THE UNSUSPECTED (Le Crime était presque parfait) – Michael Curtiz (1947)
Ne pas confondre avec le célèbre huis clos d’Alfred Hitchcock, réalisé sept ans plus tard. Ici, le concepteur du « crime presque parfait » n’est pas un ex-champion de tennis, mais un animateur de radio spécialisé dans les récits policiers — le cousin américain de Pierre Bellemare, qui, une fois le micro coupé, se transformerait en génie du mal. Et le scénario, avec la réapparition d’une femme que l’on croyait morte, rappelle plutôt le Laura d’Otto Preminger, en plus poussif. Ce film noir chez les nantis vaut surtout pour la photographie tout en ombres menaçantes de Woody Bredell, le chef opérateur des Tueurs (The Killers de Robert Siodmak), grand classique du film noir. [Samuel Douhaire – Télérama]

