scénario, des dialogues qui sont très au-dessus de la moyenne, toutes ces choses en font un point d’équilibre parfait.
Environ tous les dix ans, l’Amérique se toquait d’un nouveau tandem comique. A Abbott et Costello, les vedettes d’Universal, succédèrent, de 1946 à 1956, Jerry Lewis et Dean Martin, qui rapportèrent des sommes fabuleuses à la Paramount. A la radio, à la télévision, dans les boîtes de nuit et au cinéma, leur dynamisme et leurs bouffonneries déclenchaient des avalanches de rire, et, dans le monde entier, constituaient le divertissement n° 1 du samedi soir. Les seize films qu’ils firent ensemble avant de se séparer définitivement en 1956 leur apportèrent la consécration internationale.
Detour est très loin d’être la seule excellente série B noire. Celle-ci permettra à de nombreux réalisateurs de poursuivre le sillon. Notamment Anthony Mann qui y fait des premières armes réussies, couronnées par le remarquable Raw Deal. Nombre de réalisateurs comme John Farrow, à qui on doit l’excellent […]
Dans ce film noir hors du commun, le thème classique du héros tragique va de pair avec l’inéluctabilité de l’échec Individuel, mais l’atmosphère sinistre caractéristique du genre est rendue ici par des images saisissantes. Des feuilles de journaux sont poussées par le vent dans les rues désertes, de la vapeur s’échappe des égouts et le soir, les lumières de la grande ville se reflètent dans les flaques d’eau. Le réalisateur Robert Wise parvient à transformer cette banlieue en un vaste paysage solitaire.
Ancien cambrioleur, « le Chat » doit prouver qu’il n’est pas responsable d’une nouvelle série de vol de bijoux sur la Côte d’Azur. L’intrigue policière sert de prétexte à un badinage plein de grâce et d’ironie. Les années 1950 comptent parmi les plus productives d’Hitchcock. En 1954, avec Grace Kelly et Cary Grant, le réalisateur tourna dans le sud de la FranceTo Catch a thief (La Main au collet), une intrigue policière largement teintée d’humour et d’une grande beauté visuelle. Terminé en studio à Hollywood, ce « film léger », selon les termes d’Hitchcock lui-même, mais d’un charme irrésistible, obtiendra l’oscar de la meilleure photographie l’année suivante.
La MGM réunit en 1953 certains de ses meilleurs artisans, du cinéaste George Sidney au directeur artistique Cedric Gibbons, afin de porter à l’écran un spectacle-événement de Broadway.