HISTOIRE DU CINÉMA AMÉRICAIN

LA RÉVOLUTION DU PARLANT : LES VEDETTES APPRENNENT À PARLER
A l’annonce que la Warner produisait des films « parlés » sur la côte Est, plusieurs vedettes de Hollywood furent saisies d’un grand désarroi : elles sentaient bien que pour elles une époque était en train de s’achever.

LA CHASSE AUX SORCIÈRES À HOLLYWOOD
En 1947, la capitale du cinéma se transforme en arène politique. Alimentant la psychose anticommuniste, la Commission sénatoriale d’enquête sur les activités antiaméricaines – House Un-American Activities Committee (HUAC) – dénonce les opinions « subversives » de nombreuses personnalités hollywoodiennes. C’est le début d’une nouvelle ère d’inquisition. Rancunes et suspicions seront longues à s’éteindre et le monde du cinéma restera profondément traumatisé par cette crise sans précédent.

LES NOUVEAUX HORIZONS DU WESTERN
Dans les années 1950, le western atteint son apogée en renouvelant ses mythes grâce aux innovations techniques et à une profondeur psychologique accrue. Il reflète les inquiétudes de l’Amérique de l’après‑guerre tout en valorisant ses idéaux traditionnels, offrant ainsi un équilibre entre spectacle et maturité narrative.

DE STANISLAVSKY À L’ACTORS’ STUDIO
Influencés par les méthodes nouvelles mises au point en Union soviétique par Stanislavski, les acteurs américains adoptèrent un style de jeu capable d’exprimer plus directement l’essence de l’expérience humaine.

POLICIERS ET DÉTECTIVES DU CINÉMA DES ANNÉES 1970
Au moment où, aux États-Unis et dans le monde entier, la montée de la violence et le maintien de l’ordre deviennent le problème numéro un de la politique intérieure, cinéma et télévision vont donner sur leurs écrans une place de plus en plus grande à la police urbaine.

LE SYSTÈME DES STUDIOS
Le système des studios, phénomène typiquement hollywoodien, domina pendant plus de vingt ans la production cinématographique américaine. Il est difficile d’apprécier, aujourd’hui encore, dans quelle mesure cette structure rigide répondait à une réelle et impérieuse nécessité.

PARIS VU PAR HOLLYWOOD
Dans le cinéma hollywoodien, Paris est, de loin, la ville étrangère la plus représentée. On peut estimer à près de huit cents le nombre de films américains tournés à Paris, ou qui y sont situés par la reconstitution en décors. Plusieurs films par an assurément, parfois jusqu’à dix ou quinze dans la saison. En 1930 par exemple, un journaliste de Ciné-Magazine s’étonne en croyant avoir repéré un genre en soi : « Jamais plus qu’aujourd’hui, dans toute l’histoire du film, il n’y a eu en Amérique un tel engouement pour les atmosphères françaises, surtout parisiennes.

POVERTY ROW
Poverty Row, le Hollywood du pauvre ! C’est le quartier des studios de second plan qui n’en sont pas moins représentatifs de la production cinématographique américaine. Au début des années 1930, Hollywood n’est plus seulement le fief des plus grandes compagnies de production et de distribution. Des firmes de moindre importance s’installent dans le quartier qui prendra l’appellation péjorative de Poverty Row. La chance aidant, certaines d’entre elles sortiront de l’anonymat. A l’exemple de la Columbia, qui était parvenue à s’imposer solidement.

LE BOOM DE LA SCIENCE-FICTION DANS LES ANNÉES 1950
Au cours des années 1950, la guerre froide favorisa, aux États-Unis, l’essor de la science-fiction cinématographique. L’invasion des extra-terrestres sur les écrans répondait, en quelque sorte, à l’obsession du péril rouge.

CINÉMA ET CENSURE : LE PRÉ-CODE
Les scandales qui secouèrent Hollywood dans les années 1920 déclenchèrent une violente réaction puritaine, qui atteint son point culminant avec l’entrée en vigueur du code Hays en 1934.

HOLLYWOOD ET LE NAZISME
Le cinéma américain pouvait difficilement ignorer la réalité du nazisme et du fascisme en Europe, mais les réflexions qu’elle lui inspira ne furent pas toujours à la hauteur de ce qu’on en attendait. Elles allèrent d’une certaine indifférence à la neutralité, avec de rares moments de franche opposition.

