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Mon Cinéma à Moi

Mon Cinéma à Moi, ce sont les films, les acteurs, actrices et réalisateurs que j'aime. Mon but : faire découvrir ou redécouvrir un cinéma d'une autre époque qui a contribué à ce qu'il est devenu aujourd'hui.

THE PIRATE – Vincente Minnelli (1948)

Avant-garde ! A l’issue d’une projection de travail organisée le 29 août 1947 à la MGM, Cole Porter fait part de ses craintes au producteur Arthur Freed : selon lui, The Pirate risque fort de dérouter le public. Et de fait, malgré son affiche prestigieuse, la sortie de cette comédie musicale atypique va constituer un désastre financier, les recettes atteignant à peine la moitié du budget initial… D’où vient que ce film, aujourd’hui culte, n’a pas séduit en 1948 ? Il est certain que la manière dont The Pirate flirte sans cesse avec le second degré a de quoi surprendre à l’époque.

NOTORIOUS (Les Enchaînés) – Alfred Hitchcock (1946)

Il est des sujets qui donnent des ailes à Hitchcock. L’amour en fait partie. Le film sorti en 1946, sur lequel le réalisateur avait commencé à travailler avec son scénariste Ben Hecht avant même la fin de la guerre, transcende les genres cinématographiques et atteint au chef-d’œuvre absolu. Plus encore qu’avec le scénario, c’est derrière la caméra qu’Hitchcock donna la mesure de son talent, façonnant Notorious au gré du tournage avec une maîtrise vérifiée à chaque instant.

La Fièvre Dostoïevski

Au palmarès des écrivains les plus pillés par le cinéma, Dostoïevski figure parmi les premières places, aux côtés de Shakespeare et d’Alexandre Dumas. Peuplés d’êtres excessifs, ses romans inspirent depuis plus d’un siècle scénaristes et réalisateurs.  S’il avait suivi la voie choisie par sa famille, Fedor Dostoïevski aurait […]

PARTY GIRL (Traquenard) – Nicholas Ray (1958)

L’œuvre de Nicholas Ray offre quelques réussites éblouissantes, dont le charme emporte les réserves que peuvent parfois susciter des conventions trop voyantes ou des facilités de scénario. Moins maîtrisé que le violent Johnny Guitar, moins constamment lyrique que l’envoûtant Wind across the everglades (La Forêt interdite), Party Girl (Traquenard), reste un de ses plus fascinants chef-d’ œuvre, grâce à la présence irradiante de Cyd Charisse, au comble de sa beauté.

THEY LIVE BY NIGHT (Les Amants de la nuit) – Nicholas Ray (1948)

C’est le premier film de Nicholas Ray, et l’on y trouve tous les thèmes de ses films ultérieurs, Rebel Without a Cause (La Fureur de vivre) notamment, son oeuvre la plus célèbre, bien moins réussie pourtant que ces Amants. Comme James Dean, Farley Granger est un ado. Une victime, donc, aux yeux de Ray, persuadé que la jeunesse ne peut qu’être détruite par des adultes qui ont renié leur pureté. Il rencontre une jeune fille qui pourrait l’aider à racheter son passé de délinquant, mais sur eux la pression est trop forte et la mort les attendra au bout de leur périple. « Ce n’est pas un film de gangsters, un récit sordide de sang et de misère, précise Nicholas Ray à ses producteurs, mais l’histoire d’amour de deux jeunes gens qui n’ont jamais été correctement présentés au monde. »

LE CAVE SE REBIFFE – Gilles Grangier (1961)

En 1960, Jean Gabin est au sommet de sa popularité. C’est la star du cinéma français. Depuis Gas-oil (1955), Michel Audiard lui peaufine des dialogues gouleyants, truffés de répliques qui tuent, de saillies imparables : les interrogatoires serrés de l’inspecteur Maigret, les enguelades mythiques du Président, les invectives d’Archimède. Le Cave se rebiffe est leur douzième collaboration.