Gingers Rogers

Quand elle commença à travailler avec Fred Astaire, Ginger Rogers était totalement inconnue mais elle était déjà poussée par une grande ambition qui lui venait en partie du tempérament très volontaire de sa mère. Il n’est donc pas surprenant qu’elle ait cherché, très tôt – en tout cas plus rapidement que son prestigieux partenaire – à s’affirmer au cinéma autrement que par la danse.

Ginger Rogers dans « Roberta », film musical américain réalisé par William A. Seiter (1935)

Ginger Rogers fut une des stars les plus actives de la RKO ; elle apparut dans des films de tous genres, de la comédie au drame; alors qu’elle était encore la partenaire de Fred Astaire, elle joua dans Pension d’artiste (Stage Door, 1937) avec Katharine Hepburn. Quand elle se sépara de Fred, elle apparut dans une comédie à succès, Mademoiselle et son bébé (Bachelor Mother, 1939), où elle tenait le rôle d’une vendeuse recueillant un enfant trouvé et faisant croire que c’était son fils. En 1940, dans Primrose (Primrose Path), un film à caractère dramatique de Gregory La Cava, elle incarnait une jeune fille issue d’un quartier pauvre qui, maltraitée par sa famille, se sauvait de sa maison.

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Joan Carroll et Ginger Rogers dans « Primrose Path » – Gregory La Cava (1940)

Primrose est l’un des films préférés de Ginger Rogers, de même que Kitty Foyle (1940), l’œuvre qui l’imposa comme une des meilleures actrices américaines et qui lui valut l’Oscar. Elle atteignit ainsi le sommet de sa carrière et continua de jouer, toujours avec succès, dans de nombreux autres films : pendant la guerre, elle interpréta Ses trois amoureux (Tom, Dick and Harry, 1941), Roxie Hart (1942), Uniformes et jupons courts (The Major and the Minor, 1942), puis Les Nuits ensorcelées (Lady in the Dark, 1944), une pompeuse adaptation en couleurs de la comédie musicale de Kurt Weill présentée à Broadway.

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Ginger Rogers et Fred Astaire dans « Roberta » – William A. Seiter (1935)

Dans la décennie qui suivit la guerre, elle joua de nouveau avec Fred Astaire dans Entrons dans la danse (The Barkleys of Broadway, 1949), remplaçant Judy Garland, alors physiquement et psychiquement épuisée. Elle fut, en compagnie de Cary Grant, au cœur des ébouriffants imbroglios de Chéri, je me sens rajeunir (Monkey Business, 1952). Elle donna aussi une bonne interprétation de l’ancienne maîtresse d’un gangster dans L’Eternel Féminin (Forever Female, 1953).

Elle revint ensuite au théâtre où elle fut la protagoniste de « Mame » en 1969. Graham Greene déclara qu’elle aurait été une excellente interprète de l’excentrique Augusta dans le film Voyage avec ma tante (Travels With My Aunt, 1972), tiré de son roman, mais le rôle fut confié à Maggie Smith et Ginger Rogers perdit ainsi une occasion de donner une nouvelle preuve de son talent.

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Ginger Rogers

 

 

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