LES FILS DE LA NUIT
Vampires, monstres créés par de diaboliques savants, loups-garous, mutants, toute cette effroyable engeance s’échappa des studios hollywoodiens au cours des années 1930 pour terroriser des millions de spectateurs ravis.

L’ASCENSION DE LA RKO
Curieusement, la RKO est née d’une initiative anglaise. A l’origine de la future compagnie hollywoodienne, on trouve en effet un petit studio ouvert en 1920 à Hollywood par la société britannique Robertson-Cole, jusque-là spécialisée dans l’importation d’automobiles aux États-Unis. En dépit de son envergure modeste, la Robertson-Cole a néanmoins sous contrat plusieurs grandes vedettes du muet, comme Sessue Hayakawa, Mae Marsh et Zasu Pitts, mais sa star incontestée est Pauline Frederick. 

LES ANNÉES 1940 OU L’ÂGE D’OR DE LA COMÉDIE AMÉRICAINE
Sophistiquée ou burlesque, pétillante ou loufoque, la comédie hollywoodienne brille de tous ses feux durant les années de guerre. Avec quelques-unes des œuvres les plus désopilantes du cinéma américain.

HOLLYWOOD ET LE CINÉMA D’ÉVASION
La dépression apporta la misère et le chômage. Pour faire oublier au public américain la triste réalité quotidienne, Hollywood lui proposa du rêve qu’il pouvait acheter pour quelques cents. Au cours des années qui suivirent la crise de 1929, les magnats de Hollywood n’eurent guère à faire d’efforts d’imagination pour dérider un public totalement abattu.

LE GRAND RETOUR DU WESTERN
Après de retentissants débuts dans le sonore, le western connut une alarmante baisse de popularité au cours des années 1930. Mais dès la fin de la décennie, il redevint un des genres préférés du public.

AU SOMMET DE LA PARAMOUNT
En difficulté pendant les années 1930, la Paramount battra tous les records de recettes au lendemain de la guerre : un redressement spectaculaire dû à une gestion aussi avisée que clairvoyante. Vers le milieu des années 1930, la Paramount est au bord de la faillite. Pour les actionnaires, « l’usine à rêves » tourne au cauchemar…

L’ESPRIT DU NEW DEAL
Au début du New Deal. Hollywood réagit à la période noire de la crise économique par des films ou le réalisme. les sentiments forts et l’esprit d’aventure composaient une sorte d’« optimisme de la volonté ».

RÉVOLUTION À HOLLYWOOD
Les années 1960 furent cruciales pour Hollywood : un contrôle sévère des budgets, la relève inéluctable de la vieille garde et une nouvelle génération de spectateurs favorisèrent l’éclosion d’idées et de talents nouveaux.

LES DERNIERS HÉROS DE HOLLYWOOD
A la fin des années 1950, les films d’aventures ont cédé la place aux fastueuses superproductions historiques. Mais, dans les années 1960, c’est la violence qui va envahir westerns et films de guerre.

HOLLYWOOD REVIENT AU CINÉMA D’ÉVASION
Pour les Américains, les années 1950 correspondent à une période de confort et de tranquille prospérité. C’est cette image sécurisante que Hollywood allait véhiculer dans toute une série de comédies brillantes.

LA GÉNÉRATION DU ROCK’N’ROLL
Dans les années 1950, Hollywood se penche sur les problèmes de la jeunesse : alibi sociologique qui permet d’exploiter avec profit les engouements de la nouvelle génération de teenagers, représentant un public non négligeable.

[AUTOUR DE « L’IMPOSTEUR »] HOLLYWOOD S’EN VA-T-EN GUERRE
The Great Dictator, To Have and Have Not, Casablanca, To be or not to be : on oublie parfois qu’avant de devenir des monuments de l’histoire du cinéma, ces films furent réalisés pour inciter l’Amérique à combattre de toutes ses forces le péril nazi.

LES STARS HOLLYWOODIENNES À LA CONQUÊTE DES STUDIOS
Au cours des années 1950, les stars de Hollywood accédèrent à la direction et à la production cinématographiques et remettaient en cause le pouvoir quasi absolu des studios.