ROBERT SIODMAK
Au cours de sa carrière hollywoodienne, Robert Siodmak dirigea une série d’excellents « thrillers » dans lesquels la tradition expressionniste de sa patrie d’origine se fondait parfaitement avec le style du film noir américain.
Au cours de sa carrière hollywoodienne, Robert Siodmak dirigea une série d’excellents « thrillers » dans lesquels la tradition expressionniste de sa patrie d’origine se fondait parfaitement avec le style du film noir américain.
A la fin des années 1940, l’Amérique est obsédée par le péril communiste. Dans un climat d’hystérie collective et de délation généralisée, Hollywood est le théâtre d’une épuration en règle. En 1947, la capitale du cinéma se transforme en arène politique. Alimentant la psychose anticommuniste, la Commission sénatoriale d’enquête sur les activités anti-américaines – House Un-American Activities Committee (HUAC) – dénonce les opinions « subversives » de nombreuses personnalités hollywoodiennes. C’est le début d’une nouvelle ère d’inquisition. Rancunes et suspicions seront longues à s’éteindre et le monde du cinéma restera profondément traumatisé par cette crise sans précédent.
Par un kaléidoscope de flash-back avec voix off — figure majeure du film noir —, montés les uns après les autres ou imbriqués, le cinéaste pousse toutefois le genre dans ses retranchements. Il transforme le suspense d’origine en réflexion sur la folie, multipliant les interlocuteurs et les points de vue. Outre la composition névrotique de Barbara Stanwyck Double Indemnity (Assurance sur la mort, 1944), il n’est pas anodin que Sorry, wrong number soit l’exact contemporain d’un autre classique de Litvak,The Snake Pit (La Fosse aux serpents, 1948), l’une des premières fictions américaines se déroulant au sein d’un asile psychiatrique.
Aux États-Unis, son God Bless America en a fait un héros national. Mais on doit aussi au compositeur des succès comme Say It Isn’t So, Easter Parade Parade de Printemps), et l’inusable White Christmas (L’Amour chante et danse).
Après avoir travaillé longtemps à la MGM comme compositeur, Arthur Freed commença en 1939 une extraordinaire carrière de producteur qui en fit le maître incontesté de la comédie musicale. Les succès remportés par Arthur Freed, qui fut le « promoteur » des plus prestigieuses comédies musicales des années […]
L’héroïne du Magicien d’Oz et de A Star is born fait partie de ces stars d’Hollywood qui fascinent le public tant par leur charisme que par leur destin tragique.
Le film de Charles Walters mérite bien son titre de Easter Parade (Parade de Printemps). Même s’il se situe dans le monde du spectacle, la vision qu’il en donne est bien différente de celle révélée par un autre film de Judy Garland, A Star is born (Une Etoile est née).
Belle, cruelle et amorale, la femme fatale, personnage qui a toujours hanté l’imagination des hommes, a conquis sa place sur les écrans à la faveur du film noir des années 40. Nombreux furent ceux qui se laissèrent prendre au piège de sa vénéneuse séduction…
Chantre inspiré des forces des ténèbres et de la triomphante beauté de la nature, Murnau a signé avec ses symphonies funèbres marquées au sceau d’une inéluctable fatalité quelques-unes des plus hautes œuvres de toute l’histoire du cinéma. La mort de Murnau, à la suite d’un accident de voiture […]
A mi-chemin entre le drame psychologique et le film traditionnel, Mervin Le Roy décrit deux mondes que tout semble opposer, s’attachant au passage aux femmes qui gravitent autour de Johnny et surtout au très curieux personnage de Jeff (Van Heflin, oscarisé pour ce rôle), l’historiographe du gangster pour lequel il a une évidente admiration. Robert Taylor n’est plus le séducteur du Roman de Marguerite Gauthier (Camille, 1936) mais un homme au double visage face à Lana Turner découvrant ici un univers trouble qui l’étonne et la fascine.